Une journée rien qu’à moi.


Cet article s’inscrit dans le cadre du festivalÀ la croisée des blogs”. Ce mois-ci c’est Mona Lisa du blog Le Bonheur Pour Les Nuls qui en est l’organisatrice et qui propose de nous interroger sur le thème suivant : « S’aimer soi-même ? »

Il paraît que « Tout commence par soi-même »

Alors demain, c’est décidé, ce sera ma journée. J’ai décidé de m’occuper de moi. Que de moi.

Je vais commencer par me lever tard. Je vais laisser ma femme accompagner mon petit à l’école. Je vais entendre le réveil sonner, mais je ne me lèverai pas.

Je vais entendre ma femme se préparer, mais je ne prendrai pas mon petit déjeuner. Je vais rester au chaud sous la couette. Entre veille et sommeil, dans cet état de semi-conscience que j’apprécie tant.

Je vais écouter les bruits familiers de la maison, juste les écouter sans les interpréter. Simples bruits familiers : loins ou proches, aigus ou graves, de tonalité forte ou faible. La simple caractéristique primitive du son. En dehors de toute interprétation, de toute étiquette.

Puis le silence revenu, je vais sortir du lit. A mon rythme. Je ne vais pas mettre mes lentilles de contact qui est souvent le premier geste du matin, mais vais rester dans le flou quelques minutes.

Je vais ouvrir la fenêtre de ma chambre, écouter les oiseaux qui ne manqueront pas de chanter, de sauter, de voleter sur l’arbre en face. Je vais sentir si l’air est déjà chaud, tiède ou encore frais et inspirer avec douceur. Inspiration unique puisque l’air inspiré ne reviendra jamais.

Le petit-déjeuner sera joyeux, copieux, arrosé d’un bon café fumant. Je vais prendre le temps de me faire un œuf sur le plat, goûter à des tartines beurrées et confiturées, déguster un bon jus d’orange pressé. En silence. Si le téléphone sonne, je ne répondrai pas ou ce sera avec plaisir. Si le facteur sonne, je n’ouvrirai pas ou ce sera avec plaisir. Le sourire aux lèvres, car il s’agit de ma journée. Rien qu’à moi.

La douche sera un pur moment de bonheur. Eau chaude ruisselant sur mon corps nu, humant doucement les effluves de savon. Un habillage simple, pratique, facile. Pas de cravates au nœud coulant. Pas de chaussures aux semelles dures. Des habits souples, des chaussures légères.

Puis je vais me recoucher. Bonheur suprême. Lire au lit. En toute quiétude. Le téléphone portable sera éteint toute la journée ou simplement allumé lorsque j’en aurais envie.

Je vais me promener, prendre le temps. De goûter au bruit de la rue, de voir les pères de famille déjà stressés dans leurs voitures pour se rendre à leur travail, d’observer les mères de famille inquiètes d’arriver en retard à leurs rendez-vous, de contempler les responsables des magasins ouvrir avec fébrilité leurs rideaux de fer, comme si les clients allaient se précipiter et surtout les regards souvent éteints des passants, les yeux tournées vers le sol, déjà absorbés par leurs soucis, leurs factures, leur retraite qui s’éloigne.

Promenade dans la nature, dégustation d’un bon expresso à la terrasse d’un café, discussion avec des inconnus seront au programme. De quoi remplir toute la matinée. Légèreté, vécu de l’instant présent, recul.

Je mangerais le midi avec un ami que je n’ai pas vu depuis longtemps. Souvenirs égrenés, rires complices, projets d’avenir. L’après-midi sera consacré à des loisirs : séance de cinéma, massage dans un institut, visite d’une exposition, parcours santé en forêt, shopping dans les magasins. Pas de temps défini, pas de programme imposé, juste aller selon son envie, son intuition, ses désirs. Aider une personne âgée, sourire au rire d’un enfant, échanger des banalités.

Aller chercher ma femme au travail, surprise, fou rire, détente. Aller chercher mes enfants à l’école : surprise, joie, magie. Puis les laisser et continuer à profiter du moment présent.

Le soir, dîner que j’aurai préparé avec soin en tête à tête avec ma femme. Une idée, un souvenir, un projet. Echanges. Déguster un bon vin, tendresse, rires, bonheur, baisers. Des choses simples, finalement.

Avant de me coucher, j’inscrirai sur mon cahier de vie les trois choses positives que j’ai vécu dans la journée. J’en trouverai bien plus que trois. J’inscrirai finalement qu’il s’agit de toute la journée.

Telle serait ma journée. Rien qu’à moi. Mais avec la nature. Proche et moins proche. Mais avec les autres. Proches et moins proches. Définitivement. simplement

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merci.

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