L’argent n’est pas ce que vous croyez


L’argent n’est pas ce que vous croyez ! par Guillaume Rodolphe

Quel thème plus extraordinaire que l’argent !

Combien d’ouvrages sur le sujet ?

Combien de sites web et de blogs sur ce thème ?

Combien de parutions, de magazines, d’articles publiés sur la finance, l’économie, l’investissement, l’épargne ?

Combien de personnes s’y intéressent ?

Ou plutôt, devrais-je dire qui ne s’y intéresse pas ?

Il est omniprésent dans notre société, sous la forme de billets, de pièces, de crédits, de comptes bancaires, d’entreprises, d’actions et d’obligations, de chiffres d’affaires, de rendements, de dividendes, de pourboires, de prêts, de revenus, de produits financiers complexes, de salaires, de retraites, de budget, mais aussi d’impôts, de taxes, de dettes, de malversations, de tromperies, d’arnaques, de pyramides de Ponzi, de scandales, de faillites.

Bref, l’argent est partout, tout le temps, tentaculaire.

Il nous permet d’assumer nos besoins fondamentaux : nous nourrir, nous vêtir, nous chauffer, nous protéger des intempéries grâce à un toit.

Beaucoup d’entre nous en manquent souvent, un certain nombre en a suffisamment, un grand nombre en manque cruellement.

Que ce soit à l’échelle d’une famille, d’un pays, du monde entier.

Mais en définitive, qu’est-ce qu’est l’argent ?

Je vous propose un exercice très simple et très puissant pour le découvrir.

1. Qu’est-ce que l’argent représente pour moi ?

Vous allez prendre une page blanche et écrire ce que l’argent représente pour vous.

C’est très simple n’est-ce pas ?

Juste écrire une dizaine de phrases, celles qui vous viennent à l’esprit en premier sont souvent les meilleures.

Pour moi, l’argent représente…..

Par exemple,

Pour moi, l’argent représente la liberté.

Pour moi, l’argent représente le pouvoir.

…….

Il peut s‘agir de choses « positives », mais aussi de choses « négatives ».

Pour moi, l’argent représente l’avidité.

Pour moi, l’argent représente l’avarice.

………

Je vous laisse maintenant quelques minutes  pour terminer cette première partie de l’exercice.

2. L’expérience de l’argent est créée par vos pensées

Voici la révélation incroyable. L’argent n’est jamais en soi, la chose ou la valeur que vous avez pu penser jusqu’à présent.  C’est une illusion. L’argent est un simple écran vide sur lequel vous avez projeté depuis de nombreuses années vos pensées, vos valeurs,…

L’argent est-il la liberté ? L’argent est-il le pouvoir ?

Non, bien sûr !

L’argent n’est rien de tout cela. Il présente la faculté extraordinaire de pouvoir revêtir à la manière d’un caméléon, la valeur de choses tant matérielles qu’immatérielles. Les humains l’ont créé pour cela. Cependant, il n’est rien de ces choses.

Il s’agit donc d’un phénomène de projection. Je m’explique car j’entends déjà les critiques et remarques acerbes.

« L’argent c’est bien un moyen d’échange, quand même ?

Quand j’ai envie de manger du pain, je vais à la boulangerie, je donne 1 euro à la vendeuse et en échange, j’ai bien une baguette »

Oui, on projette généralement sur l’argent la valeur de moyen d’échange. Est-ce vrai ?

En réalité, c’est vous-même qui êtes le moyen d’échange et vous le resterez.

La preuve ?

Laissez tomber une pièce d’un euro sur le sol de la boulangerie et attendez que cette pièce soit échangée contre une baguette. Vous risquez d’attendre un certain temps, jusqu’à ce que quelqu’un –un être humain- le ramasse et demande à échanger cet objet contre une baguette. C’est bien l’être humain et lui seul qui constitue le réel moyen d’échange.

L’être humain est également la source de la projection. Aucun animal si évolué qu’il soit n’a réalisé cette projection incroyable.

Mais comment se fait-il que nous soyons tous dupes de cette illusion ?

Depuis tout petit, vous associez à l’argent une vertu magique. On vous a donné de l’argent de poche et vous avez pu vous acheter des bonbons. A l’inverse, vous avez manqué d’argent et vous n’avez pas pu vous acheter ce que vos copains ou copines possédaient. Dans tous les cas, vous avez opéré cette projection depuis votre enfance et celle-ci s’est totalement intégrée à votre expérience de tous les jours et vous en avez oublié que vous en êtes vous-même la source. Ensuite, vous avez totalement considéré que cette fonction d’échange était une valeur intrinsèque à l’argent et vous avez validé cette croyance au fur et à mesure de vos expériences avec l’argent. Tout vous a conforté dans cette illusion. L’argent a donc maintenant une vie propre. Et c’est comme cela que, pour beaucoup de personnes, l’argent dirige leur vie.

En réalité, votre vie n’a jamais dépendu de l’argent et n’en dépendra jamais.

Mais ce n’est pas tout.

Lorsque vous souhaitez obtenir de l’argent, la volonté d’en avoir fait disparaître la valeur que devait précisément vous apporter cet argent. Je m’explique…

En cherchant à obtenir de l’argent pour être libre, vous perdez la liberté.

En cherchant à obtenir de l’argent pour assurer votre sécurité, vous perdez cette sécurité.

……..

Souhaiter gagner plus d’argent n’est ni plus ni moins une déconnexion par rapport aux valeurs que nous possédons en nous-mêmes.

Je sais qu’à ce point beaucoup d’entre vous vont être heurtés.

Mais nous devons continuer.

Ce mécanisme de projection est effectué par beaucoup d’humains et la crise que nous vivons  en est juste l’un des symptômes. En avoir pleine conscience est fondamental. Cette perception de l’argent au plan collectif totalement déconnectée de la réalité entraine inévitablement des décisions catastrophiques qui aboutissent à des situations désastreuses.

3. Existe-t-il un antidote ?

Je vous rassure tout de suite. Oui et cet antidote est simple.

Reprenez votre liste : « Pour moi, l’argent représente… »

Et vous allez, par un mécanisme de pleine conscience reprendre à l’argent le rôle que vous lui avez inconsciemment donné. Pour cela, il suffit juste de remplacer le mot « argent » par « je ».

Ainsi, « Pour moi, l’argent représente la liberté » devient « je suis la liberté » ou « je suis libre ».

« Pour moi, l’argent représente le pouvoir » devient « je suis le pouvoir »,…

Bien sûr, si vous avez écrit « Pour moi l’argent représente l’avidité », cela se transforme en « Je suis avide ».

Ce qui est très important est de ne pas vous juger pendant ce processus. Ecrivez les phrases, notez-les, mais ne commencez pas à vous demander le pourquoi du comment à ce propos.

Essayez de faire entrer ces phrases en vous. Sans jugement.

Nous avons sans doute eu des bonnes raisons d’agir ainsi, mais en vérité, c’est une partie de nous-mêmes que nous avons déléguée à l’argent. Nous nous sommes dissociés de cette partie et nous avons perdu l’énergie qui y est associée. Il s’agit maintenant de la reconquérir.

L’argent est une cible parfaite pour nos projections, car il est un écran totalement neutre, sans réactions, et peut prendre une forme matérielle (billets, pièces de monnaie,..) ou immatérielle (compte bancaire,..) à notre guise.

4. Que va t’il  se passer ensuite ?

Progressivement, vous allez vous reconnecter à cette partie de vous-même que vous aviez délaissé, vous allez découvrir que vous pouvez être un, unifiés enfin. Et découvrir le trésor enfoui au fond de vous-même.

Pas une projection, une illusion. Non, vous allez accéder au cœur de votre être.

Si vous avez des difficultés avec une des phrases, c’est sans doute celle-ci qui est la plus ancrée en vous-même.

Laissez-la tomber un moment, puis revenez-y. Soyez patients et indulgents avec vous-mêmes. Traitez-vous avec gentillesse.  Vous pouvez la modifier un peu et entrer progressivement en contact avec elle. Vous pouvez l’exagérer en la déformant et en rire.

La bonne humeur est souvent déterminante dans la vie. Servez-vous en !

A la fin du processus, vous pourrez dire : « Avec et sans argent, je suis… »

Quelle libération !

Avec bienveillance et à vos commentaires…

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Comment unir notre corps, notre esprit et nos émotions


Le corps, l’esprit, les émotions. Nous connaissons ces trois entités. Mais alors que nous les avons considéré comme séparées depuis des siècles, les résultats des recherches les plus récentes dans le domaine des neurosciences nous amène à les considérer comme reliées. Or, ces trois entités souffrent. Jusqu’à présent, chaque entité était traitée par une approche spécifique visant à la guérir, mais indépendamment des deux autres. N’y-a-t-il pas la place à une approche intégrée, scientifique mais holistique, prenant en compte ces trois entités dans la globalité ?

Pendant des milliers d’années, l’homme a considéré que le corps et l’esprit étaient des entités distinctes. Ce distinguo a eu d’énormes conséquences. Du côté occidental, l’homme a été considéré avant tout comme un corps et la Médecine qui en a découlé s’est développée selon un axe de recherche scientifique et uniquement somatique. Du côté oriental, l’homme a été considéré avant tout comme une âme et la Méditation s’est développée sans aucune référence au corps et à ses spécificités.

En examinant les deux termes « Médecine » et « Méditation », on ne peut qu’être frappé de leur ressemblance en termes de sonorité de leur racine. Ces deux expressions auraient-elles une étymologie commune ?

La réponse est sans appel et affirmative. Le terme méditation vient du latin  » meditari  » et signifie  » s’exercer « ,  » réfléchir « . Le terme latin lui-même vient d’une racine indo-européenne med- qui signifie  » penser « ,  » réfléchir « . On peut le relier aussi à  » mederi  » qui veut dire soigner et nous a donné  » médecine « ,  » médecins  » et  » médicaments « .

Tiens, tiens : racine identique, approche différente…creusons un peu.

Les deux termes regroupent des méthodes visant la bonne santé de l’homme. Pourtant, il, existe une grosse différence entre les deux.

La médecine considère chaque maladie de l’homme séparément ; il s’agit d’une approche de type extérieure qui analyse les différentes parties de l’homme comme des entités séparées. Son découpage en disciplines organiques ou spécialités l’atteste. La Pneumologie traite des affections pulmonaires, la Cardiologie traite les affections du cœur, la Dermatologie traite les affections cutanées,…En résumé, la médecine essaie de vous faire retrouver la santé depuis l’extérieur. Pour cela, elle se repose sur une triade bien connue, le diagnostic clinique, le diagnostic complémentaire (biologie, imagerie,…) et la thérapeutique, elle-même fondée sur une double approche anatomique (étude des différentes parties de notre corps) et physiologique (fonctionnement des différentes parties de notre corps).

La méditation considère au contraire l’homme dans son ensemble ; il s’agit d’une approche de type intérieur, qui se saisit de l’homme en profondeur. Elle a une approche globale. En résumé, elle vise à maintenir votre être intérieur en bonne santé.

Pour complexifier cette double approche, une troisième branche constituée par l’approche psychologique ou psychothérapeutique s’est développée. Approche de type globale, elle s’est cependant focalisée sur l’esprit de l’homme comme une entité séparée.

Je renvoie ces trois approches dos à dos car elles sont toutes nécessaires mais insuffisantes pour guérir l’homme dans sa globalité.

Grâce aux découvertes de la physique quantique, nous savons maintenant que fondamentalement la matière est énergie et vice-versa. Il ne faudrait pas considérer qu’il existe de la matière, puis de l’énergie, puis de la matière, puis de l’énergie. Non, il s’agit de comprendre que tout est à la fois matière et énergie, simultanément. C’est la fameuse dualité onde-corpuscule , illustrée par cette métaphore du cylindre, objet qui a, en fonction des éclairages, à la fois les propriétés d’un cercle et d’un rectangle.

De la même façon, il est maintenant légitime de considérer l’être humain comme une entité fait de de matière, d’émotions et de pensées. Précisément, le corps de l’homme, les émotions de l’homme et l’esprit de l’homme seraient les trois faces d’une même structure, tour à tour. L’homme serait donc par essence psycho-animo-somatique, c’est-à-dire serait les trois simultanément, car il possède les propriétés des trois, mais il n’est ni la première, ni la seconde, ni la troisième.

Pour s’en convaincre, imaginez qu’au moment où vous lisez ces lignes vous apprenez que vous avez gagné une importante somme d’argent. Je suis certain que la plupart d’entre vous va ressentir une énergie importante, vous allez commencer à concevoir des projets, vous allez vous sentir joyeux, vous allez avoir envie de sauter, danser, crier,… Vos proches vous verront lumineux ou même illuminés. Vous serez en pleine forme.

Je vous invite à partager vos impressions sur cette nouvelle dans la section commentaires, ce sera très instructif!

Au contraire, si vous apprenez brutalement le décès de l’un de vos proches, votre réaction sera tout autre. Vous ressentirez un immense vide, si vous êtes debout, il est possible que vous deviez vous asseoir de peur de tomber, vous verrez la vie en noir, vous serez envahis par une immense tristesse et vos proches vous trouveront « gris, terne ». Il se peut même que vous tombiez malade.

Je vous invite à partager de nouveau vos impressions sur cette nouvelle dans la section commentaires, ce sera très instructif!

La partie de cette entité que l’on voit, que l’on sent, que l’on entend, que l’on touche, que l’on goûte s’appelle le corps. Cette partie est à la portée de nos sens. De la même façon, les deux parties du corps qui sont hors de portée de nos sens s’appellent l’esprit d’une part, siège de nos pensées et raisonnements intellectuels et l’âme d’autre part, siège de nos émotions. Il s’agit de trois états vibratoires de la même entité corpusculaire. Les différentes dimensions de l’expérience humaine peuvent être (artificiellement) scindées en « body », « mind » et « soul » pour les anglo-saxons. Il s’agit de trois niveaux d’information partant du plus matériel (le corps) au plus immatériel (les pensées) en s’articulant autour d’un noyau central, véritable cœur de notre expérience (les émotions). Notre esprit nous oblige à scinder pour une meilleure compréhension, mais en fait il s’agit d’un continuum d’informations.

Cette approche a t-elle une traduction pratique ? Certainement.

Si l’on considère cette approche comme vraie, la maladie peut débuter soit du côté corps, soit du côté esprit, soit du côté de l’âme, des émotions.

Les répercussions sont par contre toujours plurielles.

Prenons un premier exemple. Imaginez une personne anxieuse, dépressive, angoissée. Comment va se traduire ce mal-être ? Naturellement par des trains de ruminations, une perte de confiance en soi, de la peur à affronter les aléas de la vie,…Mais cela va se traduire également par des palpitations, de l’oppression dans la poitrine, un serrement de gorge, une fatigue physique intense ,…autant de traductions qui affectent les trois dimensions.

Prenons maintenant un deuxième exemple. Celui de l’effet placebo. L’effet placebo (du latin : « je plairai ») est défini comme l’écart positif constaté entre le résultat thérapeutique observé lors de l’administration d’un médicament et l’effet thérapeutique prévisible en fonction des données strictes de la pharmacologie. Cet écart est de l’ordre de 30 % habituellement et peut atteindre 60-70 % dans les migraines ou les dépressions. Autrement dit, le simple fait de croire en la possibilité de guérir augmente de façon significative la guérison en dehors de toute efficacité du principe actif délivré ou de la thérapeutique administrée. Il s‘agit bien d’un retentissement majeur de la sphère psychique sur la sphère somatique.

Nous pouvons prendre l’image de la pierre qui tombe au fond d’une étendue d’eau calme. La perturbation va se produire à l’endroit où la pierre à touché l’eau, mais les ondes traduites par les vagues à la surface atteindront les rives du lac ou de l’étang, bien à distance du lieu où la pierre est tombée. Lorsqu’un être humain « tombe » malade (tiens, comme une pierre « tombe » dans un lac), les vibrations liées à la maladie vont atteindre son esprit et son âme. C’est la raison pour laquelle il est possible que même si le corps est traité et même guéri par diverses thérapeutiques, la maladie persiste. Pour le médecin, le patient est guéri. Pour l’être humain, il reste malade car l’approche médicale a traité le corps, mais pas l’esprit, encore moins l’âme.

Quelle est au fond la maladie de l’homme ?

Afin de la préciser, on peut se poser quelques questions.

Quel est le pourcentage d’animaux fous, névrosés ? Nul

Quel est le taux de suicides parmi les animaux ? Nul

Il n’y a que l’être humain qui a ces spécificités. Sur Terre, aucun être vivant ne ressent ce malaise, cette anxiété, cette tension, cette maladie. Car il n’accepte pas ce qu’il est, à la fois doué d’une intelligence remarquable et certain de périr au bout de son voyage. Sa souffrance est donc permanente et sa maladie est finalement représentée par lui-même.

L’homme est finalement malade de lui-même.

Nietzsche a dit que « l’homme était un pont tendu entre deux impossibilités, toujours impatient d’atteindre l’impossible et toujours désireux de devenir complet. Ce désir de complétude est à la base de toutes nos souffrances. »

La Médecine par son approche uniquement somatique a tenté de libérer l’homme de ses souffrances physiques, au niveau superficiel, corporel.

Les approches psychiques de type psychothérapie, psychanalyse,…ont tenté de libérer l’homme de ses souffrances mentales.

Ces approches ont-elles réussi ?

Nous pouvons en douter  à la vue des statistiques annuelles témoignant, dans les pays occidentaux, du caractère régulièrement croissant du nombre de personnes stressées, déprimées, angoissées, consommatrices de produits tranquillisants et somnifères.

Selon moi, la seule approche pour laquelle nous avons assez de recul et assez de données scientifiques pour en mesurer les bienfaits,  et qui délivre de façon pérenne l’homme de ses démons, et notamment de la peur de la mort, est la Méditation. La science médicale a permis de repousser les limites de la durée de vie, mais accroître la durée de vie ne fait qu’accroître la période d’attente de la mort. En prolongeant la vie des personnes, en rendant la santé aux êtres humains, la Médecine a pu rendre la vie des êtres humains plus heureuse, mais ne pourra jamais enlever la peur de la mort.

La Méditation est la réalisation de cette immortalité, car elle permet de réaliser ce qui ne meurt jamais en soi. La Méditation est donc le complément indispensable à la Médecine, qu’elle soit somatique ou psychique. Elle permet une circulation de l’information plus fluide entre les trois états de la conscience, conscience du corps, conscience de l’esprit et conscience des émotions. Elle permet d’être conscient de tout ce que nous sommes dans l’instant. Ici et maintenant. Se centrer sur la respiration, être à l’écoute de notre souffle, inspirer puis expirer en pleine conscience permet d’apaiser nos pensées, d’équilibrer nos émotions, et détend notre corps. Nous pouvons alors nous considérer comme un tout. Apaisé. Enfin…

« Tant que nous n’aurons pas connu l’état d’harmonie intérieure, nous pourrons tout au plus vous soulager de la maladie – car votre harmonie intérieure est à la source de votre santé. » Paracelse (Médecin du 16è siècle).

Quelques lectures saines :

Etats d’âme de Christophe André

Médecine et Méditation d’Osho

La solution intérieure de Thierry Janssen

Si l’article vous a plu, vous pouvez le signaler en cliquant sur les liens ci-dessous. Merci.

http://scoopeo.com/blogs/comment-unir-notre-corps-notre-esprit-et-nos-emotions

http://blogasty.com/billet/370231-comment-unir-notre-corps-notre-esprit-et-nos-emotions–post

http://www.fuzz.fr/story/comment-unir-notre-corps-notre-esprit-et-nos-emotions-vivre-simplement-en-pleine-conscience

Pratiquer la méditation diminue la sensibilité à la douleur en renforçant les zones du cerveau impliquées.


L’augmentation de l’épaisseur du cerveau peut réduire la sensibilité à la douleur selon les résultats d’une étude publiée dans un numéro spécial d’Emotion, la revue de l’American Psychological Association. Des chercheurs de l’Université de Montréal ont fait cette découverte en comparant l’épaisseur du cortex (substance grise) d’adeptes et de non-adeptes de la méditation Zen. Ils ont notamment établi que la pratique du Zen, discipline méditative plusieurs fois séculaire, peut renforcer la région centrale du cerveau (ou cingulum antérieur) qui régule la douleur.

« La pratique assidue de la méditation Zen semble avoir un effet sur l’épaisseur de certaines régions du cortex et l’augmentation de l’épaisseur corticale aurait pour effet, selon toute vraisemblance, de diminuer la sensibilité à la douleur, explique l’auteur principal de cette étude, Joshua A. Grant, doctorant au Département de physiologie de l’Université de Montréal et à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal. Nous avons découvert une relation entre l’épaisseur corticale et la sensibilité à la douleur; nos résultats corroborent ceux d’une étude antérieure sur le rôle de la méditation Zen dans la régulation de la douleur. »

Dans le cadre de cette recherche, les scientifiques ont recruté 17 adeptes de la méditation et 18 non-adeptes qui, en outre, n’avaient jamais pratiqué le yoga, ni souffert de douleur chronique ou de troubles neurologiques ou psychologiques. Joshua Grant et son équipe, sous la direction de Pierre Rainville de l’Université de Montréal et de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, ont mesuré la sensibilité à une douleur d’origine thermique causée par l’application d’une plaque chauffante sur les mollets des participants et ont ensuite pris des clichés d’imagerie par résonance magnétique structurelle de leur cerveau. Selon les résultats des examens d’IRM, les régions centrales du cerveau qui régulent les émotions et la douleur étaient significativement plus épaisses chez les adeptes de la méditation que chez les autres.

« Les postures souvent douloureuses associées à la méditation pourraient contribuer à l’épaississement du cortex et à une meilleure tolérance de la douleur », explique Joshua Grant, soulignant au passage que la pratique de la méditation pourrait être utile d’une manière générale dans la prise en charge de la douleur, pour la prévention de la perte de matière grise liée au vieillissement et pour toute affection caractérisée par une altération de la matière grise tels que les accidents vasculaires cérébraux.

Grant JA, et al. Cortical thickness and pain sensitivity in zen meditators. Emotion. 2010;10(1):43-53.

Sources :  ici et

Décidez le changement dans votre vie et votre cerveau suivra


« Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le Monde », écrivait Gandhi.

Même si l’on ne peut être que d’accord avec cette citation, la question qui se pose immédiatement est la suivante : est-il possible de vraiment changer ?

C’est à cette question posée ce mois-ci dans l’édition de Mars de « A la croisée des blogs » dont je suis l’organisateur, que je vais donner un éclairage particulier car je vais me placer du point de vue du fonctionnement de notre cerveau.

Etant donné que c’est l’organe noble par excellence, autrement dit notre cerveau, qui en grande partie dirige notre vie, il est indispensable de se poser la question suivante : notre cerveau peut-il évoluer ? Notre cerveau peut-il vraiment se transformer ?

Contrairement aux conceptions qui prévalaient jusqu’à la fin du 20ème siècle, il est désormais clairement démontré qu’il existe une neurogenèse active tout au long de la vie chez l’homme.

Le développement des techniques d’imagerie et de neuropathologie notamment l’IRM fonctionnelle et la SPECT a permis de confirmer le rôle de la plasticité cérébrale en identifiant les modifications fonctionnelles et structurelles qui la traduisent.

Ce concept de neuroplasticité ou plasticité neuronale est incroyable !

Lorsque j’étais étudiant en médecine, dans les années 1980, nos éminents professeurs de Neurologie nous enseignaient que nous avions notre stock de neurones à la naissance et que notre vie se déroulait à la manière d’une lente, mais inéluctable destruction neuronale. Il y avait de quoi être résigné et avoir une opinion assez tranchée sur la possibilité d’évoluer dans son esprit, dans sa façon de voir la vie, d’opérer un véritable changement.

Cette conception, on le sait maintenant, est totalement erronée.

Nous possédons 100 milliards de neurones en perpétuel mouvement.

Je vous propose de vous faire voyager dans le cerveau

du stade embryonnaire à la vieillesse.

Trois semaines après la conception, au stade de la gastrulation, l’embryon se distingue en 3 feuilles : l’endoderme (qui à terme donnera les intestins, les poumons et le foie), le mésoderme (qui à terme donnera les reins, les organes reproducteurs, les os, les muscles, le système vasculaire) et l’ectoderme (qui donnera l’épiderme, le système nerveux central et périphérique).

Pour avoir plus de détails sur la formation du cerveau, je vous recommande ce lien.

Ce que nous savons maintenant, c’est que le cerveau in utero n’est pas aveugle ni sourd au monde extérieur. Son évolution va donc dépendre d’influences génétiques et de stimulations environnementales. Et surtout survient entre la 10è semaine et la 20è semaine, un phénomène extraordinaire : la neurogénèse. A partir de cellules souches, est fabriqué par multiplication, un stock de 100 milliards de cellules hyperspécialisées appelées neurones. Puis ces neurones s’organisent en 6 couches superposées. Mais ce n’est pas tout. Ces cellules vont pouvoir communiquer entre elles par des synapses qui sont des zones de connexions inter-neuronales et un jour, l’influx nerveux, sorte de courant électrique, parcourt pour la première fois l’ensemble de ces circuits. Le cerveau simple amas de neurones enchevêtrés devient fonctionnel. Il nous permettra de voir, sentir, entendre, goûter, toucher, penser, parler,…et donc changer.

A partir de la naissance, nous assistons à deux processus conjoints : d’une part une prolifération des synapses et d’autre part un système d’élagage.

La prolifération des synapses : Imaginez que nos 100 milliards de neurones ne se divisent plus, mais émettent leurs branches axonales comme des sortes de tentacules à la recherche de multiples contacts pour transmettre des signaux nerveux. Un cerveau riche, qu’est-ce que c’est ? Ce n’est pas un cerveau avec un plus grand nombre de neurones, NON ! c’est un cerveau très riche en connexions. Inter-neuronales.

L’élagage : le deuxième processus appelé “élagage synaptique”, est responsable de la suppression de connexions inefficaces ou inutilisées. Ce processus, participe pleinement à la neuroplasticité cérébrale, donc à notre capacité à apprendre et à mémoriser.

Le cerveau va ainsi subir des vagues successives de productions et d’éliminations de synapses.

A partir de 10 ans et tout spécialement  à l’adolescence, on passe au haut débit. L’élagage synaptique s’intensifie au moment de la puberté (- 40% chez le chimpanzé). Et un autre processus fondamental commencé dès l’enfance va s’intensifier : la myélinisation. Les axones qui sont les fibres émettrices des neurones vont s’entourer d’une gaine de myéline et la vitesse de l’influx nerveux en sautant entre les gaines de myéline (voir schéma) au lieu de se transmettre en continu passera ainsi de 0,5 m/s à 120m/s. Le cerveau des ados va donc à plus de 430 km/h !!!!

A l’âge adulte, le cerveau continue, contrairement à une idée reçue, de créer des synapses qui attestent de sa forte capacité d’adaptation. C’est vers 25 ans que le cerveau atteint son maximum de puissance, puis il entame un très lent déclin. Il existe certes une perte neuronale, mais elle est extrêmement faible. Ce sont finalement les connexions synaptiques qui déterminent le fonctionnement mental.

Lors d’un apprentissage quel qu’il soit, les stimulations répétées vont aboutir  à des échanges d’ions entre neurones voisins et va aboutir à la construction de nouvelles synapses, ces fameuses connexions. Ainsi tout type de stimulation est à même de déclencher la modification des réseaux de connexions.

Comment stimuler notre cerveau ?

Les experts s’affrontent sur ce point, mais un consensus se fait jour sur :

–          Le nourrir : en énergie, en oxygène et en éléments nutritifs.

–          Le laisser se reposer : autrement dit bien dormir

–          Fuir le stress  : lien

–          Varier les stimuli sensoriels, cognitifs, moteurs.

La vie professionnelle fournit en fin de compte le plus souvent les ingrédients nécessaires pour maintenir un cerveau à son niveau de fonctionnement optimal.

Enfin après 60 ans, il existe un vieillissement cérébral, puisque les membranes neuronales vont s’oxyder petit à petit et ils vont progressivement se rigidifier entrainant un ralentissement de l’influx nerveux. Le cerveau devient alors moins souple et moins réactif.

Que faire ?

–          Continuer à stimuler notre cerveau : lire,sortir, discuter et voyager

–          Avoir une alimentation variée et équilibrée

–          Réduire le stress dont le rôle délétère sur le cerveau et notamment sur les chromosomes a été démontré

–          Entretenir ses sens

Voici en quelques lignes l’évolution fantastique du plus bel organe de notre corps.

Tout montre donc que le cerveau n’est pas figé, qu’il est un organe de 100 milliards de neurones en perpétuel mouvement. Il n’existe donc aucune excuse valable pour procrastiner, pour ne pas avancer, pour croire qu’aucun changement n’est possible,…

En résumé, décidez maintenant le changement que vous souhaitez dans votre vie et votre cerveau suivra !

Est-ce si facile pour autant?

Cette question sera sans doute évoquée par d’autres blogueur(se)s

Pour en savoir plus :

Bien nourrir son cerveau
Les prodiges du cerveau : Ou comment l’esprit se bonifie avec l’âge

Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau : Guérir grâce à la neuroplasticité