Des séances de yoga géantes pour mettre un terme à la violence


Des séances de yoga géantes pour mettre un terme à la violence

Je voulais simplement partager cette info avec vous …

Source France 24

10/08/2010 / MEXIQUE

Pendant tout l’été, les mexicains sont invités à participer à des séances gratuites de yoga destinées à ramener la paix dans l’un des pays les plus violents au monde. Une initiative lancée dans la capitale qui pourrait s’étendre à d’autres régions.

Dès son arrivée au pouvoir en 2006, le président Felipe Calderon a déclaré la guerre aux cartels de drogue mexicains en mobilisant plus de 50 000 militaires, en renfort des effectifs de police. Les trafiquants ne se sont pourtant pas laissés impressionner. En quatre ans, leurs affrontements avec l’armée et la police ont fait plus de 28 000 morts. Depuis le début de l’année, on dénombre 7 000 victimes.

Plus besoin, dès lors, de se rendre à Ciudad Juarez où l’on recense plus de 2 600 morts en 2009, pour rencontrer des Mexicains angoissés à l’idée de se retrouver au mauvais endroit, au mauvais moment. Dans le même temps, la confiance dans les militaires s’érode au fil des dénonciations par les ONG mexicaines de cas de violations des droits de l’homme par des soldats.

Face à ces tensions, la ville de Mexico propose régulièrement, depuis plusieurs mois, des séances géantes de yoga gratuites. Comme si les prières du deuxième pays catholique au monde ne suffisaient plus pour mettre fin à la violence.

« Le yoga permet d’encourager la paix et le vivre ensemble »

Susana Martinez de la Borbolla pratique régulièrement le yoga dans une des écoles de la capitale.

La première fois que je me suis rendue à une séance géante de yoga c’était par simple curiosité. Il existe différents types de yoga et je voulais en essayer d’autres avec ma fille.

Vers 8 heures du matin, nous avons rejoint un groupe d’amis au Zocalo de Mexico [place centrale de la ville]. Nous étions plus de 700 avec nos tapis à écouter un professeur de yoga. Il y avait une vingtaine d’assistants qui nous aidaient à effectuer les mouvements. De toute façon, la leçon n’était pas trop dure. Les débutants pouvaient facilement la suivre.

C’est vraiment très convivial de se retrouver avec tous ces gens réunis au centre de la capitale. Pratiquer le yoga, c’est une expérience relaxante pour le corps et pour l’esprit. On apprend à contrôler la douleur physique et à améliorer sa concentration. À l’issue de la séance, j’étais remplie d’énergie positive pour ma semaine. Il y avait une telle harmonie dans la rue de la capitale.

Le yoga permet d’encourager la paix et le vivre ensemble, il n’a que des effets positifs. Tout le monde devrait le pratiquer pour améliorer notre manière de vivre dans la capitale. Il faudra convaincre chaque personne l’une après l’autre de ses bienfaits. J’aimerais un jour que plus de personnes le pratiquent dans le pays. »

Des centaines de personnes sont venues prendre la position du chameau, du lion ou de la tortue. Photo postée le 8 août 2010 par SalimKuri.

Mouvement de yoga appelé salutation au soleil. Photo postée par EdworldTR.

À la fin de la séance, les Mexicains sont invités à écrire leurs vœux sur un tableau blanc. On peut y lire « Le monde mérite un grand sourire ». Photo postée le 8 août 2010 par RenoBarlotti.

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Interview de Bernard Giraudeau : Je pense que l’amour et la joie sont liés


Je pense que l’amour et la joie sont liés…

Quelques mois avant sa mort en juillet 2010, Marc de Smedt (Nouvelles clés) avait rencontré Bernard Giraudeau pour un entretien autour de la Joie. Un homme lumineux et serein, passionné par les pratiques de la méditation qui l’avaient aidé à vivre durant sa longue maladie. Voici cet entretien dans son intégralité.

Quand j’ai commencé à parler de mon cancer, j’ai levé certains tabous dans les médias. Ainsi, à travers les émissions télévisées, j’ai pu constater que ce partage créait des retours immédiats et que beaucoup de gens étaient non seulement heureux de mon témoignage, mais que cela les libérait d’entendre parler de leur propre mal. Certes chaque cancer est unique, avec des vecteurs pathologiques particuliers, mais il est important d’échanger : or les personnes malades souvent n’osent pas et ne savent pas en parler. Pourtant, il est important d’exprimer ce que l’on ressent et d’écouter ce que les autres ressentent. Je pense que le fait que je témoigne de mon chemin à travers la maladie et, disons-le, de mon chemin spirituel, a pu aider à éveiller des démarches où l’on ne fait pas que subir le cancer mais où l’on comprend que c’est aussi un chemin de réflexion sur soi-même et au-delà de soi-même : la maladie devient ainsi un vecteur de conscience.

Nouvelles Clés : Vous irradiez d’ailleurs d’une véritable joie de vivre…

Bernard Giraudeau : Je profite mieux de tous les instants de la vie, de mes rencontres avec mes enfants, de ma compagne, des gens que je croise. Je pense que l’amour et la joie sont liés, et se retrouvent dans une intense présence dans l’instant. La joie profonde peut se confondre avec l’altruisme, mais ne peut se limiter à l’excitation d’une suite de joies superficielles. On ne peut être dans une authentique joie sans amour, me semble-t-il. J’ai appris à me poser et à écouter : mon chemin dans la maladie, la prière sans objet et la méditation m’ont ouvert à la joie profonde ; il s’agit là d’un rapport avec soi, avec les autres, avec l’univers, et avec l’infini. Face au mystère insondable qui nous entoure, la plus grande humilité est de respecter cette ignorance-là et de l’aimer. À travers les lueurs que j’entrevois de temps en temps, il me semble deviner quelque chose qui donne un sens à notre passage ici-bas. Je ne veux pas parler de Dieu ou d’un Grand Architecte, car je crois que ces notions nous dépassent infiniment. Tout en étant très attentif à ce que peuvent me dire les gens de foi religieuse, j’essaie d’atteindre une foi toute simple : la foi en la guérison, la foi en l’autre, la foi en l’amour, je crois en cela. Et je précise que l’important n’est pas de guérir la maladie, c’est de guérir l’homme, de se guérir soi. Si l’on se guérit soi, peu importe la maladie. Pour combattre la maladie, il faut savoir aussi lâcher prise avec sa menace.

N.C. : Qu’est-ce qui vous a personnellement aidé dans ce processus ?

B.G. : Au début, pris dans cette sorte de centrifugeuse qu’est la découverte du mal, on part un peu dans toutes les directions, on grappille tout ce qui peut sembler faire du bien et donner des armes pour affronter ce qui nous arrive. Le premier chemin exploré a été celui de l’hypnothérapie : j’ai donc essayé de lutter contre les douleurs des opérations par des visualisations et des méthodes sophrologiques.

Avant la maladie, j’étais déjà marié avec la nature qui me parle, qui me vivifie, qui me met en joie : j’ai donc évidemment aussi gardé ce contact qui a toujours été pour moi une méditation permanente. Et puis les rencontres sont importantes, surtout celles qui apaisent, qui tranquillisent : ma rencontre avec David Servan-Schreiber m’a énormément aidé en cela. Il m’a permis de me sentir plus serein face à la maladie. Non que j’avais ou que j’aie peur de la mort, bien que je ne sois pas encore prêt à partir du fait de ma curiosité de découvrir encore plein de choses. Mais le maelström causé par la maladie appelle un besoin de sérénité. J’ai essayé d’autres méthodes encore qui m’ont fait du bien : l’acupuncture par exemple, ou le tai chi et le qi kong, dont les mouvements parlaient au corps de l’ancien danseur que je suis. Je continue dans ces voies-là tout en privilégiant la méditation, qui est la technique la plus simple et la plus accessible à la demande : j’en fais environ une heure, le matin et parfois dans la journée, ce qui m’aide à rester dans la pleine conscience et à apaiser mes moments de stress, qui peuvent être intenses. Cela me permet d’entrer dans l’acceptation sans la résignation, un double état qui permet de mieux donner du sens à tout ça. Tout cela forme un choix de vie qui me rend plus heureux que je ne l’étais.

N.C. : Ce qui signifierait que ces démarches vous ont aidé à faire des pas dans votre évolution tout en vous rendant heureux de vivre malgré la maladie…

B.G. : Oui, j’ai bien sûr aussi été heureux de vivre jadis comme un grand voyageur qui a navigué sur toute la planète, comme un amoureux de la nature, avec une énorme curiosité et un appétit d’aventures. Mais à partir du moment où je peux moins bouger, c’est un autre voyage qui a commencé et qui se révèle vraiment passionnant.

N.C. : Quel conseil donneriez-vous à un jeune pour mieux vivre sa vie ?

B.G. : Ce que je dis à mes enfants, c’est d’être dans la disponibilité et la curiosité, mais surtout dans l’attention au maximum dans chaque instant. C’est aussi d’être suffisamment poreux aux autres. Et de continuer à s’émerveiller. Il suffit de regarder la nature très attentivement pour constater que ce qui se passe là est inouï. Le miracle de la vie est permanent. Grâce à l’attention dans l’instant, il faut et on peut se dire chaque jour que la vie est merveilleuse et incroyable : on ne peut qu’être humble et en état de joie devant cela.

Que dire de plus?…le silence et c’est déjà beaucoup!

Hommage à Bernard Giraudeau


«Grâce à  la maladie on guérit la vie »

Il  était « comédien, réalisateur et écrivain. Il y a dix ans, lorsqu’il affronte le cancer, il a l’impression que « ce n’est pas la mort mais la vie qui frappe à (sa) porte ». Pour lui s’ouvre une autre relation au monde. Qui passe notamment par un travail de méditation quotidien. Pour ce voyageur infatigable, c’est une nouvelle aventure intérieure qui commence. C’est en méditant, et non en comédien, qu’il a lu les méditations de Jon Kabat-Zinn… »

Quel bel hommage à la méditation et ses bienfaits…

Pour écouter les méditations de Jon Kabat-Zinn à travers la voix de Bernard Giraudeau , DECOUVREZ le livre MEDITER

Cultiver et partager le bonheur au quotidien


Je vous propose d’aller visiter nos amis belges

Le Vendredi 24 septembre 2010

De 8h30 à 17h15

Centre culturel d’Auderghem (Bruxelles)

« Cultiver et partager le bonheur au quotidien »

Symposium interdisciplinaire sur la psychologie positive

avec

Christophe André, Isabelle Filliozat, Thomas d’Ansembourg, Jacques Lecomte, Eric Lambin et Matthieu Ricard

Matthieu Ricard
Eric Lambin
Isabelle Filliozat
Thomas d’Ansembourg
Christophe André
Jacques Lecomte

Et de 19h à 21h30

« Regards croisés sur le bonheur »

Conférence interactive avec les mêmes intervenants

Christophe André, psychiatre français, décryptera les mécanismes du bonheur et abordera l’utilité de la psychologie positive pour tous.
Isabelle Filliozat, psychologue, psychothérapeute et auteure française, développera la question du bonheur en famille.
Thomas d’Ansembourg, auteur et psychothérapeute belge, proposera quelques outils pour être présent de manière plus harmonieuse à nous-mêmes et aux autres.
Jacques Lecomte, docteur en psychologie, président de l’association française et francophone de psychologie positive, nous parlera de la complémentarité entre transformation personnelle et transformation sociale.
Eric Lambin, professeur à l’UCL et à l’Université de Stanford, nous guidera de manière positive à travers les multiples interactions entre bien-être individuel et protection de l’environnement.
Enfin, Matthieu Ricard, moine bouddhiste français, abordera les effets positifs de la méditation et de l’altruisme tant d’un point de vue scientifique que philosophique.

Plus d’infos ici.

Etes-vous Vata, Pitta ou Kapha ?



Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler du plus ancien système médical de l’Histoire. Rien que ça ! Cette médecine commence à se développer en Occident, notamment en France, mais est encore confidentielle : la médecine ayurvédique. Elle a été reconnue officiellement par l’OMS en 1982.

Ayurveda, c’est quoi ça ?

En sanskrit,  » Ayur  » signifie la vie, et  » Veda  » la science ou la connaissance. Créée par les Rishis, les Sages de l’Inde classique, l' »Ayurveda « peut donc se traduire littéralement par  » Connaissance de la vie ou science de la longévité « .

Originaire de l’Inde, l’Ayurveda, ou médecine ayurvédique, est un système médical complet et cohérent, tout comme le sont la médecine occidentale ou la Médecine traditionnelle Chinoise par exemple. La tradition indienne fait remonter ses débuts à 5 000 ans, même 10 000 ans. Toutefois, les écrits sur lesquels repose le savoir médical ayurvédique que nous connaissons aujourd’hui sont moins anciens.

Encore peu connu en Occident, l’Ayurveda commence pourtant à susciter l’intérêt du public et ses praticiens sont en voie de se tailler une place croissante parmi les professionnels de la santé. L’approche résolument holistique de la médecine ayurvédique, c’est-à-dire fondée sur une visions globale de l’être, compte sans doute pour beaucoup dans ce nouvel engouement. Point crucial qui la différencie de notre médecine occidentale : c’est le malade qui est soigné, non pas sa maladie. Ainsi, 3 personnes aux prises avec la « même » migraine seront traitées de façons fort différentes, selon leur constitution, l’origine de leur mal et les caractéristiques spécifiques de leur migraine. Bien entendu, il s’agit d’une approche totalement en contradiction avec la conception de notre médecine occidentale.

Le praticien ayurvédique cherche à guérir la personne en l’aidant à retrouver l’équilibre perdu, ce qui, selon l’Ayurveda, constitue la véritable cause de la maladie. On part du principe qui veut qu’un être en harmonie avec son environnement, et dont le mode de vie est équilibré sera naturellement heureux et en bonne santé. C’est lorsque cet équilibre est rompu qu’apparaît la maladie. Le praticien utilisera diverses techniques pour comprendre la nature de la personne, déceler les déséquilibres particuliers qui causent sa maladie et l’aider à retrouver son état naturel de bonheur et de santé.

L’homme, l’univers, les cinq éléments

Les tenants de l’Ayurveda considèrent que la personne est un microcosme de l’univers. Et tout ce qui existe dans l’univers serait constitué de 5 éléments fondamentaux : l’éther ou espace, l’air, le feu, l’eau et la terre. Ces 5 éléments se combinent pour former 3 forces fondamentales, les doshas (Vata, Pitta et Kâpha). L’équilibre et les interactions entre ces éléments déterminent la nature de chaque personne sur les plans physique, émotionnel, intellectuel et spirituel. La tridosha, ou l’équilibre relatif des 3 doshas entre eux, détermine donc la nature spécifique de chaque personne : sa prakriti ou constitution.

VATA : L’espace et l’air forment Vata, la force qui régit les mouvements biologiques et rythme le métabolisme : respiration, élimination, rythme cardiaque, échanges intracellulaires, système nerveux sympathique. Il siège dans le gros intestin, la vessie, les os, la peau, les oreilles et les cuisses. Sur le plan émotionnel, il s’exprime dans la joie, l’anxiété, la nervosité, la fraîcheur, la légèreté, la peur et la douleur.

PITTA : Le feu forme Pitta, la force qui régit l’énergie physique, la digestion, l’absorption, l’assimilation. Il siège dans le foie, l’estomac, le pancréas, le duodénum, l’intestin grêle, la peau et les yeux. Sur le plan émotionnel, il s’exprime dans la colère, la jalousie, la haine, la violence.

KAPHA : L’eau et la terre forment Kâpha, la force structurante du corps, ce qui relie les divers éléments entre eux : le lubrifiant des articulations, l’humidité de la peau, la vitalité des divers tissus corporels, la force immunitaire, l’énergie du coeur et des poumons. Il siège dans la poitrine, la gorge, le cou, la nuque, la langue, l’hypothalamus, le nez, les tissus adipeux, les articulations, les fluides corporels. Sur le plan émotionnel, il s’exprime par l’amour, le pardon, la générosité, le courage, l’attachement, le calme, l’envie et l’avarice.

La constitution de chaque personne est caractérisée par une combinaison spécifique de ces 3 doshas. Suivant le ou les doshas qui dominent, on peut déterminer le type physique et psychologique auquel appartient le patient. Cette constitution ou tridosha est fondamentale car d’elle dépend la thérapeutique administrée. La première tâche du praticien ayurvédique sera donc de déterminer la tridosha de son patient, ce qui fournira des indications précises sur la nature de la maladie et sur les stratégies de guérison indiquées.

Tel un praticien ayurvédique, je vous propose de partir à la découverte de votre votre constitution, votre dosha dominant, en répondant avec soin à ce petit questionnaire ici .

La médecine ayurvédique en pratique

Pour explorer les causes et les divers aspects de la maladie, le praticien ayurvedique prendra d’abord les pouls de la personne. La médecine ayurvédique a poussé cette pratique à un impressionnant degré de précision et d’efficacité, qui va bien au-delà du nombre de pulsations à la minute.

Il examinera également les caractéristiques physiques du patient, la nature de sa peau, de ses cheveux, de son appétit, l’état de ses yeux, de ses ongles, de sa langue, de son urine et de ses selles.

L’étude attentive de tous ces signes le renseignera sur la nature du problème qui touche la personne. Un praticien expérimenté peut même percevoir les signes d’un déséquilibre susceptible de causer une maladie avant qu’elle se manifeste. Il pourra alors aider la personne à corriger le déséquilibre, prévenant ainsi l’apparition de la maladie. Cet aspect préventif est d’ailleurs crucial en Ayurveda. On tâche d’éveiller l’intelligence innée du corps et de l’esprit, de leur restituer leur faculté naturelle à prévenir la maladie, et d’entretenir la joie et la sérénité. On veille à créer une situation où la maladie n’a pas d’emprise, à renforcer les défenses naturelles de l’organisme et à stimuler les processus d’élimination des toxines et des impuretés dans le but de préserver la santé.

Les traités de médecine ayurvédique témoignent d’une étonnante et profonde connaissance des processus biologiques, physiologiques et métaboliques. Ainsi, on trouve dans des écrits datant d’avant notre ère la description d’une maladie qui résulte d’une mauvaise alimentation et du sédentarisme, et qui se manifeste par l’accumulation d’une substance grasse sur les parois des vaisseaux sanguins. Ca vous rappelle quelque chose ? Il s’agit en effet sans doute de la plus ancienne description de l’hypercholestérolémie, de ses causes, des conséquences qu’elle entraîne et des moyens à prendre pour l’éviter.

Les stratégies de traitement en médecine ayurvédique

Pour rétablir l’équilibre perdu, le praticien ayurvédique dispose d’une foule de techniques visant à transformer le corps et l’esprit. Il pourra :

–       élaborer un régime alimentaire adapté aux besoins spécifiques de la personne (diététique)

ou prescrire

–       des préparations d’herboristerie ou d’aromathérapie,

–       des cures de désintoxication,

–       des massages,

–       des exercices de yoga,

–       des séances de méditation,

bref, tout un programme destiné à modifier le mode de vie de la personne. Le médecin est souvent considéré comme une sorte de conseiller qui guide le malade sur la voie de sa guérison. Un coach médical, en quelque sorte !

Voilà ce que je voulais partager avec vous. Une ouverture sur une autre médecine, qui vise à maintenir l’équilibre de votre être. J’en avais déjà un peu parlé dans cet article récent.

Selon les traditions de l’Inde, les 4 objectifs de la vie humaine sont :

DHARMA, accomplir son chemin
ARTHA, acquérir l’aisance matérielle
KAMA, satisfaire ses désirs dans le respect d’autrui
MOKSHA, atteindre la libération

C’est tout ce que je vous souhaite pour vous et vos proches.

Pour approfondir sur l’Ayurveda:

–       Le livre de l’ayurveda

–       Ayurveda, science de l’autoguerison

–       Mincir en douceur grâce à l’ayurveda

–       Les plaisirs gourmands de la cuisine ayurvedique

Pour consulter auprès de praticiens ayurvediques :

Association Ayurveda France

Quand le régime est mauvais, les médicaments sont inutiles.
Quand le régime est correct,  les médicaments ne sont pas nécessaires.

Ancien proverbe Ayuvédique

Sources : Ayuvéda Concept

Si vous avez aimé l’article, vous pouvez lui donner un coup de main:

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Pour fuzz

La necessite de l’altruisme


La nécessité de l’altruisme par Matthieu Ricard (photographe : Matthieu Ricard)

J’ai assisté il y a quelques jours à Paris à une conférence de Matthieu Ricard intitulée : « La nécessité de l’altruisme ». Je voulais partager avec vous ce moment.

Qui est Matthieu Ricard ?

Tout d’abord, je voudrais vous rappeler qui est Matthieu Ricard. C’est un moine bouddhiste, photographe et auteur. Il  est le fils du philosophe et journaliste Jean-François Revel. Il vit et travaille dans la région himalayenne depuis quarante ans. Il est l’interprète français du Dalaï-lama. Matthieu Ricard fait don de tous les revenus de son travail à trente projets humanitaires en Asie auxquels il consacre une grande partie de son temps coordonnée par l’association Karuna-shechen, qui met en place des projets humanitaires dans le domaine de l’éducation, de la santé et de préservation de l’héritage culturel.  Huit écoles ont été ainsi construites, dont les dernières en bambou ; l’une d’entre elles regroupe 800 enfants. Au plan sanitaire, 16 cliniques ont vu le jour et 100.000 services médicaux ont été prodigués. Une clinique construite au Népal reçoit 45.000 patients par an dont 60% sont traités gratuitement. Enfin, 12 ponts ont été construits, éléments vitaux pour la sécurité des habitants et pour le développement économique de ces régions reculées. Pour plus d’informations sur l’association Karuna-shechen dont il est le fondateur et président :  www.karuna-shechen.org.

La conférence

La salle était comble ; je dirais environ 1000 personnes. L’auditoire était varié. Des jeunes et des moins jeunes, un moine tibétain ; quelques invités célèbres comme Christophe André et surtout beaucoup beaucoup d’anonymes. La conférence a duré environ 1h30 et MR a parlé sans note, assis, d’une voix claire et posée, s’appuyant parfois sur quelques images projetées.

J’aimerai maintenant en quelques lignes vous donner les principaux éléments de la conférence qui ont retenu mon attention.

  1. L’égoïsme n’est pas le propre de l’homme

MR a commencé sa conférence en nous indiquant que l’altruisme était comme un fil d’Ariane entre les 3 temps :

–          Le temps économique (celui de l’instantanéité) : qui va de plus en plus vite

–          Le temps humain (celui qui dure environ 100 ans)

–          Le temps de l’environnement (plusieurs centaines, voire milliers d’années)

La première partie de la conférence aurait pu s’intituler « comment combattre les idées reçues sur l’égoïsme ».

Dans cette première partie, notre moine tibétain s’est centré sur le combat de l’idée répandue selon laquelle l’homme est égoïste (et sous-entendu le restera). En s’appuyant sue de nombreux exemples pris dans l’Histoire (Les Justes qui ont sauvé des Juifs pendant la seconde guerre mondiale souvent au péril de leur vie) ou d’anecdotes (l’homme qui a sauvé un passager tombé sur les voies du métro New-Yorkais), il a combattu avec conviction l’idée selon laquelle l’homme est et restera centré sur lui-même et qui prône que tout acte apparemment altruiste n’est que de l’égoïsme déguisé.

Il est revenu sur le fait que tout altruisme entraine chez celui qui le pratique une harmonie retrouvée avec soi-même. Cette harmonie n’est pas une motivation première de l’acte, mais en est une simple conséquence, intrinsèquement relié comme « la chaleur d’une flamme et cette flamme ».

  1. Si l’altruisme existe, il est nécessaire de le cultiver

Au plan génétique, nous pouvons considérer que nous sommes quasi identiques qu’il y a 50.000 ans. Autrement dit, attendre de voir éclore le gène de l’altruisme semble bien trop long si l’on considère notre échelle de temps.

Au plan culturel, il n’est pas impossible qu’être altruiste donne un avantage sur les égoïstes. En effet, si les altruistes grandissaient en nombre et coopéraient, ils pourraient tirer avantage de cette coopération sur les égoïstes qui, par essence, ne coopèrent pas. Car ils sont égoïstes !

Enfin, deux concepts scientifiques sous-tendus parr des découvertes récentes viennent appuyer ces considérations :

–          L’épigénèse : l’embryon se construit graduellement par addition de parties nouvelles. On sait maintenant que notre héritage génétique est comme un plan qui peut ou non être mis à exécution.

–          La neuroplasticité : Le système nerveux n’est pas un système figé. Il est le siège d’un remodelage permanent de ses connexions lui permettant de se développer (stade embryonnaire et post-natal), puis de s’adapter à de nouvelles contraintes environnementales (stade adulte). J’en avais parlé dans un de mes précédents articles.

Aussi, nous ne pouvons pas attendre une éventuelle modification génétique ou compter sur d’autres personnes qui par voie de contigüité pourraient étendre l’altruisme. Il nous faut commencer par nous-mêmes. Et cela peut valoir le coup car rien n’est figé et surtout pas notre cerveau.

  1. Comment développer notre altruisme ?

Première constatation : nous en avons tous le potentiel. Nous sommes bienveillants naturellement à l’égard de nos enfants, de notre famille, de nos proches. Parfois de nos collègues et ça s’arrête souvent là.

Deuxième constatation : Ces états mentaux sont fugaces. Ils sont vite remplacés par d’autres états mentaux, des pensées,…

Troisième constatation : Cultiver des états mentaux spécifiques n’appartient pas à notre culture occidentale. Autant, nous pouvons passer beaucoup de temps à apprendre à lire, à écrire, à compter, à jouer aux échecs, à pratiquer un sport, à promouvoir son activité de blogueur(se),…autant l’apprentissage du maintien d’un état de bienveillance n’est pas développé dans nos pays jusqu’à présent.

C’est la pratique de la méditation qui permet à notre esprit de cultiver et de maintenir notre état d’esprit de bienveillance, de compassion.

Cet altruisme absolument nécessaire est devenu indispensable dans la crise que nous traversons.  Une conférence du Mind and Life Institute vient d’avoir lieu sur le thème de l’altruisme et de la compassion dans les systèmes économiques.

Pour finir, MR nous a fait pratiquer une courte séance de méditation de 5 minutes environ. Et c’est toujours très émouvant de méditer en silence, yeux clos, avec 1000 autres personnes.

Enfin, si l’on devait résumer cette conférence en trois mots les mots seraient ceux prononcés par MR en réponse à une question dans la salle sur la manière de passer de la parole aux actes.

D’abord la vue : voir ce qui est, être attentif, ne pas se laisser abuser par une vue court-terme et aller au-delà de ce qui est perceptible au premier coup d’œil

Ensuite la méditation : qui permet de cultiver un état de bienveillance et de compassion

Enfin, l’action qui permet de traduire notre bienveillance  en actions concrètes pour autrui.

Oui, l’altruisme est une nécessité !

Si une conférence de Matthieu Ricard est programmée dans votre ville, ne la ratez pas ! Non seulement, vous écouterez un occidental  bouddhiste qui met en œuvre concrètement l’altruisme dans sa vie, ensuite vous pourrez pratiquer quelques minutes de méditation , mais surtout vous serez utiles car les bénéfices sont reversés à l’association Karuna-Shechen. Vous pouvez consulter ce lien.

Sinon, pour acheter les ouvrages récents de Matthieu Ricard, vous pouvez le faire via ce lien.

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Fuzz

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Pourquoi ils méditent? Dossier Nouvel obs Les pouvoirs de la méditation


Les cadres surmenés sont de plus en plus nombreux à «observer leur souffle» et à «regarder leurs pensées passer». Que cherchent-ils ? Que trouvent-ils ? Leurs réponses

Tous les jours – à l’hôtel, dans un avion, chez lui ou plus rarement à l’arrêt du bus – Jean-Michel, 47 ans, médite. Au moins deux heures. Une le matin, une le soir. Artiste, toujours par monts et par vaux, il s’astreint à cette discipline. «Mais attention vous allez décourager vos lecteurs si vous citez mon exemple. » Que Jean-Michel reste serein : il y a autant de pratiques de méditation que de méditants (voir p. 16). Surtout parmi ceux qui le font en «indépendant», c’est-à-dire sans maître ni gourou de peur d’être embrigadés dans une chapelle, voire une secte. Ceux-là pratiquent une sorte de méditation à la carte. Avec l’aide d’un manuel livre ou CD – ou les conseils d’un ami plus expérimenté. Ils forment les bataillons des nouveaux convertis. On les trouve de plus en plus nombreux parmi les «branchés». Citadins hyperactifs, comme ils se définissent en quête de la touche pause.
Jean-Michel organise parfois chez lui des séances de méditation informelles. Il y convie des aguerris comme lui et quelques néophytes. C’est à cette occasion qu’une de ses amies, Valérie, a sauté le pas. Scientifique de formation, plutôt cartésienne, femme d’affaires dans la mode, cette mère de deux enfants « tournait autour du truc » sans se décider vraiment. «J’avais une appréhension pour les stages beatniks. » Trois heures à «observer son souffle et regarder ses pensées passer», et la voici prête à recommencer. C’était il y a quinze jours. Elle n’en a pas eu l’occasion depuis. Mais son état en postméditation lui a plu. «Je planais. » Peut-être trop, d’ailleurs, au goût de la chasseuse de têtes chez laquelle elle a, dans la foulée, rendez-vous : «J’avais la tête ailleurs. Je ne cherchais pas à me vendre. Je n’avais plus la niaque. »
Valérie est encore un peu béotienne pour discourir longuement des vertus de la méditation. Mais pas des motivations : « On reçoit 1600 mails par jour On est sur son BlackBerry en permanence. Il faut absolument trouver quelque chose pour contrecarrer ces technologies qui nous font faire tout plus rapidement. » Tout comme elle, Lucie, 38 ans, est, selon son expression, une «Parisienne typique un peu stressée ». Cette responsable de relations institutionnelles se compare même au lapin survolté de Duracell. Arrive un moment « où il faut trouver le bouton on-off pour ne plus être dans une agitation continuelle». Voilà le leitmotiv. Prendre le temps de respirer (au sens le plus méditant du terme). Vingt minutes par jour, le plus régulièrement possible. Seul le plus souvent et parfois en petits groupes : une étudiante en socio, un informaticien, un architecte… des CSP++ mais d’horizons variés. Quelques babas cool et beaucoup de branchés. C’est «une expérience radicale pour des gens nerveux et bêtes comme moi» et « un travail qui permet de refaire une page blanche». Pour Jean- Michel, c’est « comme reconfigurer un disque dur ».

« On est dans une bulle »
Du lapin, on passe à la «centrale électrique » ou à la « centrifugeuse » avec Violaine. Ce sont les deux expressions utilisées par cette créatrice dans la pub pour décrire sa vie professionnelle. A 33 ans, cette autre jolie jeune femme a déjà l’impression de s’être brûlé les ailes au boulot : le stress, les ego des gens… «Je ne veux pas être abîmée par ça. » Du yoga, la voilà tout naturellement tombée dedans. « C’est un moment pour soi. On est dans une bulle. Cela permet d’être plus puissant dans le quotidien. Plus détendu. » Elle parle de sa génération « moins obsédée que la précédente par le boulot, le fric… Et plus concernée par la planète, la nécessité d’agir de manière harmonieuse avec son environnement et avec soi ».
Paul a approximativement le même âge. Lui aussi dit avoir « marné pour ses études », pour trouver un boulot et le conserver. Installé à Turin, il est consultant en organisation dans une multinationale. «Beaucoup de déplacements, trop de stress. » Il a aussi pas mal fait la fête. «Et tout à coup, tu réalises que ça ne te rend pas heureux. » Un copain passe par là qui a « fait vipassana ». Et Paul saute à pieds joints : c’est une retraite de dix jours dans un centre bouddhique : «Les trois premiers, tu médites sur l’air qui entre et sort de tes narines. Les sept autres, tu les consacres à observer ce qui se passe sur ta peau, dans chaque partie de ton corps. » Ambiance « hypermonacale » : interdit de parler, de regarder, de toucher les autres. Lever 6 heures, menu végétarien. Mais c’est, dit Jean-Michel, lui aussi adepte de vipassana, à chaque fois un « travail de nettoyage intérieur profond». Ce serait aussi le contexte idéal pour parvenir à l’« équanimité » (la sérénité, grosso modo), le tout sans engagement d’aucune sorte. Dans les centres bouddhiques, «ces vipassana sont basées sur le bénévolat». Autrement dit, c’est gratuit. On donne ce que l’on veut. «Je me suis royalement défaussé de 100 euros. Ce sont les vacances les moins chères de ma vie», dit Paul, en riant.
C’est à cette occasion qu’ils ont fait leur apprentissage. D’autres comme Sandrine, scénariste et comédienne, l’ont fait dans un livre, et surtout grâce au CD vendu avec. Et pour le moment, cela lui suffit. Elle est, comme les autres, «une bobo branchée qui veut pouvoir se débrancher à un moment donné ». Tous les matins, donc, pendant une demi-heure, elle «se pose pour être uniquement dans le moment présent ». Depuis qu’elle médite – quatre ans tout de même -, le « brouhaha névrotique de son cerveau » lui serait apparu clairement : «Je me suis aperçue que mon esprit, de manière naturelle, se créait des zones d’anxiété. » Pourtant, ajoute- telle, l’idée n’est pas d’empêcher ses pensées de défiler. Mais d’en être consciente. Grâce à cet «apprentissage de distance par rapport à soi», Sandrine – qui suit en parallèle une analyse – a « changé de point de vue sur elle-même» : «J’ai ainsi pris conscience que je passais mon temps à me détester. »
Quelques-uns de ses proches ont été convaincus. C’est comme ça, par capillarité amicale, que se propage l’art de la méditation. Certains abandonnent en cours de route. D’autres s’accrochent au risque, parfois, d’en faire trop. «Le danger réel, c’est la déconnection. Le nombre de mecs que tu rencontres et qui sont fracassés te fait réfléchir, remarque Paul avant de reprendre à son compte cet adage, il faut méditer pour vivre et non pas vivre pour méditer. »

Nicole Pénicaut

Bernard Giraudeau « J’ai pu accepter de mourir »

La méditation autorise l’exploration d’un territoire intérieur inconnu, vaste et infini. Elle a été pour moi, depuis dix ans, la manifestation d’un changement d’idéal. Je m’y suis intéressé car il était nécessaire que je modifie mon mode de vie, mon regard sur l’existence et sur moi-même pour guérir. Guérir de quoi ? Les questions étaient immenses… Le cancer n’a été qu’un révélateur. Je courais le monde, j’étais insatisfait et toujours en quête d’action. Je me suis posé. J’étais impatient, soumis à des changements d’humeur, enchaîné à mes émotions. J’ai appris à être là et à jouir de l’éternité d’un instant. Se taire, observer son souffle, évacuer les angoisses, apprendre à s’accepter sans se résigner : c’est la vie même. Lorsque l’on ressent une saturation du monde extérieur, il s’agit de visiter le monde du dedans, approcher en soi une vérité que l’on ne connaît pas. Dans cette harmonie du corps et de l’esprit, il y a une détente et en même temps une conscience du présent qui vous laissent plus reposé que le sommeil lui-même. Méditer, c’est l’inverse de la définition du dictionnaire. Rien de compliqué. Un exemple : vous visualisez un ruisseau qui coule, une montagne, des nuages qui passent ou une plage de sable et vous y êtes, en pleine conscience.
En méditant, j’ai pu accepter de mourir. Mais aussi apaiser les souffrances de la maladie. J’ai déjà subi trois opérations chirurgicales lourdes. La technique de l’autohypnose m’a permis d’observer ma douleur et de la tenir un peu à distance. Je suis convaincu que le corps est pénétré d’intelligence. On peut parler à ses cellules. De nombreuses études et expériences démontrent aujourd’hui que la méditation est un soin. Pourquoi toujours engager un combat frontal avec ce qui va vous détruire ? Je passe par des moments très difficiles mais j’ai un recours. Si je me réveille le matin et que je vais mal, je médite, j’élimine ma douleur et je me concentre sur certains points de mon corps… Bien sûr, il y a des frustrations et des déceptions dans la méditation. Mais aussi des rencontres : celles de quelques maîtres en simplicité et en gaieté qui vous révèlent à vous-même.
Je suis un méditant laïque. Mais la discipline de la méditation m’a fait ressentir qu’il y a bien, en nous, une force qui nous dépasse.

Eric-Emmanuel Schmitt « Le point de vue de l’autre »

J’ai découvert la méditation lors d’un voyage au Japon en contemplant l’ordonnancement d’un jardin zen. De manière aussi subite qu’inattendue, j’ai alors expérimenté la perte de soi, l’éclatement de la pensée et le bien-être qui en découle. Ayant vécu cette expérience bien malgré moi, j’ai voulu en savoir plus sur la pratique de la respiration, les postures… En Belgique, où je réside, j’ai pris quelques cours de yoga avec des moines bouddhistes zen. J’ai quelques recettes en main qui me servent notamment pour écrire. Grâce à la méditation, on peut se mettre à l’écart, se détacher de ce qui nous retient et saisir ainsi plus facilement le point de vue de l’autre. Ce qui est le propre de l’écriture. Mon livre préféré ? « Le Livre tibétain de la vie et de la mort » de Sogyal Rinpoché, qui nous enseigne le détachement à l’égard de nous-même et la proximité avec l’autre.

Source :  http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/dossier/097828/pourquoi-ils-meditent.html