Dans vos relations, utilisez-vous la SPACE attitude ?


Dans vos relations, utilisez-vous la SPACE attitude ?

Lors d’un précédent article intitulé Chassez les 4 cavaliers de l’apocalypse, je vous faisais part des conséquences néfastes des conflits interpersonnels qui peuvent affecter votre vie personnelle comme votre vie professionnelle. Les 4 cavaliers de l’Apocalypse sont la critique, le mépris, la contre-attaque et le retrait. Les utiliser dans vos relations ne peut vous apporter que ruine et désolation.

Heureusement, il existe des principes de communication efficace, qui permettent d’améliorer radicalement et durablement notre relation aux autres. Je retiendrai l’approche de communication non-violente (CNV) appelée également communication créative ou communication empathique popularisée par Marshall Rosenberg.

La non-violence est entendue au sens où l’entendait Gandhi, c’est-à-dire l’ahimsa, notre état naturel de bienveillance lorsqu’il n’existe plus en nous la moindre trace de violence.

Vous pouvez utiliser la CNV de trois manières complémentaires:

  • pour clarifier ce qui se passe en vous (auto-empathie)
  • pour vous exprimer d’une manière qui favorise le dialogue
  • pour écouter l’autre d’une manière qui favorise le dialogue, et quelle que soit la manière de s’exprimer de l’autre

Cette démarche suppose deux pré-requis :

  • une attention au moment présent, largement favorisée par la méditation
  • une intention claire de favoriser le dialogue et la coopération

Si l’attention et l’intention sont réunies, vous avez tout entre vos mains pour réussir une vie fantastique.

Ce mode de communication favorise l’élan du cœur et nous relie à nous-mêmes et aux autres, laissant s’exprimer notre bienveillance naturelle.

Il nous engage à reconsidérer la façon dont nous nous exprimons et dont nous entendons l’autre. Les mots ne sont plus des réactions automatiques, mais des réponses réfléchies. « Répondre au lieu de réagir », encore un des apports d’une pratique régulière de la méditation.

Pour mettre en pratique la CNV, vous devez focaliser votre attention sur 4 points constituant les 4 composantes de la CNV :

  • O pour Observation : j’observe un comportement concret qui affecte mon bien-être
  • S pour Sentiment : je réagis à ce comportement par un sentiment
  • B pour Besoin : je clarifie le(s) besoin(s) qui ont éveillé ce sentiment
  • D pour Demande :  je demande à l’autre des actions concrètes qui contribueront à mon bien-être en respectant les 6 critères suivants :
    • dans l’instant présent
    • réaliste
    • réalisable
    • négociable
    • précise
    • formulée positivement.

Oui, mais en pratique cela donne quoi ?

Imaginons un dialogue entre une mère et son adolescent qui ne range pas toujours ses chaussettes:

Ex. de Communication violente :

La mère : « Y’en a marre que tu laisses trainer tes chaussettes ! Avec toi c’est toujours pareil. Tu me prends pour ta bonniche. Tu n’es qu’un égoïste. Comme ton père. La prochaine fois, je te les balance par la fenêtre. »

L’ado : « Tu me fais vraiment chier avec tes reproches débiles. Tu ferais mieux de t’occuper de trucs importants. Comme de trouver du travail. Au lieu de me harceler continuellement. Y’en a vraiment marre. Je me casse. »

Ex. de Communication non violente :

La mère : « Frédéric, quand je vois tes chaussettes sales sur le canapé, je suis de mauvaise humeur parce que j’ai besoin de plus d’ordre dans les pièces que nous partageons. Tu veux bien mettre ces chaussettes au sale ? »

L’ado : « Ok, m’man. Je le fais tout de suite. »

Bien sûr, l’exemple est caricatural. Mais avouez que ça change tout.

Pour mettre en pratique la CNV dans votre vie de tous les jours, je vous propose un moyen mnémotechnique pour vous remémorer cette démarche en développant la SPACE attitude.

S pour Source : Il faut s’assurer que l’on s’adresse à la personne qui est à la source du problème et qu’elle a les moyens de le résoudre.

P pour Privé et Propice. En effet, il est important de veiller à ce que la discussion de déroule dans un endroit adéquat (privé) et au bon moment (propice). Il est important de ne pas avoir ce genre de discussion en public et de réagir à chaud.

A pour Aimable. Mettre à l’aise son interlocuteur est un pré-requis. Nommer cette personne, puis lui dire quelque chose d’aimable à condition que cela soit vrai est indispensable.

C pour Communication non violente. On reprend alors successivement les 4 composantes OSBD, à savoir Observations objectives, Sentiments et émotions, Besoins non satisfaits et Demandes précises.

E pour Evaluation. En effet, après avoir communiqué et formulé votre demande, il est important d’une part d’évaluer votre propre communication (comment cela s’est-il passé ?, Qu’avez-vous ressenti ?, Quelles sont été les réactions (attendues, inattendues) de l’autre ?), mais aussi de mesurer les résultats de votre communication.

Quand utiliser la CNV ?

Mais tout le temps !

Cette pratique peut être appliquée à tous les niveaux de communication :

–       relations de couples

–       relations familiales

–       milieu scolaire

–       milieu professionnel

–       relation thérapeutique

–       négociations diplomatiques

–       relations d’affaires

–       résolution de conflits

« Ceux qui maitrisent la parole juste ne font offense à personne. Pourtant ils disent la vérité. Leurs mots sont clairs mais jamais violents…Ils ne se laissent jamais humilier, et ils n’humilient jamais personne. » Bouddha

Lectures saines qui m’ont inspiré et que je vous recommande:

Les mots sont des fenêtres de MB Rosenberg.

Guérir de JJ Serban Schreiber

Si vous avez aimé cet article:

Scoopeo

Blogasty

Fuzz

Pour terminer, je voulais vous informer que le cap des 30.000 visites a été atteint sur le blog aujourd’hui.

Je suis profondément touché par votre intérêt à ce blog.

J’avais besoin de vous le dire et vous remercie du fond du coeur.

J’espère qu’il est pour vous source d’inspiration et vous aide à mener une vie en pleine conscience.

Encore Merci. Je ne formulerai qu’une demande : que cela continue.

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Chassez les 4 cavaliers de l’apocalypse !


©Raoul Giordan

Nous allons pénétrer aujourd’hui dans le monde passionnant des relations interpersonnelles. Et pour commencer, nous allons parler de conflit. Avez-vous déjà lâché l’un des 4 cavaliers de l’Apocalypse?

Qui n’a pas eu à être partie prenante d’un conflit ?

Qui n’a pas eu dans sa pratique professionnelle ou sa vie personnelle à devoir gérer un conflit entre deux personnes ?

Le conflit est une situation sociale où des acteurs en interdépendance, soit poursuivent des buts différents, défendent des valeurs contradictoires, ont des intérêts divergents ou opposés, soit poursuivent simultanément et compétitivement un même but.

Même si certains conflits peuvent déboucher sur des solutions innovantes, la plupart d’entre eux sont destructeurs, très consommateurs d’énergie et laissent parfois des conséquences désastreuses.

Cet article sera divisé en deux parties :

–         La première partie traitera des 4 attitudes (ou 4 cavaliers de l’apocalypse) à éviter dans nos relations

–         La seconde partie traitera des moyens de communication à notre disposition pour améliorer durablement nos relations inter-personnelles.

Toute ressemblance avec des situations vécues ne serait absolument pas une pure coïncidence !

Imaginons un dialogue entre deux conjoints :

Lui : « J’espère que tu n’as pas encore une fois oublié d’aller me chercher mon pantalon au pressing ? »

Elle : « Tu n’as pas oublié ceci, tu n’as pas oublié cela… », « Tu n’as qu’a passer toi-même au pressing ! »

Lui : « Vraiment tu exagères ! Si tu avais une activité chargée, passe encore, mais vraiment tu ne fais pas grand-chose »

Elle : « C’est sur que si tu rangeais tes affaires, j’aurais un peu plus de temps »

Lui : « Tu ne veux pas non plus que j’embauche une femme de ménage pour faire les courses ? »

Elle : « Et pourquoi pas ? Je ne suis pas ta bonne quand même ! »

Lui : « Tu en es loin ! Si tu l’étais, le ménage serait au moins bien fait et mes chemises correctement repassées… »

Elle : « T’es vraiment un pauvre type… ».

Elle s’en va, laissant Lui à sa colère intérieure et ses sarcasmes.

Ce dialogue imaginaire résonne en vous ?

Il témoigne de l’emprise du cerveau des émotions (ou cerveau limbique) sur le cerveau de la raison (ou cerveau cognitif). Une fois ce cerveau des émotions activé, il est très difficile de le désactiver, d’où la surenchère. Cette inondation d’émotions ne permet plus à l’individu d’avoir un discours cohérent, mesuré.

Quels sont les cavaliers de l’Apocalypse qui selon l’expression de John Gottman ont été lâchés dans ce dialogue conflictuel ?

–         La critique :

Commencer un dialogue par : « J’espère que tu n’as pas encore une fois oublié d’aller me chercher mon pantalon au pressing ? » augure mal de la suite. L’autre se sent attaqué, jugé, voire méprisé. Même s’il n’a pas envie de se mettre en colère, son cerveau émotionnel va rapidement prendre le dessus.

–         Le mépris :

En disant « Si tu l’étais, le ménage serait au moins bien fait et mes chemises correctement repassées », Lui témoigne d’un profond mépris, voire du registre de l’insulte. Il est facile d’imaginer que cette phrase s’accompagne chez Lui de mimiques qu’Elle détecte instantanément chez son compagnon et renforce son sentiment de colère.

–         La contre-attaque :

Naturellement cette attitude fait référence au fameux « Fight or flight » ou « combattre ou fuir » popularisée par Walter Cannon dans les années 30. Il s’agit de deux réactions primitives inscrites dans les gènes de l’homme depuis des millions d’années d’évolution. Que peut-on en attendre ? La première possibilité est la surenchère, l’escalade de la violence dont le terme est le plus souvent la rupture de la relation (comme dans l’exemple ci-dessus). La seconde possibilité est la réussite de cette contre-attaque, mais à quel prix ? Le vaincu aura très souvent du ressentiment vis-à-vis du vainqueur et cherchera le moindre prétexte pour de nouveau engager le combat. Les exemples historiques qui illustrent cet aspect sont nombreux.

–         Le retrait :

Il s’agit d’une attitude souvent masculine qui témoigne déjà d’un conflit avancé. Il consiste tout simplement à ne plus répondre, à être silencieux. Stade ultime, il témoigne de la désagrégation totale de la relation où la communication est impossible.

Qui ne s’est pas laissé à au moins lâcher l’un des 4 cavaliers qui n’apporte que ruine et désolation sur son passage ?

Rassurez-vous !

Il existe des moyens qui ont fait leurs preuves permettant d’améliorer durablement ses relations avec les autres. C’est ce que nous verrons dans un prochain article.

En attendant, essayez d’identifier si vous avez lâché ces 4 cavaliers!

Source : Guerir

Si vous avez aimé l’article, vous pouvez l’aider en cliquant :

http://scoopeo.com/blogs/chassez-lzs-4-cavaliers-de-lapocalypse

http://www.fuzz.fr/story/chassez-les-4-cavaliers-de-l%E2%80%99apocalypse-

http://blogasty.com/billet/380833-chassez-les-4-cavaliers-de-l-apocalypse-post

Même les aigles ont besoin d’encouragement


Après les voeux de nouvelle année, je voulais partager avec vous un petit film qui s’intitule :

‘ »Même les aigles ont besoin d’encouragement. »
http://www.eaglesneedapush.com/

J’en ai fait une petite traduction pour celles et ceux qui ne maîtrisent pas l’anglais.

La poussée, une histoire de David Mc Nally.

1.    L’aigle femelle a doucement amené sa progéniture vers le bord du nid.
2.    Son cœur a tremblé d’émotions contradictoires quand elle a senti leur
résistance à ses coups d’ailes persistants.
3.    « Pourquoi le frisson de l’envol doit commencer par la crainte de la
chute ? », Pensait-elle.
4.    Cette question sans âge restait pour elle toujours sans réponse.
5.    Respectant la tradition de l’espèce, son nid était placé en haut sur un
éperon rocheux.
6.    En bas, il n’y avait rien d’autre que l’air pour soutenir les ailes de
ses petits.
7.    « Est-ce qu’il est possible que cette fois, cela ne fonctionne pas ? »,
pensa t-elle.
8.    Malgré ses peurs, l’aigle savait que c’était le moment. Sa mission de
parent n’était pas encore terminée.
9.    Il lui restait encore une dernière tâche : celle de réaliser LA POUSSEE
10.    L’aigle tira son courage d’une sagesse innée.
11.    Jusqu’à ce que ses petits aient découvert leurs ailes, leurs vies n’
avaient pas de sens.
12.    Jusqu’à ce qu’ils apprennent comment s’envoler, ils ne pourraient pas
comprendre le privilège d’être un aigle.
13.    La poussée était le plus grand présent qu’elle avait à offrir.
14.    C’était son suprême acte d’amour.
15.    Et donc, un par un, elle les poussa et ils volèrent.
16.    La poussée : parfois nous en avons besoin, parfois nous avons besoin de
la donner.
17.    Cela peut être le plus beau des cadeaux que vous donniez. Cela changera
une vie à jamais.

Partagez ce film avec vos proches si vous le trouvez à votre goût.

Doit-on suivre les conseils des autres ou se fier à notre propre intuition ?


Nous avons continuellement des choix à faire :

–       Dans notre vie professionnelle : changement de poste, recrutement de personnels, stratégie à adopter,…

–       Dans notre vie personnelle : choix d’un film, d’un cadeau à faire, rencontre amoureuse, déménagement,…

Ce qui va permettre de faire ce choix est notre capacité à anticiper si notre choix va plutôt nous apporter du plaisir (expérience positive) ou au contraire nous faire souffrir (expérience négative) ou au moins générer du déplaisir.

Comment procède-t-on ?

Schématiquement, deux grandes voies sont possibles :

–       La première est de se fier à notre propre intuition : entrent alors en ligne de compte nos expériences passées sur le même sujet, et sinon une sorte de prémonition, décrivant notre vie à venir.

Intuitivement, nous savons que gagner au loto sera une expérience plus plaisante qu’avoir un accident de voiture, même si nous n’avons expérimenté ni l’un ni l’autre.

–       La seconde est de demander conseil, à nos amis, à nos proches, à nos collègues.

L’idée est alors de nous appuyer sur les expériences des autres pour prendre la bonne décision.

Seulement, sait-on laquelle des deux voies est la plus performante ?

Un élément de réponse nous est apporté par les résultats d’une étude américaine*visant à comparer ces deux voies dans la sphère affective.

Trente-trois jeunes femmes devaient participer individuellement à un speed dating avec un étudiant qu’elle ne connaissait pas.

–       Avant le rendez-vous, un premier groupe de femmes prenait connaissance des caractéristiques du jeune homme (photo, âge, mensurations, goûts,..) et devaient se faire une idée selon leur propre intuition

–       Le second groupe ne recevait pour seule et unique information le rapport d’une autre jeune femme qui avait rencontré le jeune homme et avait quantifié son degré d’enthousiasme sur une échelle de 1 à 100

Dans les deux groupes, chaque femme devait à partir des sources dont elle disposait (intuition ou conseil) indiquer son niveau d’enthousiasme avant la rencontre (échelle de 1 à 100) et ce chiffre était comparé à celui indiqué après la rencontre.

Quels en sont les résultats ?

L’avis d’une autre femme sur le jeune homme permettait de réduire l’erreur de prédiction affective de 50% !

Autrement dit, les femmes ayant eu recours au conseil d’une tierce personne, qui était un parfait inconnu,

ont fait beaucoup moins d’erreurs d’appréciation que celles qui s’étaient uniquement fondées sur leur propre intuition.

Mais alors que devient la fameuse intuition féminine ?

Les chercheurs sont catégoriques :

« Lorsque nous nous voulons connaître notre futur émotionnel, il nous est difficile de croire que l’expérience d’un proche pourrait nous éclairer davantage que notre propre intuition ».

Nous nous considérons à tort comme uniques.

Nous avons beaucoup de mal à considérer les individus qui nous entourent,connus ou inconnus, comme suffisamment proches pour nous apporter plus de justesse dans nos prédictions que nous-mêmes.

Nous devrions donc traiter nos congénères avec beaucoup plus de considération

et les associer beaucoup plus souvent à nos décisions.

Mais ce n’est pas fini car ce serait trop simple : la question suivante est de savoir si notre état d’esprit au moment où nous recevons ces conseils influence notre capacité à les entendre ?

La suite prochainement….

* : Pour en savoir plus : le monde de l’intelligence et une Revue publiée dans Science en 2007 :Gilbert Dt, Wilson TD. Prospection : experiencing the future. Science, 2007, 317, 1351.

Etes-vous malades du temps ? 1ere partie


Etes-vous malade du temps ? 1ere partie

Première marche : Un autodiagnostic très simple pour savoir si vous êtes atteints d’une des 6 maladies du temps.

L’autocoaching qui débute aujourd’hui se déroulera en 5 marches que je vous propose de gravir l’une après l’autre à votre rythme sur l’escalier de la maîtrise du temps.

Inutile de vous précipiter ou de gravir les marches 4 à 4 !

Attention ! Il est encore temps de renoncer…

Mais rappelez-vous :

« Jouis agréablement du présent. Le reste est hors de ta portée. »

Montaigne

La première marche va vous permettre de  prendre conscience de votre rapport au temps et d’identifier de quel type de maladie du temps vous souffrez. C’est celle que l’on va découvrir maintenant.

La seconde marche consistera à identifier comment vous habitez votre temps.

La troisième marche vous permettra de connaître les 7 lois du temps.

La quatrième marche vous donnera des remèdes pratiques pour ne plus courir après le temps.

La cinquième marche vous permettra de prendre 5 bonnes habitudes pour définitivement ralentir.

Enfin, si vous voulez à coup sûr, vous guérir définitivement de cette maladie du temps, devenir un véritable maître du temps, je connais un coach qui vous y aidera…

En attendant, sans plus attendre, montons sur la Première marche :


( Source : gamonet)

Les maladies du temps que l’on n’arrive pas à maitriser se révèlent par des  symptômes variés qui vont se traduire par des expressions aussi diverses que:

–         Je manque de temps !

–         Vite, c’est urgent !

–         Au secours, je suis inondé(e) de mails !

–         Qu’est-ce que j’ai perdu de temps dans cette réunion !

–         Je n’ai pas le choix !

–         Vraiment, pas moyen d’être tranquille !

Si vous utilisez l’une ou plusieurs de ces expressions de façon assez courante, il se peut que vous soyez atteint(e)  par l’une des 6 maladies du temps.

– « C’est grave, docteur ? »

– « Je peux vous rassurer, on peut en guérir ! »

Mais avant d’envisager la guérison, je vous propose de lire en détail la signification de ces 6 expressions, d’en découvrir les symptômes qui s’y rattachent, les causes et surtout les conséquences de ces maladies du temps dans votre vie personnelle et professionnelle, pour vous et vos proches.

–         Dites-vous fréquemment: « Je manque de temps » ?

Si tel est le cas,

Vos Symptômes les plus fréquents :
Vous avez la perception de manquer continuellement et cruellement de temps. La liste de choses à faire ne cesse de grandir. Les tâches prennent plus de temps que prévu. Les activités à mener ne sont jamais assez claires pour vous. Les projets ont la fâcheuse tendance de se compliquer en cours de route. Les échéances que l’on vous donne sont toujours trop serrées. Vous avez souvent l’impression d’attendre après les autres. Vous éprouvez de la difficulté à obtenir à temps les informations ou le travail promis, ce qui vous  met en retard dans votre travail.

Ah !, si les journées pouvaient être plus longues et si on n’était pas obligé continuellement de courir après les autres, le travail serait tellement plus facile!

Les Causes :
Vous éprouvez des :

difficultés à évaluer correctement la durée des tâches à accomplir, les délais à prévoir et les échéances à respecter

–         difficultés à évaluer votre charge de travail quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle.

–         difficultés à évaluer l’ampleur et la complexité des tâches  à réaliser.

Enfin, vous sous-utilisez certainement votre agenda ou d’autres outils informatiques tels que gestionnaire de courrier électronique, outil informatique d’organisation de réunions,….

Les conséquences :

Vous devez souvent faire des heures supplémentaires.

Vous devez quitter tard le bureau.

Vous apportez souvent en fin de semaine, des dossiers à la maison au grand désespoir de votre famille. Vous vous sentez souvent surchargés, fatigués. Vous avez  hâte, oui vraiment hâte, de prendre des  vacances.

Dites-vous fréquemment  : « « Vite, c’est urgent ! »

Vos symptômes les plus fréquents :
Vous vous plaignez en fin de journée de n’avoir pu réaliser vos priorités à cause des nombreux imprévus et urgences. Vous attendez généralement la dernière minute avant d’entreprendre une tâche importante. Vous reportez au lendemain les tâches dont l’échéance est éloignée (c’est la fameuse procrastination). Vous entreprenez beaucoup de choses, mais vous en menez peu à leur terme. Le désordre de votre bureau traduit le combat quotidien que vous livrez aux nombreux feux à éteindre. Vous n’avouez pas facilement aimer jouer au pompier, mais vous préférez nettement l’action à la réflexion. « Je ne suis pas payé(e) pour penser, mais pour agir ! », aimez-vous répondre à ceux qui vous reprochent votre activisme débridé.

Les Causes :

Vous éprouvez des :

–         difficultés  à vous arrêter

–         difficultés à vous centrer sur vos priorités

–         difficultés à penser au long terme et à vous discipliner au quotidien.

Vous aimez agir sous tension, vous aimez les sensations fortes, vous carburez à l’adrénaline et plus généralement, vous trouvez l’action plus valorisante que la planification ou l’organisation.

Vous confondez l’urgent avec l’important. Si c’est urgent, c’est automatiquement important.


Les Conséquences :
Vous allumez autant de feux que vous en éteignez. Vous perdez beaucoup de temps (ou en faites perdre aux autres) à chercher des renseignements dans les piles de dossiers qui s’entassent sur votre bureau. Les tâches importantes mais non urgentes (projets à long terme, améliorations, formation, prévention, ménage des dossiers…) sont continuellement reportées. Vous dispersez votre énergie et épuisez votre entourage. Vous finissez vos journées  sur les rotules, mais redémarrez le lendemain telle une formule 1 sur la ligne de départ.

–         Dites-vous fréquemment : « Au secours, je suis inondé de mails » ou (variante) « j’ai plusieurs dizaines de mails (ou courriels) non lues » ?

Vos symptômes les plus fréquents :
Vous vous plaignez  d’être inondés de mails venant surtout de collaborateurs internes; d’être mis en copie pour des messages qui ne vous concernent pas; de recevoir des messages sans sujet ou au sujet imprécis, et le pire de tout au texte trop long. Vous lisez vos messages au fur et à mesure que vous les recevez et les laisser dans votre boite de réception qui peut contenir plusieurs centaines (voir milliers) de messages lus et non lus.
Vous n’osez pas détruire ou archiver les messages au cas où vous en auriez besoin plus tard. Vous jouez au ping-pong de courriels (multiples réponses) au lieu de décrocher le téléphone ou d’aller voir votre collègue pour discuter du sujet en question. Vous avez tendance a mettre en Cc votre supérieur ou les collègues concernés sans vous demander toujours s’ils ont réellement besoin de ce message. Vous aimez (trop) communiquer par courriel et oubliez que dans certaines situations, le téléphone, ou une discussion de vive voix, sont plus appropriés.

Les Causes :
Vous manquez de stratégie  sur « les bonnes pratiques du courriel ». Chacun l’utilise à sa façon.

Vous manquez de connaissance des fonctionnalités de votre logiciel de courriel : Outlook ou autre.

Vous évitez au maximum les communications interpersonnelles qui peuvent être confrontantes ou peu motivantes (si je vais le voir, j’en ai pour une heure, alors j’évite).

Les Conséquences :
Beaucoup de temps consacré chaque jour à la gestion des courriels. Pertes de temps à lire des courriels inutiles, trop long, ou imprécis. Difficulté à retrouver rapidement des informations au moment où l’on en a besoin. Appauvrissement des relations interpersonnelles. Travailler ensemble, c’est aussi se parler et se voir Lire la suite

Gagnez-vous ce que vous valez?


Beaucoup de personnes se plaignent de leurs revenus. Pourquoi d’après vous? Pas pour la somme qu’ils gagnent. Mais parce qu’il estiment que leur valeur personnelle est supérieure au revenu qu’ils possèdent.

Or, imaginons une femme chef d’entreprise qui s’investit énormément dans son travail et a un revenu très confortable, puis après plusieurs années de vie trépidante décide de souffler, de passer plus de temps auprès de ses enfants et de travailler à temps partiel dans un travail moins valorisant, mais qui lui laisse du temps libre. Son revenu va être divisé par 2, par 4, par 10. Cette femme aura-t-elle perdu de sa valeur? Non. Et elle ne se plaindra pas. Car tel est son choix! Or il est vrai que beaucoup de personnes se plaignent de leur situation présente et donc de leurs revenus.

Mais que font-ils pour augmenter leurs salaires? souvent rien!

Si vous êtes dans cette situation, je vous donne quelques petits trucs:

– améliorez la valeur du service que vous rendez

Comment faire? ça peut vouloir dire vous rendre indispensable, suggérer des améliorations sur votre lieu de travail, développer de nouvelles compétences, développer un nouvel outil, apprendre encore et toujours, vous faire coacher pour voir plus clair, vous former et devenir compétent, puis expert dans ce domaine précis,….

– augmentez le nombre de personnes à qui vous rendez votre service

comptez combien de personnes bénéficient de votre service en une semaine et prenez conscience que si vous multipliez ce nombre par 10, vos revenus exploseront. Pourquoi les présentateurs ou animateurs TV ou les sportifs de haut niveau gagnent des revenus souvent qualifiés d’indécents? Tout simplement parce que l’impact de leur prestation est considérable en termes de nombre. Comment faire? Apprenez à déléguer, à embaucher, à bien communiquer, prenez des risques en créant une entreprise, apprenez à vendre et à convaincre, …

Pour illustrer juste une anecdote:

– je fais souvent des formations dans mon domaine de compétence : je suis payé la journée une certaine somme et je la trouve tout à fait raisonnable

– j’ai été sollicité récemment pour participer à une émission de télé pour animer une petite chronique en direct dans mon domaine de compétence. Celle-ci a duré en tout et pour tout 6 minutes ! A la fin de ma prestation, on m’a indiqué que cela donnait lieu à une rémunération. J’ai été payé en termes de revenu horaire plus de 100 fois ce que je gagne habituellement.

A méditer…

Histoires inspirantes : conte d’amour a consommer sans moderation


C’était un vendredi matin. Un jeune homme d’affaires a finalement décidé de demander une augmentation de salaire à son patron. Avant de quitter la maison pour le travail, il a fait part de ses intentions à son épouse. Toute la journée, il s’est senti nerveux et inquiet. Finalement, vers la fin de l’après-midi, il a rassemblé son courage pour approcher son employeur et, à sa grande joie, ce dernier a accepté sa demande d’augmentation. Au comble de l’allégresse, le mari est arrivé à la maison où une table était mise, décorée de leur plus belle porcelaine et de bougies allumées. Sentant l’arôme d’un repas de fête, il s’est dit qu’une personne du bureau avait téléphoné à son épouse et lui avait raconté l’heureux événement. Il l’a retrouvée dans la cuisine et a partagé avec enthousiasme les détails de la bonne nouvelle. Ils se sont embrassés et ont dansé autour de la pièce avant de s’asseoir devant le magnifique repas préparé par son épouse.
Près de son assiette, il a trouvé une note écrite d’une manière artistique qui se lisait ainsi :  » Félicitations, mon chéri ! Je savais que tu obtiendrais l’augmentation ! J’ai préparé ce repas pour te montrer à quel point je t’aime.  »

Plus tard en se dirigeant vers la cuisine pour aider son épouse à servir le dessert, il a remarqué qu’une seconde carte était tombée de la poche du pantalon de sa femme.
La ramassant sur le sol, il a lu :  » Ne t’inquiète pas de ne pas avoir obtenu l’augmentation ! Tu la mérites de toute façon ! J’ai préparé ce repas pour te montrer à quel point je t’aime.  »


Tiré de :
Bouillon de Poulet pour l’âme Romantique

No comment !