La colère n’est pas bonne pour vos artères


Connaissez-vous des «personnes ayant tendance à être compétitives et plus promptes à se battre pour leurs intérêts», « à être méfiantes, sceptiques, très cyniques, égocentriques, arrogantes» et à se mettre « facilement en colère»?

Si oui, mettez-les en garde! Ils sont à risque accru de maladies cardio-vasculaires ou d’attaques cérébrales (accidents vasculaires cérébraux).

C’est ce que montre une étude du National Institute on Aging (NIA) qui vient d »être publiée dans le journal médical  Hypertension.

Le suivi de plus de 5000 hommes et femmes, âgés en moyenne de 42 ans, a montré que les participants qui se caractérisaient par leur agressivité, déterminée lors d’un test de personnalité, étaient plus nombreux à souffrir d’un rétrécissement des artères carotides (artères passant dans le cou et irriguant le cerveau) est un facteur connu de risque cardiovasculaire. Trois ans après le début du suivi, les sujets considérés comme les plus agressifs ont continué à voir le calibre de leurs artères carotides se rétrécir. Au terme de l’observation, les 10 % les plus irritables avaient environ 40 % de risque supplémentaire de souffrir d’un degré élevé de rétrécissement du calibre des artères carotidiennes par rapport à ceux qui étaient dotés d’une personnalité affable et conciliante.

Et mesdames, même si les parois de vos artères sont plus fines que les hommes, vous n’échappez pas à la règle : les résultats sont similaires pour vous!

CQFR (Ce qu’il faut retenir) : Pour vivre en bonne santé, mieux vaut apprendre à tempérer sa mauvaise humeur et éviter de se mettre en colère

Source

La dépression augmente le risque de diabète


La dépression augmente le risque de diabète

Dépression, diabète : 2 maladies qui a priori n’ont rien à voir ? Erreur !

Je vous rappelle qu’en France, la dépression frappe chaque année 3 millions de personnes (deux fois plus de femmes que d’hommes) et que plus de 2,5 millions de personnes sont diabétiques déclarés.

Or, on sait depuis 15 ans qu’il existe une association entre l’apparition d’un diabète et d’une dépression. Oui, mais dans quel sens ?

En définitive, ce lien fonctionne dans les deux sens : le diabète augmente le risque de dépression, mais surtout la dépression augmente le risque de diabète.

On sait que la dépression est associée par ailleurs à l’obésité sévère et au manque d’activité physique notamment, facteurs de risque connus également pour le diabète.

Mais ce n’est pas tout. La dépression pourrait se révéler diabétogène (c’est-à-dire augmenter le risque de diabète) par sa parenté avec un état de « stress chronique» à l’origine d’une sécrétion excessive de cortisol. Le mot est lâché. On retrouve donc une association entre dépression, diabète et stress. Enfin, le traitement antidépresseur peut aussi élever le risque de diabète. Ce risque est presque doublé pour un traitement antidépresseur au long cours.

Au final, on estime l’augmentation du risque de diabète imputable à la dépression entre 7 et 9%.

CQFR (ce qu’il faut retenir) : La dépression augmente le risque de diabète. La prévention de la dépression et du stress chronique est donc indispensable !

Source : Lyketsos CG. Depression and diabetes : more on what the relationship might be. Am J of Psychiatry 2010; 167(5) : 496-497.

Ne restez pas assis, faites de l’exercice physique


Une étude récente publiée dans un journal scientifique américain réalisée pendant plus de 14 ans sur plus de 120.000 personnes aux Etats-Unis vient de montrer que les femmes qui restent assises plus de 6 heures par jour (en dehors de leurs heures de travail) ont 34% de plus de risques de décès par rapport à celles qui restent assises moins de 3 heures. Pour les hommes, le risque accru est de 17%.

Ainsi,  l’habitude de rester assis pendant longtemps même si on fait par ailleurs une activité physique est reconnue comme facteur de risque indépendant de mortalité.
Naturellement, la sédentarité associée à l’absence d’activité physique se combinent pour donner un effet encore plus négatif.

CQFR (ce qu’il faut retenir) : Vous êtes assis(e)? Levez-vous immédiatement et faites de l’exercice!

Source : Patel AV, Bernstein L, Deka A, Feigelson HS, Campbell PT, Gapstur SM, Colditz GA, Thun MJ. Leisure Time Spent Sitting in Relation to Total Mortality in a Prospective Cohort of US Adults. Am J Epidemiol. 2010 Jul 22. [Epub ahead of print]

Etes-vous Vata, Pitta ou Kapha ?



Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler du plus ancien système médical de l’Histoire. Rien que ça ! Cette médecine commence à se développer en Occident, notamment en France, mais est encore confidentielle : la médecine ayurvédique. Elle a été reconnue officiellement par l’OMS en 1982.

Ayurveda, c’est quoi ça ?

En sanskrit,  » Ayur  » signifie la vie, et  » Veda  » la science ou la connaissance. Créée par les Rishis, les Sages de l’Inde classique, l' »Ayurveda « peut donc se traduire littéralement par  » Connaissance de la vie ou science de la longévité « .

Originaire de l’Inde, l’Ayurveda, ou médecine ayurvédique, est un système médical complet et cohérent, tout comme le sont la médecine occidentale ou la Médecine traditionnelle Chinoise par exemple. La tradition indienne fait remonter ses débuts à 5 000 ans, même 10 000 ans. Toutefois, les écrits sur lesquels repose le savoir médical ayurvédique que nous connaissons aujourd’hui sont moins anciens.

Encore peu connu en Occident, l’Ayurveda commence pourtant à susciter l’intérêt du public et ses praticiens sont en voie de se tailler une place croissante parmi les professionnels de la santé. L’approche résolument holistique de la médecine ayurvédique, c’est-à-dire fondée sur une visions globale de l’être, compte sans doute pour beaucoup dans ce nouvel engouement. Point crucial qui la différencie de notre médecine occidentale : c’est le malade qui est soigné, non pas sa maladie. Ainsi, 3 personnes aux prises avec la « même » migraine seront traitées de façons fort différentes, selon leur constitution, l’origine de leur mal et les caractéristiques spécifiques de leur migraine. Bien entendu, il s’agit d’une approche totalement en contradiction avec la conception de notre médecine occidentale.

Le praticien ayurvédique cherche à guérir la personne en l’aidant à retrouver l’équilibre perdu, ce qui, selon l’Ayurveda, constitue la véritable cause de la maladie. On part du principe qui veut qu’un être en harmonie avec son environnement, et dont le mode de vie est équilibré sera naturellement heureux et en bonne santé. C’est lorsque cet équilibre est rompu qu’apparaît la maladie. Le praticien utilisera diverses techniques pour comprendre la nature de la personne, déceler les déséquilibres particuliers qui causent sa maladie et l’aider à retrouver son état naturel de bonheur et de santé.

L’homme, l’univers, les cinq éléments

Les tenants de l’Ayurveda considèrent que la personne est un microcosme de l’univers. Et tout ce qui existe dans l’univers serait constitué de 5 éléments fondamentaux : l’éther ou espace, l’air, le feu, l’eau et la terre. Ces 5 éléments se combinent pour former 3 forces fondamentales, les doshas (Vata, Pitta et Kâpha). L’équilibre et les interactions entre ces éléments déterminent la nature de chaque personne sur les plans physique, émotionnel, intellectuel et spirituel. La tridosha, ou l’équilibre relatif des 3 doshas entre eux, détermine donc la nature spécifique de chaque personne : sa prakriti ou constitution.

VATA : L’espace et l’air forment Vata, la force qui régit les mouvements biologiques et rythme le métabolisme : respiration, élimination, rythme cardiaque, échanges intracellulaires, système nerveux sympathique. Il siège dans le gros intestin, la vessie, les os, la peau, les oreilles et les cuisses. Sur le plan émotionnel, il s’exprime dans la joie, l’anxiété, la nervosité, la fraîcheur, la légèreté, la peur et la douleur.

PITTA : Le feu forme Pitta, la force qui régit l’énergie physique, la digestion, l’absorption, l’assimilation. Il siège dans le foie, l’estomac, le pancréas, le duodénum, l’intestin grêle, la peau et les yeux. Sur le plan émotionnel, il s’exprime dans la colère, la jalousie, la haine, la violence.

KAPHA : L’eau et la terre forment Kâpha, la force structurante du corps, ce qui relie les divers éléments entre eux : le lubrifiant des articulations, l’humidité de la peau, la vitalité des divers tissus corporels, la force immunitaire, l’énergie du coeur et des poumons. Il siège dans la poitrine, la gorge, le cou, la nuque, la langue, l’hypothalamus, le nez, les tissus adipeux, les articulations, les fluides corporels. Sur le plan émotionnel, il s’exprime par l’amour, le pardon, la générosité, le courage, l’attachement, le calme, l’envie et l’avarice.

La constitution de chaque personne est caractérisée par une combinaison spécifique de ces 3 doshas. Suivant le ou les doshas qui dominent, on peut déterminer le type physique et psychologique auquel appartient le patient. Cette constitution ou tridosha est fondamentale car d’elle dépend la thérapeutique administrée. La première tâche du praticien ayurvédique sera donc de déterminer la tridosha de son patient, ce qui fournira des indications précises sur la nature de la maladie et sur les stratégies de guérison indiquées.

Tel un praticien ayurvédique, je vous propose de partir à la découverte de votre votre constitution, votre dosha dominant, en répondant avec soin à ce petit questionnaire ici .

La médecine ayurvédique en pratique

Pour explorer les causes et les divers aspects de la maladie, le praticien ayurvedique prendra d’abord les pouls de la personne. La médecine ayurvédique a poussé cette pratique à un impressionnant degré de précision et d’efficacité, qui va bien au-delà du nombre de pulsations à la minute.

Il examinera également les caractéristiques physiques du patient, la nature de sa peau, de ses cheveux, de son appétit, l’état de ses yeux, de ses ongles, de sa langue, de son urine et de ses selles.

L’étude attentive de tous ces signes le renseignera sur la nature du problème qui touche la personne. Un praticien expérimenté peut même percevoir les signes d’un déséquilibre susceptible de causer une maladie avant qu’elle se manifeste. Il pourra alors aider la personne à corriger le déséquilibre, prévenant ainsi l’apparition de la maladie. Cet aspect préventif est d’ailleurs crucial en Ayurveda. On tâche d’éveiller l’intelligence innée du corps et de l’esprit, de leur restituer leur faculté naturelle à prévenir la maladie, et d’entretenir la joie et la sérénité. On veille à créer une situation où la maladie n’a pas d’emprise, à renforcer les défenses naturelles de l’organisme et à stimuler les processus d’élimination des toxines et des impuretés dans le but de préserver la santé.

Les traités de médecine ayurvédique témoignent d’une étonnante et profonde connaissance des processus biologiques, physiologiques et métaboliques. Ainsi, on trouve dans des écrits datant d’avant notre ère la description d’une maladie qui résulte d’une mauvaise alimentation et du sédentarisme, et qui se manifeste par l’accumulation d’une substance grasse sur les parois des vaisseaux sanguins. Ca vous rappelle quelque chose ? Il s’agit en effet sans doute de la plus ancienne description de l’hypercholestérolémie, de ses causes, des conséquences qu’elle entraîne et des moyens à prendre pour l’éviter.

Les stratégies de traitement en médecine ayurvédique

Pour rétablir l’équilibre perdu, le praticien ayurvédique dispose d’une foule de techniques visant à transformer le corps et l’esprit. Il pourra :

–       élaborer un régime alimentaire adapté aux besoins spécifiques de la personne (diététique)

ou prescrire

–       des préparations d’herboristerie ou d’aromathérapie,

–       des cures de désintoxication,

–       des massages,

–       des exercices de yoga,

–       des séances de méditation,

bref, tout un programme destiné à modifier le mode de vie de la personne. Le médecin est souvent considéré comme une sorte de conseiller qui guide le malade sur la voie de sa guérison. Un coach médical, en quelque sorte !

Voilà ce que je voulais partager avec vous. Une ouverture sur une autre médecine, qui vise à maintenir l’équilibre de votre être. J’en avais déjà un peu parlé dans cet article récent.

Selon les traditions de l’Inde, les 4 objectifs de la vie humaine sont :

DHARMA, accomplir son chemin
ARTHA, acquérir l’aisance matérielle
KAMA, satisfaire ses désirs dans le respect d’autrui
MOKSHA, atteindre la libération

C’est tout ce que je vous souhaite pour vous et vos proches.

Pour approfondir sur l’Ayurveda:

–       Le livre de l’ayurveda

–       Ayurveda, science de l’autoguerison

–       Mincir en douceur grâce à l’ayurveda

–       Les plaisirs gourmands de la cuisine ayurvedique

Pour consulter auprès de praticiens ayurvediques :

Association Ayurveda France

Quand le régime est mauvais, les médicaments sont inutiles.
Quand le régime est correct,  les médicaments ne sont pas nécessaires.

Ancien proverbe Ayuvédique

Sources : Ayuvéda Concept

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Comment unir notre corps, notre esprit et nos émotions


Le corps, l’esprit, les émotions. Nous connaissons ces trois entités. Mais alors que nous les avons considéré comme séparées depuis des siècles, les résultats des recherches les plus récentes dans le domaine des neurosciences nous amène à les considérer comme reliées. Or, ces trois entités souffrent. Jusqu’à présent, chaque entité était traitée par une approche spécifique visant à la guérir, mais indépendamment des deux autres. N’y-a-t-il pas la place à une approche intégrée, scientifique mais holistique, prenant en compte ces trois entités dans la globalité ?

Pendant des milliers d’années, l’homme a considéré que le corps et l’esprit étaient des entités distinctes. Ce distinguo a eu d’énormes conséquences. Du côté occidental, l’homme a été considéré avant tout comme un corps et la Médecine qui en a découlé s’est développée selon un axe de recherche scientifique et uniquement somatique. Du côté oriental, l’homme a été considéré avant tout comme une âme et la Méditation s’est développée sans aucune référence au corps et à ses spécificités.

En examinant les deux termes « Médecine » et « Méditation », on ne peut qu’être frappé de leur ressemblance en termes de sonorité de leur racine. Ces deux expressions auraient-elles une étymologie commune ?

La réponse est sans appel et affirmative. Le terme méditation vient du latin  » meditari  » et signifie  » s’exercer « ,  » réfléchir « . Le terme latin lui-même vient d’une racine indo-européenne med- qui signifie  » penser « ,  » réfléchir « . On peut le relier aussi à  » mederi  » qui veut dire soigner et nous a donné  » médecine « ,  » médecins  » et  » médicaments « .

Tiens, tiens : racine identique, approche différente…creusons un peu.

Les deux termes regroupent des méthodes visant la bonne santé de l’homme. Pourtant, il, existe une grosse différence entre les deux.

La médecine considère chaque maladie de l’homme séparément ; il s’agit d’une approche de type extérieure qui analyse les différentes parties de l’homme comme des entités séparées. Son découpage en disciplines organiques ou spécialités l’atteste. La Pneumologie traite des affections pulmonaires, la Cardiologie traite les affections du cœur, la Dermatologie traite les affections cutanées,…En résumé, la médecine essaie de vous faire retrouver la santé depuis l’extérieur. Pour cela, elle se repose sur une triade bien connue, le diagnostic clinique, le diagnostic complémentaire (biologie, imagerie,…) et la thérapeutique, elle-même fondée sur une double approche anatomique (étude des différentes parties de notre corps) et physiologique (fonctionnement des différentes parties de notre corps).

La méditation considère au contraire l’homme dans son ensemble ; il s’agit d’une approche de type intérieur, qui se saisit de l’homme en profondeur. Elle a une approche globale. En résumé, elle vise à maintenir votre être intérieur en bonne santé.

Pour complexifier cette double approche, une troisième branche constituée par l’approche psychologique ou psychothérapeutique s’est développée. Approche de type globale, elle s’est cependant focalisée sur l’esprit de l’homme comme une entité séparée.

Je renvoie ces trois approches dos à dos car elles sont toutes nécessaires mais insuffisantes pour guérir l’homme dans sa globalité.

Grâce aux découvertes de la physique quantique, nous savons maintenant que fondamentalement la matière est énergie et vice-versa. Il ne faudrait pas considérer qu’il existe de la matière, puis de l’énergie, puis de la matière, puis de l’énergie. Non, il s’agit de comprendre que tout est à la fois matière et énergie, simultanément. C’est la fameuse dualité onde-corpuscule , illustrée par cette métaphore du cylindre, objet qui a, en fonction des éclairages, à la fois les propriétés d’un cercle et d’un rectangle.

De la même façon, il est maintenant légitime de considérer l’être humain comme une entité fait de de matière, d’émotions et de pensées. Précisément, le corps de l’homme, les émotions de l’homme et l’esprit de l’homme seraient les trois faces d’une même structure, tour à tour. L’homme serait donc par essence psycho-animo-somatique, c’est-à-dire serait les trois simultanément, car il possède les propriétés des trois, mais il n’est ni la première, ni la seconde, ni la troisième.

Pour s’en convaincre, imaginez qu’au moment où vous lisez ces lignes vous apprenez que vous avez gagné une importante somme d’argent. Je suis certain que la plupart d’entre vous va ressentir une énergie importante, vous allez commencer à concevoir des projets, vous allez vous sentir joyeux, vous allez avoir envie de sauter, danser, crier,… Vos proches vous verront lumineux ou même illuminés. Vous serez en pleine forme.

Je vous invite à partager vos impressions sur cette nouvelle dans la section commentaires, ce sera très instructif!

Au contraire, si vous apprenez brutalement le décès de l’un de vos proches, votre réaction sera tout autre. Vous ressentirez un immense vide, si vous êtes debout, il est possible que vous deviez vous asseoir de peur de tomber, vous verrez la vie en noir, vous serez envahis par une immense tristesse et vos proches vous trouveront « gris, terne ». Il se peut même que vous tombiez malade.

Je vous invite à partager de nouveau vos impressions sur cette nouvelle dans la section commentaires, ce sera très instructif!

La partie de cette entité que l’on voit, que l’on sent, que l’on entend, que l’on touche, que l’on goûte s’appelle le corps. Cette partie est à la portée de nos sens. De la même façon, les deux parties du corps qui sont hors de portée de nos sens s’appellent l’esprit d’une part, siège de nos pensées et raisonnements intellectuels et l’âme d’autre part, siège de nos émotions. Il s’agit de trois états vibratoires de la même entité corpusculaire. Les différentes dimensions de l’expérience humaine peuvent être (artificiellement) scindées en « body », « mind » et « soul » pour les anglo-saxons. Il s’agit de trois niveaux d’information partant du plus matériel (le corps) au plus immatériel (les pensées) en s’articulant autour d’un noyau central, véritable cœur de notre expérience (les émotions). Notre esprit nous oblige à scinder pour une meilleure compréhension, mais en fait il s’agit d’un continuum d’informations.

Cette approche a t-elle une traduction pratique ? Certainement.

Si l’on considère cette approche comme vraie, la maladie peut débuter soit du côté corps, soit du côté esprit, soit du côté de l’âme, des émotions.

Les répercussions sont par contre toujours plurielles.

Prenons un premier exemple. Imaginez une personne anxieuse, dépressive, angoissée. Comment va se traduire ce mal-être ? Naturellement par des trains de ruminations, une perte de confiance en soi, de la peur à affronter les aléas de la vie,…Mais cela va se traduire également par des palpitations, de l’oppression dans la poitrine, un serrement de gorge, une fatigue physique intense ,…autant de traductions qui affectent les trois dimensions.

Prenons maintenant un deuxième exemple. Celui de l’effet placebo. L’effet placebo (du latin : « je plairai ») est défini comme l’écart positif constaté entre le résultat thérapeutique observé lors de l’administration d’un médicament et l’effet thérapeutique prévisible en fonction des données strictes de la pharmacologie. Cet écart est de l’ordre de 30 % habituellement et peut atteindre 60-70 % dans les migraines ou les dépressions. Autrement dit, le simple fait de croire en la possibilité de guérir augmente de façon significative la guérison en dehors de toute efficacité du principe actif délivré ou de la thérapeutique administrée. Il s‘agit bien d’un retentissement majeur de la sphère psychique sur la sphère somatique.

Nous pouvons prendre l’image de la pierre qui tombe au fond d’une étendue d’eau calme. La perturbation va se produire à l’endroit où la pierre à touché l’eau, mais les ondes traduites par les vagues à la surface atteindront les rives du lac ou de l’étang, bien à distance du lieu où la pierre est tombée. Lorsqu’un être humain « tombe » malade (tiens, comme une pierre « tombe » dans un lac), les vibrations liées à la maladie vont atteindre son esprit et son âme. C’est la raison pour laquelle il est possible que même si le corps est traité et même guéri par diverses thérapeutiques, la maladie persiste. Pour le médecin, le patient est guéri. Pour l’être humain, il reste malade car l’approche médicale a traité le corps, mais pas l’esprit, encore moins l’âme.

Quelle est au fond la maladie de l’homme ?

Afin de la préciser, on peut se poser quelques questions.

Quel est le pourcentage d’animaux fous, névrosés ? Nul

Quel est le taux de suicides parmi les animaux ? Nul

Il n’y a que l’être humain qui a ces spécificités. Sur Terre, aucun être vivant ne ressent ce malaise, cette anxiété, cette tension, cette maladie. Car il n’accepte pas ce qu’il est, à la fois doué d’une intelligence remarquable et certain de périr au bout de son voyage. Sa souffrance est donc permanente et sa maladie est finalement représentée par lui-même.

L’homme est finalement malade de lui-même.

Nietzsche a dit que « l’homme était un pont tendu entre deux impossibilités, toujours impatient d’atteindre l’impossible et toujours désireux de devenir complet. Ce désir de complétude est à la base de toutes nos souffrances. »

La Médecine par son approche uniquement somatique a tenté de libérer l’homme de ses souffrances physiques, au niveau superficiel, corporel.

Les approches psychiques de type psychothérapie, psychanalyse,…ont tenté de libérer l’homme de ses souffrances mentales.

Ces approches ont-elles réussi ?

Nous pouvons en douter  à la vue des statistiques annuelles témoignant, dans les pays occidentaux, du caractère régulièrement croissant du nombre de personnes stressées, déprimées, angoissées, consommatrices de produits tranquillisants et somnifères.

Selon moi, la seule approche pour laquelle nous avons assez de recul et assez de données scientifiques pour en mesurer les bienfaits,  et qui délivre de façon pérenne l’homme de ses démons, et notamment de la peur de la mort, est la Méditation. La science médicale a permis de repousser les limites de la durée de vie, mais accroître la durée de vie ne fait qu’accroître la période d’attente de la mort. En prolongeant la vie des personnes, en rendant la santé aux êtres humains, la Médecine a pu rendre la vie des êtres humains plus heureuse, mais ne pourra jamais enlever la peur de la mort.

La Méditation est la réalisation de cette immortalité, car elle permet de réaliser ce qui ne meurt jamais en soi. La Méditation est donc le complément indispensable à la Médecine, qu’elle soit somatique ou psychique. Elle permet une circulation de l’information plus fluide entre les trois états de la conscience, conscience du corps, conscience de l’esprit et conscience des émotions. Elle permet d’être conscient de tout ce que nous sommes dans l’instant. Ici et maintenant. Se centrer sur la respiration, être à l’écoute de notre souffle, inspirer puis expirer en pleine conscience permet d’apaiser nos pensées, d’équilibrer nos émotions, et détend notre corps. Nous pouvons alors nous considérer comme un tout. Apaisé. Enfin…

« Tant que nous n’aurons pas connu l’état d’harmonie intérieure, nous pourrons tout au plus vous soulager de la maladie – car votre harmonie intérieure est à la source de votre santé. » Paracelse (Médecin du 16è siècle).

Quelques lectures saines :

Etats d’âme de Christophe André

Médecine et Méditation d’Osho

La solution intérieure de Thierry Janssen

Si l’article vous a plu, vous pouvez le signaler en cliquant sur les liens ci-dessous. Merci.

http://scoopeo.com/blogs/comment-unir-notre-corps-notre-esprit-et-nos-emotions

http://blogasty.com/billet/370231-comment-unir-notre-corps-notre-esprit-et-nos-emotions–post

http://www.fuzz.fr/story/comment-unir-notre-corps-notre-esprit-et-nos-emotions-vivre-simplement-en-pleine-conscience

Pratiquer la méditation diminue la sensibilité à la douleur en renforçant les zones du cerveau impliquées.


L’augmentation de l’épaisseur du cerveau peut réduire la sensibilité à la douleur selon les résultats d’une étude publiée dans un numéro spécial d’Emotion, la revue de l’American Psychological Association. Des chercheurs de l’Université de Montréal ont fait cette découverte en comparant l’épaisseur du cortex (substance grise) d’adeptes et de non-adeptes de la méditation Zen. Ils ont notamment établi que la pratique du Zen, discipline méditative plusieurs fois séculaire, peut renforcer la région centrale du cerveau (ou cingulum antérieur) qui régule la douleur.

« La pratique assidue de la méditation Zen semble avoir un effet sur l’épaisseur de certaines régions du cortex et l’augmentation de l’épaisseur corticale aurait pour effet, selon toute vraisemblance, de diminuer la sensibilité à la douleur, explique l’auteur principal de cette étude, Joshua A. Grant, doctorant au Département de physiologie de l’Université de Montréal et à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal. Nous avons découvert une relation entre l’épaisseur corticale et la sensibilité à la douleur; nos résultats corroborent ceux d’une étude antérieure sur le rôle de la méditation Zen dans la régulation de la douleur. »

Dans le cadre de cette recherche, les scientifiques ont recruté 17 adeptes de la méditation et 18 non-adeptes qui, en outre, n’avaient jamais pratiqué le yoga, ni souffert de douleur chronique ou de troubles neurologiques ou psychologiques. Joshua Grant et son équipe, sous la direction de Pierre Rainville de l’Université de Montréal et de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, ont mesuré la sensibilité à une douleur d’origine thermique causée par l’application d’une plaque chauffante sur les mollets des participants et ont ensuite pris des clichés d’imagerie par résonance magnétique structurelle de leur cerveau. Selon les résultats des examens d’IRM, les régions centrales du cerveau qui régulent les émotions et la douleur étaient significativement plus épaisses chez les adeptes de la méditation que chez les autres.

« Les postures souvent douloureuses associées à la méditation pourraient contribuer à l’épaississement du cortex et à une meilleure tolérance de la douleur », explique Joshua Grant, soulignant au passage que la pratique de la méditation pourrait être utile d’une manière générale dans la prise en charge de la douleur, pour la prévention de la perte de matière grise liée au vieillissement et pour toute affection caractérisée par une altération de la matière grise tels que les accidents vasculaires cérébraux.

Grant JA, et al. Cortical thickness and pain sensitivity in zen meditators. Emotion. 2010;10(1):43-53.

Sources :  ici et

News med : PLUS de pensée positive = MOINS de maladies coronaires.


On sait que le stress est un facteur de risque cardiaque mais on ignore si,
à l’inverse, avoir un caractère enthousiaste et garder un bon moral aide à
préserver la santé du coeur.

Une récente étude publiée dans l’ European Heart Journal semble le prouver. Des chercheurs du Centre for Behavioral Cardiovascular Health à l’université de Columbia ont suivi sur une période de dix ans 1 739 adultes en bonne santé et ont observé que les personnes présentant un affect positif avaient un risque de développer une maladie coronarienne inférieur de 22 %. D’après le Dr Karina Davidson, responsable de l’étude, plusieurs hypothèses peuvent expliquer cette relation : «D’abord, ceux qui ont des pensées positives ont probablement de plus longues périodes de repos ou de relaxation physiologique. Deuxièmement, ils sont sans doute mieux à même de gérer des situations de stress». Néanmoins elle
estime prématuré d’émettre des recommandations, en l’absence d’essais cliniques rigoureux sur cette question. Si leurs résultats confirmaient les constatations de l’étude, il serait peut-être possible de prévenir les maladies cardiaques en tâchant d’améliorer le moral des patients.

Intéressant, non?

Si vous avez envie de lire l’article scientifique en anglais, il se trouve ici, puis cliquer sur [Begin manual download].

Bonne lecture…et souriez!!!