Interview de Bernard Giraudeau : Je pense que l’amour et la joie sont liés


Je pense que l’amour et la joie sont liés…

Quelques mois avant sa mort en juillet 2010, Marc de Smedt (Nouvelles clés) avait rencontré Bernard Giraudeau pour un entretien autour de la Joie. Un homme lumineux et serein, passionné par les pratiques de la méditation qui l’avaient aidé à vivre durant sa longue maladie. Voici cet entretien dans son intégralité.

Quand j’ai commencé à parler de mon cancer, j’ai levé certains tabous dans les médias. Ainsi, à travers les émissions télévisées, j’ai pu constater que ce partage créait des retours immédiats et que beaucoup de gens étaient non seulement heureux de mon témoignage, mais que cela les libérait d’entendre parler de leur propre mal. Certes chaque cancer est unique, avec des vecteurs pathologiques particuliers, mais il est important d’échanger : or les personnes malades souvent n’osent pas et ne savent pas en parler. Pourtant, il est important d’exprimer ce que l’on ressent et d’écouter ce que les autres ressentent. Je pense que le fait que je témoigne de mon chemin à travers la maladie et, disons-le, de mon chemin spirituel, a pu aider à éveiller des démarches où l’on ne fait pas que subir le cancer mais où l’on comprend que c’est aussi un chemin de réflexion sur soi-même et au-delà de soi-même : la maladie devient ainsi un vecteur de conscience.

Nouvelles Clés : Vous irradiez d’ailleurs d’une véritable joie de vivre…

Bernard Giraudeau : Je profite mieux de tous les instants de la vie, de mes rencontres avec mes enfants, de ma compagne, des gens que je croise. Je pense que l’amour et la joie sont liés, et se retrouvent dans une intense présence dans l’instant. La joie profonde peut se confondre avec l’altruisme, mais ne peut se limiter à l’excitation d’une suite de joies superficielles. On ne peut être dans une authentique joie sans amour, me semble-t-il. J’ai appris à me poser et à écouter : mon chemin dans la maladie, la prière sans objet et la méditation m’ont ouvert à la joie profonde ; il s’agit là d’un rapport avec soi, avec les autres, avec l’univers, et avec l’infini. Face au mystère insondable qui nous entoure, la plus grande humilité est de respecter cette ignorance-là et de l’aimer. À travers les lueurs que j’entrevois de temps en temps, il me semble deviner quelque chose qui donne un sens à notre passage ici-bas. Je ne veux pas parler de Dieu ou d’un Grand Architecte, car je crois que ces notions nous dépassent infiniment. Tout en étant très attentif à ce que peuvent me dire les gens de foi religieuse, j’essaie d’atteindre une foi toute simple : la foi en la guérison, la foi en l’autre, la foi en l’amour, je crois en cela. Et je précise que l’important n’est pas de guérir la maladie, c’est de guérir l’homme, de se guérir soi. Si l’on se guérit soi, peu importe la maladie. Pour combattre la maladie, il faut savoir aussi lâcher prise avec sa menace.

N.C. : Qu’est-ce qui vous a personnellement aidé dans ce processus ?

B.G. : Au début, pris dans cette sorte de centrifugeuse qu’est la découverte du mal, on part un peu dans toutes les directions, on grappille tout ce qui peut sembler faire du bien et donner des armes pour affronter ce qui nous arrive. Le premier chemin exploré a été celui de l’hypnothérapie : j’ai donc essayé de lutter contre les douleurs des opérations par des visualisations et des méthodes sophrologiques.

Avant la maladie, j’étais déjà marié avec la nature qui me parle, qui me vivifie, qui me met en joie : j’ai donc évidemment aussi gardé ce contact qui a toujours été pour moi une méditation permanente. Et puis les rencontres sont importantes, surtout celles qui apaisent, qui tranquillisent : ma rencontre avec David Servan-Schreiber m’a énormément aidé en cela. Il m’a permis de me sentir plus serein face à la maladie. Non que j’avais ou que j’aie peur de la mort, bien que je ne sois pas encore prêt à partir du fait de ma curiosité de découvrir encore plein de choses. Mais le maelström causé par la maladie appelle un besoin de sérénité. J’ai essayé d’autres méthodes encore qui m’ont fait du bien : l’acupuncture par exemple, ou le tai chi et le qi kong, dont les mouvements parlaient au corps de l’ancien danseur que je suis. Je continue dans ces voies-là tout en privilégiant la méditation, qui est la technique la plus simple et la plus accessible à la demande : j’en fais environ une heure, le matin et parfois dans la journée, ce qui m’aide à rester dans la pleine conscience et à apaiser mes moments de stress, qui peuvent être intenses. Cela me permet d’entrer dans l’acceptation sans la résignation, un double état qui permet de mieux donner du sens à tout ça. Tout cela forme un choix de vie qui me rend plus heureux que je ne l’étais.

N.C. : Ce qui signifierait que ces démarches vous ont aidé à faire des pas dans votre évolution tout en vous rendant heureux de vivre malgré la maladie…

B.G. : Oui, j’ai bien sûr aussi été heureux de vivre jadis comme un grand voyageur qui a navigué sur toute la planète, comme un amoureux de la nature, avec une énorme curiosité et un appétit d’aventures. Mais à partir du moment où je peux moins bouger, c’est un autre voyage qui a commencé et qui se révèle vraiment passionnant.

N.C. : Quel conseil donneriez-vous à un jeune pour mieux vivre sa vie ?

B.G. : Ce que je dis à mes enfants, c’est d’être dans la disponibilité et la curiosité, mais surtout dans l’attention au maximum dans chaque instant. C’est aussi d’être suffisamment poreux aux autres. Et de continuer à s’émerveiller. Il suffit de regarder la nature très attentivement pour constater que ce qui se passe là est inouï. Le miracle de la vie est permanent. Grâce à l’attention dans l’instant, il faut et on peut se dire chaque jour que la vie est merveilleuse et incroyable : on ne peut qu’être humble et en état de joie devant cela.

Que dire de plus?…le silence et c’est déjà beaucoup!

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Dans vos relations, utilisez-vous la SPACE attitude ?


Dans vos relations, utilisez-vous la SPACE attitude ?

Lors d’un précédent article intitulé Chassez les 4 cavaliers de l’apocalypse, je vous faisais part des conséquences néfastes des conflits interpersonnels qui peuvent affecter votre vie personnelle comme votre vie professionnelle. Les 4 cavaliers de l’Apocalypse sont la critique, le mépris, la contre-attaque et le retrait. Les utiliser dans vos relations ne peut vous apporter que ruine et désolation.

Heureusement, il existe des principes de communication efficace, qui permettent d’améliorer radicalement et durablement notre relation aux autres. Je retiendrai l’approche de communication non-violente (CNV) appelée également communication créative ou communication empathique popularisée par Marshall Rosenberg.

La non-violence est entendue au sens où l’entendait Gandhi, c’est-à-dire l’ahimsa, notre état naturel de bienveillance lorsqu’il n’existe plus en nous la moindre trace de violence.

Vous pouvez utiliser la CNV de trois manières complémentaires:

  • pour clarifier ce qui se passe en vous (auto-empathie)
  • pour vous exprimer d’une manière qui favorise le dialogue
  • pour écouter l’autre d’une manière qui favorise le dialogue, et quelle que soit la manière de s’exprimer de l’autre

Cette démarche suppose deux pré-requis :

  • une attention au moment présent, largement favorisée par la méditation
  • une intention claire de favoriser le dialogue et la coopération

Si l’attention et l’intention sont réunies, vous avez tout entre vos mains pour réussir une vie fantastique.

Ce mode de communication favorise l’élan du cœur et nous relie à nous-mêmes et aux autres, laissant s’exprimer notre bienveillance naturelle.

Il nous engage à reconsidérer la façon dont nous nous exprimons et dont nous entendons l’autre. Les mots ne sont plus des réactions automatiques, mais des réponses réfléchies. « Répondre au lieu de réagir », encore un des apports d’une pratique régulière de la méditation.

Pour mettre en pratique la CNV, vous devez focaliser votre attention sur 4 points constituant les 4 composantes de la CNV :

  • O pour Observation : j’observe un comportement concret qui affecte mon bien-être
  • S pour Sentiment : je réagis à ce comportement par un sentiment
  • B pour Besoin : je clarifie le(s) besoin(s) qui ont éveillé ce sentiment
  • D pour Demande :  je demande à l’autre des actions concrètes qui contribueront à mon bien-être en respectant les 6 critères suivants :
    • dans l’instant présent
    • réaliste
    • réalisable
    • négociable
    • précise
    • formulée positivement.

Oui, mais en pratique cela donne quoi ?

Imaginons un dialogue entre une mère et son adolescent qui ne range pas toujours ses chaussettes:

Ex. de Communication violente :

La mère : « Y’en a marre que tu laisses trainer tes chaussettes ! Avec toi c’est toujours pareil. Tu me prends pour ta bonniche. Tu n’es qu’un égoïste. Comme ton père. La prochaine fois, je te les balance par la fenêtre. »

L’ado : « Tu me fais vraiment chier avec tes reproches débiles. Tu ferais mieux de t’occuper de trucs importants. Comme de trouver du travail. Au lieu de me harceler continuellement. Y’en a vraiment marre. Je me casse. »

Ex. de Communication non violente :

La mère : « Frédéric, quand je vois tes chaussettes sales sur le canapé, je suis de mauvaise humeur parce que j’ai besoin de plus d’ordre dans les pièces que nous partageons. Tu veux bien mettre ces chaussettes au sale ? »

L’ado : « Ok, m’man. Je le fais tout de suite. »

Bien sûr, l’exemple est caricatural. Mais avouez que ça change tout.

Pour mettre en pratique la CNV dans votre vie de tous les jours, je vous propose un moyen mnémotechnique pour vous remémorer cette démarche en développant la SPACE attitude.

S pour Source : Il faut s’assurer que l’on s’adresse à la personne qui est à la source du problème et qu’elle a les moyens de le résoudre.

P pour Privé et Propice. En effet, il est important de veiller à ce que la discussion de déroule dans un endroit adéquat (privé) et au bon moment (propice). Il est important de ne pas avoir ce genre de discussion en public et de réagir à chaud.

A pour Aimable. Mettre à l’aise son interlocuteur est un pré-requis. Nommer cette personne, puis lui dire quelque chose d’aimable à condition que cela soit vrai est indispensable.

C pour Communication non violente. On reprend alors successivement les 4 composantes OSBD, à savoir Observations objectives, Sentiments et émotions, Besoins non satisfaits et Demandes précises.

E pour Evaluation. En effet, après avoir communiqué et formulé votre demande, il est important d’une part d’évaluer votre propre communication (comment cela s’est-il passé ?, Qu’avez-vous ressenti ?, Quelles sont été les réactions (attendues, inattendues) de l’autre ?), mais aussi de mesurer les résultats de votre communication.

Quand utiliser la CNV ?

Mais tout le temps !

Cette pratique peut être appliquée à tous les niveaux de communication :

–       relations de couples

–       relations familiales

–       milieu scolaire

–       milieu professionnel

–       relation thérapeutique

–       négociations diplomatiques

–       relations d’affaires

–       résolution de conflits

« Ceux qui maitrisent la parole juste ne font offense à personne. Pourtant ils disent la vérité. Leurs mots sont clairs mais jamais violents…Ils ne se laissent jamais humilier, et ils n’humilient jamais personne. » Bouddha

Lectures saines qui m’ont inspiré et que je vous recommande:

Les mots sont des fenêtres de MB Rosenberg.

Guérir de JJ Serban Schreiber

Si vous avez aimé cet article:

Scoopeo

Blogasty

Fuzz

Pour terminer, je voulais vous informer que le cap des 30.000 visites a été atteint sur le blog aujourd’hui.

Je suis profondément touché par votre intérêt à ce blog.

J’avais besoin de vous le dire et vous remercie du fond du coeur.

J’espère qu’il est pour vous source d’inspiration et vous aide à mener une vie en pleine conscience.

Encore Merci. Je ne formulerai qu’une demande : que cela continue.

La méditation du Dimanche


Arrêter les activités mentales inutiles permet à l’état naturel de surgir.
Un calme profond
est toujours présent
derrière un mental agité.

Jac O’Keeffe

Pourquoi ils méditent? Dossier Nouvel obs Les pouvoirs de la méditation


Les cadres surmenés sont de plus en plus nombreux à «observer leur souffle» et à «regarder leurs pensées passer». Que cherchent-ils ? Que trouvent-ils ? Leurs réponses

Tous les jours – à l’hôtel, dans un avion, chez lui ou plus rarement à l’arrêt du bus – Jean-Michel, 47 ans, médite. Au moins deux heures. Une le matin, une le soir. Artiste, toujours par monts et par vaux, il s’astreint à cette discipline. «Mais attention vous allez décourager vos lecteurs si vous citez mon exemple. » Que Jean-Michel reste serein : il y a autant de pratiques de méditation que de méditants (voir p. 16). Surtout parmi ceux qui le font en «indépendant», c’est-à-dire sans maître ni gourou de peur d’être embrigadés dans une chapelle, voire une secte. Ceux-là pratiquent une sorte de méditation à la carte. Avec l’aide d’un manuel livre ou CD – ou les conseils d’un ami plus expérimenté. Ils forment les bataillons des nouveaux convertis. On les trouve de plus en plus nombreux parmi les «branchés». Citadins hyperactifs, comme ils se définissent en quête de la touche pause.
Jean-Michel organise parfois chez lui des séances de méditation informelles. Il y convie des aguerris comme lui et quelques néophytes. C’est à cette occasion qu’une de ses amies, Valérie, a sauté le pas. Scientifique de formation, plutôt cartésienne, femme d’affaires dans la mode, cette mère de deux enfants « tournait autour du truc » sans se décider vraiment. «J’avais une appréhension pour les stages beatniks. » Trois heures à «observer son souffle et regarder ses pensées passer», et la voici prête à recommencer. C’était il y a quinze jours. Elle n’en a pas eu l’occasion depuis. Mais son état en postméditation lui a plu. «Je planais. » Peut-être trop, d’ailleurs, au goût de la chasseuse de têtes chez laquelle elle a, dans la foulée, rendez-vous : «J’avais la tête ailleurs. Je ne cherchais pas à me vendre. Je n’avais plus la niaque. »
Valérie est encore un peu béotienne pour discourir longuement des vertus de la méditation. Mais pas des motivations : « On reçoit 1600 mails par jour On est sur son BlackBerry en permanence. Il faut absolument trouver quelque chose pour contrecarrer ces technologies qui nous font faire tout plus rapidement. » Tout comme elle, Lucie, 38 ans, est, selon son expression, une «Parisienne typique un peu stressée ». Cette responsable de relations institutionnelles se compare même au lapin survolté de Duracell. Arrive un moment « où il faut trouver le bouton on-off pour ne plus être dans une agitation continuelle». Voilà le leitmotiv. Prendre le temps de respirer (au sens le plus méditant du terme). Vingt minutes par jour, le plus régulièrement possible. Seul le plus souvent et parfois en petits groupes : une étudiante en socio, un informaticien, un architecte… des CSP++ mais d’horizons variés. Quelques babas cool et beaucoup de branchés. C’est «une expérience radicale pour des gens nerveux et bêtes comme moi» et « un travail qui permet de refaire une page blanche». Pour Jean- Michel, c’est « comme reconfigurer un disque dur ».

« On est dans une bulle »
Du lapin, on passe à la «centrale électrique » ou à la « centrifugeuse » avec Violaine. Ce sont les deux expressions utilisées par cette créatrice dans la pub pour décrire sa vie professionnelle. A 33 ans, cette autre jolie jeune femme a déjà l’impression de s’être brûlé les ailes au boulot : le stress, les ego des gens… «Je ne veux pas être abîmée par ça. » Du yoga, la voilà tout naturellement tombée dedans. « C’est un moment pour soi. On est dans une bulle. Cela permet d’être plus puissant dans le quotidien. Plus détendu. » Elle parle de sa génération « moins obsédée que la précédente par le boulot, le fric… Et plus concernée par la planète, la nécessité d’agir de manière harmonieuse avec son environnement et avec soi ».
Paul a approximativement le même âge. Lui aussi dit avoir « marné pour ses études », pour trouver un boulot et le conserver. Installé à Turin, il est consultant en organisation dans une multinationale. «Beaucoup de déplacements, trop de stress. » Il a aussi pas mal fait la fête. «Et tout à coup, tu réalises que ça ne te rend pas heureux. » Un copain passe par là qui a « fait vipassana ». Et Paul saute à pieds joints : c’est une retraite de dix jours dans un centre bouddhique : «Les trois premiers, tu médites sur l’air qui entre et sort de tes narines. Les sept autres, tu les consacres à observer ce qui se passe sur ta peau, dans chaque partie de ton corps. » Ambiance « hypermonacale » : interdit de parler, de regarder, de toucher les autres. Lever 6 heures, menu végétarien. Mais c’est, dit Jean-Michel, lui aussi adepte de vipassana, à chaque fois un « travail de nettoyage intérieur profond». Ce serait aussi le contexte idéal pour parvenir à l’« équanimité » (la sérénité, grosso modo), le tout sans engagement d’aucune sorte. Dans les centres bouddhiques, «ces vipassana sont basées sur le bénévolat». Autrement dit, c’est gratuit. On donne ce que l’on veut. «Je me suis royalement défaussé de 100 euros. Ce sont les vacances les moins chères de ma vie», dit Paul, en riant.
C’est à cette occasion qu’ils ont fait leur apprentissage. D’autres comme Sandrine, scénariste et comédienne, l’ont fait dans un livre, et surtout grâce au CD vendu avec. Et pour le moment, cela lui suffit. Elle est, comme les autres, «une bobo branchée qui veut pouvoir se débrancher à un moment donné ». Tous les matins, donc, pendant une demi-heure, elle «se pose pour être uniquement dans le moment présent ». Depuis qu’elle médite – quatre ans tout de même -, le « brouhaha névrotique de son cerveau » lui serait apparu clairement : «Je me suis aperçue que mon esprit, de manière naturelle, se créait des zones d’anxiété. » Pourtant, ajoute- telle, l’idée n’est pas d’empêcher ses pensées de défiler. Mais d’en être consciente. Grâce à cet «apprentissage de distance par rapport à soi», Sandrine – qui suit en parallèle une analyse – a « changé de point de vue sur elle-même» : «J’ai ainsi pris conscience que je passais mon temps à me détester. »
Quelques-uns de ses proches ont été convaincus. C’est comme ça, par capillarité amicale, que se propage l’art de la méditation. Certains abandonnent en cours de route. D’autres s’accrochent au risque, parfois, d’en faire trop. «Le danger réel, c’est la déconnection. Le nombre de mecs que tu rencontres et qui sont fracassés te fait réfléchir, remarque Paul avant de reprendre à son compte cet adage, il faut méditer pour vivre et non pas vivre pour méditer. »

Nicole Pénicaut

Bernard Giraudeau « J’ai pu accepter de mourir »

La méditation autorise l’exploration d’un territoire intérieur inconnu, vaste et infini. Elle a été pour moi, depuis dix ans, la manifestation d’un changement d’idéal. Je m’y suis intéressé car il était nécessaire que je modifie mon mode de vie, mon regard sur l’existence et sur moi-même pour guérir. Guérir de quoi ? Les questions étaient immenses… Le cancer n’a été qu’un révélateur. Je courais le monde, j’étais insatisfait et toujours en quête d’action. Je me suis posé. J’étais impatient, soumis à des changements d’humeur, enchaîné à mes émotions. J’ai appris à être là et à jouir de l’éternité d’un instant. Se taire, observer son souffle, évacuer les angoisses, apprendre à s’accepter sans se résigner : c’est la vie même. Lorsque l’on ressent une saturation du monde extérieur, il s’agit de visiter le monde du dedans, approcher en soi une vérité que l’on ne connaît pas. Dans cette harmonie du corps et de l’esprit, il y a une détente et en même temps une conscience du présent qui vous laissent plus reposé que le sommeil lui-même. Méditer, c’est l’inverse de la définition du dictionnaire. Rien de compliqué. Un exemple : vous visualisez un ruisseau qui coule, une montagne, des nuages qui passent ou une plage de sable et vous y êtes, en pleine conscience.
En méditant, j’ai pu accepter de mourir. Mais aussi apaiser les souffrances de la maladie. J’ai déjà subi trois opérations chirurgicales lourdes. La technique de l’autohypnose m’a permis d’observer ma douleur et de la tenir un peu à distance. Je suis convaincu que le corps est pénétré d’intelligence. On peut parler à ses cellules. De nombreuses études et expériences démontrent aujourd’hui que la méditation est un soin. Pourquoi toujours engager un combat frontal avec ce qui va vous détruire ? Je passe par des moments très difficiles mais j’ai un recours. Si je me réveille le matin et que je vais mal, je médite, j’élimine ma douleur et je me concentre sur certains points de mon corps… Bien sûr, il y a des frustrations et des déceptions dans la méditation. Mais aussi des rencontres : celles de quelques maîtres en simplicité et en gaieté qui vous révèlent à vous-même.
Je suis un méditant laïque. Mais la discipline de la méditation m’a fait ressentir qu’il y a bien, en nous, une force qui nous dépasse.

Eric-Emmanuel Schmitt « Le point de vue de l’autre »

J’ai découvert la méditation lors d’un voyage au Japon en contemplant l’ordonnancement d’un jardin zen. De manière aussi subite qu’inattendue, j’ai alors expérimenté la perte de soi, l’éclatement de la pensée et le bien-être qui en découle. Ayant vécu cette expérience bien malgré moi, j’ai voulu en savoir plus sur la pratique de la respiration, les postures… En Belgique, où je réside, j’ai pris quelques cours de yoga avec des moines bouddhistes zen. J’ai quelques recettes en main qui me servent notamment pour écrire. Grâce à la méditation, on peut se mettre à l’écart, se détacher de ce qui nous retient et saisir ainsi plus facilement le point de vue de l’autre. Ce qui est le propre de l’écriture. Mon livre préféré ? « Le Livre tibétain de la vie et de la mort » de Sogyal Rinpoché, qui nous enseigne le détachement à l’égard de nous-même et la proximité avec l’autre.

Source :  http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/dossier/097828/pourquoi-ils-meditent.html

3 attitudes + 4 compétences à cultiver sans relâche


Voici donc le sixième et dernier article de ce voyage « Les pieds sur terre, la tête dans les étoiles » (ou cinquième et dernière marche) intitulé « 3 attitudes + 4 compétences à cultiver sans relâche».

Le premier article de présentation du voyage intitulé « Un compte de 525.600 pour 2010, ça vous tente? « se trouve ici et explique comment vous aviez à votre disposition 525.600 minutes à votre disposition en ce début d’année pour changer le récit de votre vie et vivre enfin comme vous le souhaitez.

Le second article (ou première marche) intitulé « Comment trouver votre mission de vie » se trouve ici et vous explique pas à pas les questions à éclaircir pour découvrir avec certitude votre propre mission de vie.

Le troisième article(ou seconde marche)  intitulé « Votre grande vision » se trouve ici et explique la nécessité de voir avec grandeur et clarté le changement désiré et les moyens pour y parvenir.

Le quatrième article (ou troisième marche) intitulé « Cultivez un environnement sain et durable ! » se trouve ici et explique comment les 6 composantes clés de votre environnement (physique, mental, spirituel, naturel, financier, relationnel) influe sur votre réussite et l’atteinte de vos objectifs.

Le cinquième article (ou quatrième marche) intitulé « Exprimez-vous ici et maintenant » se trouve ici et s’attache à préciser qu’il est important de déterminer votre mode d’expression en liaison avec votre mission et votre environnement, puis de vous mettre en route.

Ce voyage, vous en conviendrez si vous vous êtes mis en route, n’est pas de tout repos. Je vous propose aujourd’hui d’obtenir la concrétisation de vos efforts accumulés au cours de ce périple.

Après avoir, au cours des semaines passées, désherbé le terrain, délimité votre parcelle, choisi avec discernement le nombre et surtout le type des végétaux que vous souhaitez planter, dessiné votre parcelle en fonction des contraintes météo dont l’ensoleillement, il est temps maintenant d’y adjoindre trois engrais, trois fertilisants indispensables, puis d’arroser vos semis avec 4 compétences clés qui vous assureront le développement durable de votre réussite.

Les 3 engrais fertilisants

Il s’agit de développer trois attitudes, trois comportements vous permettant à coup sûr d’atteindre à la réalisation de ce à quoi vous aspirez.

–         L’engrais de la Persévérance :

Vous ne pourrez pas prétendre à la réalisation de vos objectifs sans rencontrer tôt ou tard d’obstacles. Je dis souvent que l’échec fait partie de la réussite, en est une de ses composantes les plus intimes. L’obstacle arrivera forcément. Il peut s’agir de vos propres résistances, vos hésitations, vos croyances limitantes qui vous empêcheront d’avancer. Il peut s’agir d’obstacles directement lié à votre environnement, vos proches, vos amis, vos collègues, des obstacles de financement, des obstacles techniques,…Face à ces obstacles, ces retards, ces contre-temps, ces oppositions, il vous faudra vous adapter et ne jamais perdre de vue votre objectif, votre mission. Prenez chaque montagne de pierres disposée sur votre chemin comme autant d’épreuves pour vous tester, vous adapter et vous apprendre à les contourner. Soyez créatif(ve)s et amusez-vous !

–         L’engrais de la Prudence :

« Les grandes réussites impliquent de grands risques », certes ! mais cela ne doit pas vous contraindre à partir la fleur au fusil sans avoir ménagé vos arrières. Il ne vous viendrait pas à l’idée d’acquérir un bien immobilier sans l’assurer. Ayez toujours à l’esprit ce concept d’assurance qui permet de gérer l’aléa. Cela peut se traduire par exemple par le fait de dupliquer systématiquement tout le contenu de votre ordinateur en sauvegardant vos données au fur et à mesure sur un disque dur externe ou de raisonner en termes de scénario devant telle ou telle option. Mon scénario 1 est celui-ci, mais si celui-ci ne fonctionne pas j’ai un scénario de rechange qui me permet d’obtenir ça et ça…Cela ne vous empêche pas de faire des choix, au contraire, mais porter un parachute ventral au cas où le parachute dorsal reste coincé ne vous empêchera jamais de sauter en parachute.

–         L’engrais de l’Attention :

L’attention est omniprésente dans votre vie. Sans doute, vous n’y prêtez pas assez attention ! Attention focalisée, ciblée, puis attention globale, diffuse doivent alterner. Notre société technologique nous pousse délibérément à une attention ciblée. Pour pouvoir consommer et acheter ce « qu’il faut que » l’on consomme, achète. La méditation permet de rééquilibrer son attention afin d’être plus présent, instant après instant et d’arrêter de vivre en pilotage automatique où les trains de pensées, d’émotions, de sensations se succèdent à une vitesse vertigineuse. Cultivez votre attention et votre vie sera transformée !

Maintenant, il vous suffira d’arroser vos semis avec les 4 compétences clés que vous avez du acquérir au cours de votre périple et qui vous ouvriront les portes de votre destinée.

Les 4 compétences clés

–         La clarté : Avec la clarté, vous savez maintenant ce que vous voulez.

–         La conviction : Avec la conviction, créer ce que vous voulez devient votre priorité n°1

–        La confiance : Avec la confiance, progresser à petits pas vous permet d’atteindre ce que vous voulez

–         Le courage : Avec le courage, sortir de votre zone de confort vous permet de créer la nouvelle réalité de ce que vous voulez.

Comment savoir que la terre que vous avez atteint maintenant, le jardin fleuri que vous avez cultivé, correspond à vos aspirations ?

Il vous suffit de vous poser à chaque fois une question. Une Simple question. Aussi longtemps que vous êtes dans le doute, aussi fréquemment que vous hésitez, posez-vous cette question.

Si vous répondez par la négative à la question ci-dessous, reprenez les différentes étapes du voyage en commençant par le début, puis parcourez une fois de plus, avec sérénité, les différentes étapes. Réajustez à chaque fois que nécessaire.

Si vous répondez par l’affirmative à la question ci-dessous, vous pouvez et vous devez vous féliciter d’avoir parcouru ce chemin.

La question est :

Le présent que je vis crée t-il l’avenir que je désire ?

Et vous lectrices et lecteurs, vous êtes vous posé cette question ?

Créez-vous ici et maintenant l’avenir que vous désirez ?

Avec bienveillance

Guillaume Rodolphe

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