Histoire inspirante : le maître et son disciple


Image tirée du film « Printemps, été, automne, hiver… et printemps » (2003) de Kim Ki-duk

Un maître zen et son disciple se
promènent au bord d’un lac.

Des ordures ont été déposées sur la berge,
offusqué le disciple le fait remarquer à son maître.

Il constate le fait et répond : « oui je vois cela »

Et aussitôt il lève les yeux et dit :

« Mais je vois aussi la splendeur de la nature,
j’entends le chant des oiseaux qui berce mon âme,
je sens le vent qui caresse mon visage … »

Ne laissez pas votre champ de conscience se rétrécir
sur le négatif, n’oubliez pas de contempler le beau.

Je vous recommande au passage le blog l’Oeil ouvert que je viens de découvrir ; un superbe blog de photos et d’haikus.

Comment unir notre corps, notre esprit et nos émotions


Le corps, l’esprit, les émotions. Nous connaissons ces trois entités. Mais alors que nous les avons considéré comme séparées depuis des siècles, les résultats des recherches les plus récentes dans le domaine des neurosciences nous amène à les considérer comme reliées. Or, ces trois entités souffrent. Jusqu’à présent, chaque entité était traitée par une approche spécifique visant à la guérir, mais indépendamment des deux autres. N’y-a-t-il pas la place à une approche intégrée, scientifique mais holistique, prenant en compte ces trois entités dans la globalité ?

Pendant des milliers d’années, l’homme a considéré que le corps et l’esprit étaient des entités distinctes. Ce distinguo a eu d’énormes conséquences. Du côté occidental, l’homme a été considéré avant tout comme un corps et la Médecine qui en a découlé s’est développée selon un axe de recherche scientifique et uniquement somatique. Du côté oriental, l’homme a été considéré avant tout comme une âme et la Méditation s’est développée sans aucune référence au corps et à ses spécificités.

En examinant les deux termes « Médecine » et « Méditation », on ne peut qu’être frappé de leur ressemblance en termes de sonorité de leur racine. Ces deux expressions auraient-elles une étymologie commune ?

La réponse est sans appel et affirmative. Le terme méditation vient du latin  » meditari  » et signifie  » s’exercer « ,  » réfléchir « . Le terme latin lui-même vient d’une racine indo-européenne med- qui signifie  » penser « ,  » réfléchir « . On peut le relier aussi à  » mederi  » qui veut dire soigner et nous a donné  » médecine « ,  » médecins  » et  » médicaments « .

Tiens, tiens : racine identique, approche différente…creusons un peu.

Les deux termes regroupent des méthodes visant la bonne santé de l’homme. Pourtant, il, existe une grosse différence entre les deux.

La médecine considère chaque maladie de l’homme séparément ; il s’agit d’une approche de type extérieure qui analyse les différentes parties de l’homme comme des entités séparées. Son découpage en disciplines organiques ou spécialités l’atteste. La Pneumologie traite des affections pulmonaires, la Cardiologie traite les affections du cœur, la Dermatologie traite les affections cutanées,…En résumé, la médecine essaie de vous faire retrouver la santé depuis l’extérieur. Pour cela, elle se repose sur une triade bien connue, le diagnostic clinique, le diagnostic complémentaire (biologie, imagerie,…) et la thérapeutique, elle-même fondée sur une double approche anatomique (étude des différentes parties de notre corps) et physiologique (fonctionnement des différentes parties de notre corps).

La méditation considère au contraire l’homme dans son ensemble ; il s’agit d’une approche de type intérieur, qui se saisit de l’homme en profondeur. Elle a une approche globale. En résumé, elle vise à maintenir votre être intérieur en bonne santé.

Pour complexifier cette double approche, une troisième branche constituée par l’approche psychologique ou psychothérapeutique s’est développée. Approche de type globale, elle s’est cependant focalisée sur l’esprit de l’homme comme une entité séparée.

Je renvoie ces trois approches dos à dos car elles sont toutes nécessaires mais insuffisantes pour guérir l’homme dans sa globalité.

Grâce aux découvertes de la physique quantique, nous savons maintenant que fondamentalement la matière est énergie et vice-versa. Il ne faudrait pas considérer qu’il existe de la matière, puis de l’énergie, puis de la matière, puis de l’énergie. Non, il s’agit de comprendre que tout est à la fois matière et énergie, simultanément. C’est la fameuse dualité onde-corpuscule , illustrée par cette métaphore du cylindre, objet qui a, en fonction des éclairages, à la fois les propriétés d’un cercle et d’un rectangle.

De la même façon, il est maintenant légitime de considérer l’être humain comme une entité fait de de matière, d’émotions et de pensées. Précisément, le corps de l’homme, les émotions de l’homme et l’esprit de l’homme seraient les trois faces d’une même structure, tour à tour. L’homme serait donc par essence psycho-animo-somatique, c’est-à-dire serait les trois simultanément, car il possède les propriétés des trois, mais il n’est ni la première, ni la seconde, ni la troisième.

Pour s’en convaincre, imaginez qu’au moment où vous lisez ces lignes vous apprenez que vous avez gagné une importante somme d’argent. Je suis certain que la plupart d’entre vous va ressentir une énergie importante, vous allez commencer à concevoir des projets, vous allez vous sentir joyeux, vous allez avoir envie de sauter, danser, crier,… Vos proches vous verront lumineux ou même illuminés. Vous serez en pleine forme.

Je vous invite à partager vos impressions sur cette nouvelle dans la section commentaires, ce sera très instructif!

Au contraire, si vous apprenez brutalement le décès de l’un de vos proches, votre réaction sera tout autre. Vous ressentirez un immense vide, si vous êtes debout, il est possible que vous deviez vous asseoir de peur de tomber, vous verrez la vie en noir, vous serez envahis par une immense tristesse et vos proches vous trouveront « gris, terne ». Il se peut même que vous tombiez malade.

Je vous invite à partager de nouveau vos impressions sur cette nouvelle dans la section commentaires, ce sera très instructif!

La partie de cette entité que l’on voit, que l’on sent, que l’on entend, que l’on touche, que l’on goûte s’appelle le corps. Cette partie est à la portée de nos sens. De la même façon, les deux parties du corps qui sont hors de portée de nos sens s’appellent l’esprit d’une part, siège de nos pensées et raisonnements intellectuels et l’âme d’autre part, siège de nos émotions. Il s’agit de trois états vibratoires de la même entité corpusculaire. Les différentes dimensions de l’expérience humaine peuvent être (artificiellement) scindées en « body », « mind » et « soul » pour les anglo-saxons. Il s’agit de trois niveaux d’information partant du plus matériel (le corps) au plus immatériel (les pensées) en s’articulant autour d’un noyau central, véritable cœur de notre expérience (les émotions). Notre esprit nous oblige à scinder pour une meilleure compréhension, mais en fait il s’agit d’un continuum d’informations.

Cette approche a t-elle une traduction pratique ? Certainement.

Si l’on considère cette approche comme vraie, la maladie peut débuter soit du côté corps, soit du côté esprit, soit du côté de l’âme, des émotions.

Les répercussions sont par contre toujours plurielles.

Prenons un premier exemple. Imaginez une personne anxieuse, dépressive, angoissée. Comment va se traduire ce mal-être ? Naturellement par des trains de ruminations, une perte de confiance en soi, de la peur à affronter les aléas de la vie,…Mais cela va se traduire également par des palpitations, de l’oppression dans la poitrine, un serrement de gorge, une fatigue physique intense ,…autant de traductions qui affectent les trois dimensions.

Prenons maintenant un deuxième exemple. Celui de l’effet placebo. L’effet placebo (du latin : « je plairai ») est défini comme l’écart positif constaté entre le résultat thérapeutique observé lors de l’administration d’un médicament et l’effet thérapeutique prévisible en fonction des données strictes de la pharmacologie. Cet écart est de l’ordre de 30 % habituellement et peut atteindre 60-70 % dans les migraines ou les dépressions. Autrement dit, le simple fait de croire en la possibilité de guérir augmente de façon significative la guérison en dehors de toute efficacité du principe actif délivré ou de la thérapeutique administrée. Il s‘agit bien d’un retentissement majeur de la sphère psychique sur la sphère somatique.

Nous pouvons prendre l’image de la pierre qui tombe au fond d’une étendue d’eau calme. La perturbation va se produire à l’endroit où la pierre à touché l’eau, mais les ondes traduites par les vagues à la surface atteindront les rives du lac ou de l’étang, bien à distance du lieu où la pierre est tombée. Lorsqu’un être humain « tombe » malade (tiens, comme une pierre « tombe » dans un lac), les vibrations liées à la maladie vont atteindre son esprit et son âme. C’est la raison pour laquelle il est possible que même si le corps est traité et même guéri par diverses thérapeutiques, la maladie persiste. Pour le médecin, le patient est guéri. Pour l’être humain, il reste malade car l’approche médicale a traité le corps, mais pas l’esprit, encore moins l’âme.

Quelle est au fond la maladie de l’homme ?

Afin de la préciser, on peut se poser quelques questions.

Quel est le pourcentage d’animaux fous, névrosés ? Nul

Quel est le taux de suicides parmi les animaux ? Nul

Il n’y a que l’être humain qui a ces spécificités. Sur Terre, aucun être vivant ne ressent ce malaise, cette anxiété, cette tension, cette maladie. Car il n’accepte pas ce qu’il est, à la fois doué d’une intelligence remarquable et certain de périr au bout de son voyage. Sa souffrance est donc permanente et sa maladie est finalement représentée par lui-même.

L’homme est finalement malade de lui-même.

Nietzsche a dit que « l’homme était un pont tendu entre deux impossibilités, toujours impatient d’atteindre l’impossible et toujours désireux de devenir complet. Ce désir de complétude est à la base de toutes nos souffrances. »

La Médecine par son approche uniquement somatique a tenté de libérer l’homme de ses souffrances physiques, au niveau superficiel, corporel.

Les approches psychiques de type psychothérapie, psychanalyse,…ont tenté de libérer l’homme de ses souffrances mentales.

Ces approches ont-elles réussi ?

Nous pouvons en douter  à la vue des statistiques annuelles témoignant, dans les pays occidentaux, du caractère régulièrement croissant du nombre de personnes stressées, déprimées, angoissées, consommatrices de produits tranquillisants et somnifères.

Selon moi, la seule approche pour laquelle nous avons assez de recul et assez de données scientifiques pour en mesurer les bienfaits,  et qui délivre de façon pérenne l’homme de ses démons, et notamment de la peur de la mort, est la Méditation. La science médicale a permis de repousser les limites de la durée de vie, mais accroître la durée de vie ne fait qu’accroître la période d’attente de la mort. En prolongeant la vie des personnes, en rendant la santé aux êtres humains, la Médecine a pu rendre la vie des êtres humains plus heureuse, mais ne pourra jamais enlever la peur de la mort.

La Méditation est la réalisation de cette immortalité, car elle permet de réaliser ce qui ne meurt jamais en soi. La Méditation est donc le complément indispensable à la Médecine, qu’elle soit somatique ou psychique. Elle permet une circulation de l’information plus fluide entre les trois états de la conscience, conscience du corps, conscience de l’esprit et conscience des émotions. Elle permet d’être conscient de tout ce que nous sommes dans l’instant. Ici et maintenant. Se centrer sur la respiration, être à l’écoute de notre souffle, inspirer puis expirer en pleine conscience permet d’apaiser nos pensées, d’équilibrer nos émotions, et détend notre corps. Nous pouvons alors nous considérer comme un tout. Apaisé. Enfin…

« Tant que nous n’aurons pas connu l’état d’harmonie intérieure, nous pourrons tout au plus vous soulager de la maladie – car votre harmonie intérieure est à la source de votre santé. » Paracelse (Médecin du 16è siècle).

Quelques lectures saines :

Etats d’âme de Christophe André

Médecine et Méditation d’Osho

La solution intérieure de Thierry Janssen

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http://scoopeo.com/blogs/comment-unir-notre-corps-notre-esprit-et-nos-emotions

http://blogasty.com/billet/370231-comment-unir-notre-corps-notre-esprit-et-nos-emotions–post

http://www.fuzz.fr/story/comment-unir-notre-corps-notre-esprit-et-nos-emotions-vivre-simplement-en-pleine-conscience

La meditation du Dimanche



Tree of Life – Vigor and Vitality – Elle Nicolai

Pour pénétrer dans les profondeurs

de la véritable nature de son propre Soi,

et pour se construire une vitalité valable

dans toutes les occasions,

rien ne peut surpasser la méditation.

Hakuin

La méditation du Dimanche


Quand vous pensez
que vous êtes mieux que les autres,
ce n’est que votre ego
qui vous joue des tours,
prenez garde !
Vous êtes ce que vous êtes,
rien de mieux,
une simple étincelle
dans le feu de la vie.

Tishan

Le bonheur selon Confucius de Yu Dan


Une analyse de l’ouvrage de Yu Dan.

Résumé du livre : « S’emparant des enseignement de Confucius, dépoussiérant ces classiques vieux de 2500 ans, Yu Dan ne propose rien moins que d’en restituer la philosophie aux hommes et aux femmes d’aujourd’hui. A mille lieues de l’approche déférente des universitaires, unhje relcture moderne et lumineuse de ces textes, qui nous initie à leur sagesse en nous en révélant les secrets. Des secrets pour comprendre notre monde et ses bouleversements, pour y trouver notre place et nous aider à être plus humains, et surtout plus heureux. »

Selon le dernier classement Relay-Relaxnews publié du 10 au 16 février 2010, qui établit les meilleures ventes grands formats de l’offre romans et essais, Le bonheur selon Confucius de Yu Dan se place en tête du top devant Le symbole perdu de Dan Brown.

Mais quel est donc cet ouvrage écrit par une chinoise inconnue, où il est question de bonheur et surtout d’un homme ayant vécu il y a  2500 ans ?

Pour commencer, je vais vous présenter en quelques chiffres cet ouvrage phénomène sous-titré « Petit manuel de sagesse universelle »  :

–          150 pages si l’on exclut la préface de Shan Sa et l’introduction d’Alexis Lavis

–          écrit par une professeure de littérature chinoise de 44 ans

–          publié en 2006 en chinois sous le titre traduit « Professeur Yu Dan explains the Analects of Confucius », puis en 2009 en anglais sous le titre « Confucius from the heart »

–          vendu à plus de 10 millions d’exemplaires en Chine

Confucius est sans doute le chinois le plus célèbre au monde et a vécu en Chine il y a 2500 ans. Pour plus d’infos, cliquez ici .

Était-ce un penseur ? Était-ce un sage ? Était-ce un philosophe ?

Dans l’introduction, Alexis Lavis nous dit qu’il n’est rien de tout cela. C’est un destin. En effet, le confucianisme représente l’union d’un homme et d’un pays, d’une culture, d’un monde. Et quel pays ? Sans doute, la première puissance du Monde. Passée et à venir.

Confucius serait-il donc intemporel ? Comme Jésus le Galiléen, Bouddha l’indien ?

Cet homme aurait-il donc encore des choses à nous dire, encore des choses à nous apprendre, à nous, femmes et hommes civilisés et évolués du 21è siècle ?

Plus encore, la vérité intemporelle de cet homme peut-elle éclairer le Monde agité que nous connaissons et nous laisser entrevoir un chemin qui nous amènerait à une meilleure compréhension, à une meilleure humanité, et au final à atteindre le bonheur ?

C’est tout l’objet de ce livre.

Tout d’abord, ce livre se réfère constamment au fameux ouvrage « Les entretiens de Confucius », compilation réalisée par les élèves du maître et qui rassemble son enseignement et les éléments de sa vie.

Mais laissons parler Yu Dan pour commencer la présentation de cet ouvrage : « La sagesse de Confucius m’évoque une source d’eau tiède et vivante » qui révèle immédiatement l’origine de ses maux à quiconque s’y plonge. Autrement dit, au lieu de décortiquer et analyser la pensée confucéenne, Yu Dan nous propose une immersion dans une fontaine d’eau tiède, régénératrice et bienveillante.

A nous maintenant d’y plonger !

Le livre est séparé en 6 chapitres ou 6 voies:

–          la Voie du ciel et de la terre

–          la Voie du cœur et de l’âme

–          la Voie du Monde

–          la Voie de l’amitié

–          la Voie de l’ambition

–          la Voie de l’existence

J’ai associé à chaque voie un sous-titre qui résume, me semble-t-il, l’essentiel du chapitre.

–          La Voie du ciel et de la terre (ou comment adopter l’attitude juste)

Cette voie nous permet de débuter aux fondements en nous apprenant comment les Chinois racontent la légende de l’origine du Monde (l’histoire des 3 et des 5 de Xu Zheng) où le ciel et la terre se scindent progressivement à la manière de deux essences : yang, légère et pure qui devient les cieux et yin, lourde, qui devient la terre. Pour les Chinois, cette idée de la maîtrise dans ces deux domaines de vie est essentielle, à savoir l’idéalisme et le réalisme.

Il s’agit d’une image que l’on peut rapprocher du voyage « Les pieds sur terre, la tête dans les étoiles » que je vous fais parcourir depuis plusieurs semaines. Cliquer ici.

Ensuite, la place de l’homme est précisée à travers l’image de Pan Gu: l’humanité est égale aux cieux et à la terre et les trois éléments constituent les 3 augustes. Autrement dit : les hommes sont dignes de respect et doivent se respecter eux-mêmes.

Pour Confucius, un équilibre harmonieux tant au niveau d’un individu qu’au niveau d’une nation, doit donc passer par ces 3 composantes qui se combinent dans notre cœur.

Ensuite, Yu Dan aborde la question de la richesse matérielle et spirituelle. Sans surprise, la pensée confucéenne nous rappelle que le bonheur n’est qu’un sentiment, qui n’a rien à voir avec la richesse ou la pauvreté mais dépend de notre être intérieur.

La personne idéale est pour Confucius un Junzi que chacun d’entre nous peut devenir.

Et Confucius nous indique la voie pour y parvenir. Cette figure du Junzi traverse tout l’ouvrage.

A la question : « Existe-t-il un seul mot qui puisse guider toute notre vie ? », Confucius répond : « La loyauté et la tolérance ». Cette réponse aussi brève qu’efficace doit nous faire réfléchir. Se montrer tolérant envers autrui, c’est en fait, s’accorder beaucoup plus de place. Le troisième mot clé de cette première voie est « l’humanité ».

Figurent également dans cette partie les réponses aux trois questions fondamentales suivantes:

–          Quelle est la personne la plus importante du Monde ?

–          Quelle est la chose la plus importante ?

–          Quel est le moment le plus important pour agir ?

–          La Voie du cœur et de l’âme (ou comment affronter le regret et la souffrance avec sérénité)

Une des phrases clés de cette voie est une citation du poète indien Rabindranath Tagore qui m’a beaucoup touché : « Ne pleurez jamais d’avoir perdu le soleil ; les larmes vous empêcheraient de voir les étoiles ».

Puisque nous ne pouvons éviter les déboires de notre existence, la position que nous adoptons envers eux est donc extrêmement importante.

Pour illustrer cela, vous découvrirez l’histoire de la jeune fille à la barrette. Magnifique !

Il est question dans cette voie, du courage et de l’esprit positif et optimiste à cultiver sans modération.

Trois principes essentiels du Junzi y sont expliqués : « la bonté sans inquiétudes », « la connaissance sans incertitudes » et «le courage sans peur » afin de ne plus se plaindre et parvenir à être heureux.

–          La Voie du monde (ou comment agir avec nos proches)

L’expression clé de cette voie est la voie du juste milieu, si chère à Bouddha.

Répondre au mal par le mal n’est pas souhaitable. Répondre au mal par le bien n’est pas souhaitable non plus. La troisième attitude consiste en « affronter les outrages avec calme, équité, largesse d’esprit et rectitude». Tout un programme…

De la même façon, l’excès de distance entre individus n’est pas souhaitable. L’excès d’intimité non plus. « Avertis tes amis avec franchise et conseille-les avec douceur. »

Ceci entre donc en résonance avec les limites des relations humaines qu’il faut établir.

–          La Voie de l’amitié (ou comment choisir judicieusement ses amis)

Les trois sortes d’amis utiles selon Confucius sont les amis droits, les amis fidèles et les amis cultivés. Les trois sortes d’amis nuisibles sont les amis flatteurs, les amis hypocrites et les beaux parleurs.

Certes, mais comment faire pour avoir de bons amis et éviter les mauvais ?

Pour Confucius, il nous faut d’abord être bienveillants, avoir le désir de nous lier aux autres et être capables de discernement. L’idéal est de se faire des amis parmi les gens heureux qui prennent plaisir à leur vie telle qu’elle est.

Au final, choisir ses amis, c’est choisir un mode de vie.

–          La Voie de l’ambition (ou comment choisir les moyens les plus proches de son cœur pour atteindre ses buts)

Pour illustrer ce chapitre, je ne résiste pas au plaisir de vous donner lecture d’une petite histoire qui illustre cette voie.

Un jour, un réformateur religieux du 15è siècle passait devant un immense chantier de construction, il vit une foule d’hommes dégoulinant de sueur qui transportaient des briques sous un soleil ardent. Il avisa l’un deux et lui demanda : « Qu’est-ce que vous faites ? ». L’homme répliqua d’un ton rogue : « Vous ne voyez pas ? Charrier des briques, c’est un boulot très pénible ! »

Il posa la même question à un deuxième ouvrier. Beaucoup plus placide que le premier, celui-ci rangea soigneusement les briques qu’il portait, et après un dernier coup d’œil à sa pile, répondit : « Je construis un mur. »

Il interrogea ensuite un troisième travailleur. Jovial et affable, ce dernier posa son fardeau, s’essuya le front et, relevant la tête, dit avec une grande fierté : « Nous bâtissons une église. »

L’histoire est assez démonstrative, non ?

Pour Confucius, la force des actes prime toujours la force des mots. Et l’on entreprend son voyage à partir d’une base fixe : nos valeurs. C’est en construisant à partir des aspirations de notre âme que nous pouvant faire de grands projets ou former de grandes ambitions.

A ce propos, avez-vous trouvé votre mission de vie ?

–          La Voie de l’existence (ou comment rendre notre vie plus fructueuse et plus riche)

Cette voie nous renseigne sur l’évolution des différents âges de notre existence et des repères de Confucius.

Avant trente ans, nous devons étudier et réfléchir puisque Confucius nous dit que « Etudier sans réfléchir est une occupation vaine ; réfléchir sans étudier est dangereux. »

A trente ans, on « prend position », on commence à faire son bilan.

Entre trente et quarante ans, on passe à l’âge ou l’on ne devrait plus éprouver d’incertitudes.

A cinquante ans, on doit « connaître le décret céleste ».

A soixante-dix ans, on ne transgresse aucune règle.

Et vous en apprendrez plus, beaucoup plus,…

Le livre de Yu Dan est passionnant, vivant et profondément contemporain.

Passionnant, parce que nous découvrons la pensée de cet homme hors du commun à travers ses enseignements dont la plupart n’ont pas pris une ride. A la lumière de notre époque contemporaine troublée, force est de constater que nous nous sommes éloignés de ces principes de sagesse universelle traitant de l’homme et de son rapport au Monde.

Vivant, parce que l’auteure ne se contente pas de nous faire part de ces pensées confucéennes, mais les enrichit par des anecdotes, des contes, des histoires et les fait vibrer en les confrontant aux questionnements suscités par notre Monde moderne

Profondément contemporain, enfin, parce que ce livre parle de développement personnel, de relations humaines, de projet de vie et d’attitude générale des hommes face au Monde, à leurs congénères et à la société avec la recherche du bonheur en filigrane de cet ouvrage.

Le bonheur selon Confucius est un livre à lire, à annoter, à laisser reposer, puis à relire au gré de ses envies, de ses questionnements, de ses réflexions.

Si vous souhaitez lire cet ouvrage, vous pouvez le trouver via ce lien :
Le bonheur selon Confucius : Petit manuel de sagesse universelle
Vous ne serez pas déçu(e).

Guillaume Rodolphe.

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Pratiquer la méditation diminue la sensibilité à la douleur en renforçant les zones du cerveau impliquées.


L’augmentation de l’épaisseur du cerveau peut réduire la sensibilité à la douleur selon les résultats d’une étude publiée dans un numéro spécial d’Emotion, la revue de l’American Psychological Association. Des chercheurs de l’Université de Montréal ont fait cette découverte en comparant l’épaisseur du cortex (substance grise) d’adeptes et de non-adeptes de la méditation Zen. Ils ont notamment établi que la pratique du Zen, discipline méditative plusieurs fois séculaire, peut renforcer la région centrale du cerveau (ou cingulum antérieur) qui régule la douleur.

« La pratique assidue de la méditation Zen semble avoir un effet sur l’épaisseur de certaines régions du cortex et l’augmentation de l’épaisseur corticale aurait pour effet, selon toute vraisemblance, de diminuer la sensibilité à la douleur, explique l’auteur principal de cette étude, Joshua A. Grant, doctorant au Département de physiologie de l’Université de Montréal et à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal. Nous avons découvert une relation entre l’épaisseur corticale et la sensibilité à la douleur; nos résultats corroborent ceux d’une étude antérieure sur le rôle de la méditation Zen dans la régulation de la douleur. »

Dans le cadre de cette recherche, les scientifiques ont recruté 17 adeptes de la méditation et 18 non-adeptes qui, en outre, n’avaient jamais pratiqué le yoga, ni souffert de douleur chronique ou de troubles neurologiques ou psychologiques. Joshua Grant et son équipe, sous la direction de Pierre Rainville de l’Université de Montréal et de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, ont mesuré la sensibilité à une douleur d’origine thermique causée par l’application d’une plaque chauffante sur les mollets des participants et ont ensuite pris des clichés d’imagerie par résonance magnétique structurelle de leur cerveau. Selon les résultats des examens d’IRM, les régions centrales du cerveau qui régulent les émotions et la douleur étaient significativement plus épaisses chez les adeptes de la méditation que chez les autres.

« Les postures souvent douloureuses associées à la méditation pourraient contribuer à l’épaississement du cortex et à une meilleure tolérance de la douleur », explique Joshua Grant, soulignant au passage que la pratique de la méditation pourrait être utile d’une manière générale dans la prise en charge de la douleur, pour la prévention de la perte de matière grise liée au vieillissement et pour toute affection caractérisée par une altération de la matière grise tels que les accidents vasculaires cérébraux.

Grant JA, et al. Cortical thickness and pain sensitivity in zen meditators. Emotion. 2010;10(1):43-53.

Sources :  ici et

La méditation du Dimanche


La gloire, la position,
les succès et la richesse
ont une tendance à gonfler
notre petit ego.
En conséquence, on s’égare
comme un voyageur
qui a perdu son chemin
et est incapable
de rentrer chez lui.

Keichu