L’argent n’est pas ce que vous croyez


L’argent n’est pas ce que vous croyez ! par Guillaume Rodolphe

Quel thème plus extraordinaire que l’argent !

Combien d’ouvrages sur le sujet ?

Combien de sites web et de blogs sur ce thème ?

Combien de parutions, de magazines, d’articles publiés sur la finance, l’économie, l’investissement, l’épargne ?

Combien de personnes s’y intéressent ?

Ou plutôt, devrais-je dire qui ne s’y intéresse pas ?

Il est omniprésent dans notre société, sous la forme de billets, de pièces, de crédits, de comptes bancaires, d’entreprises, d’actions et d’obligations, de chiffres d’affaires, de rendements, de dividendes, de pourboires, de prêts, de revenus, de produits financiers complexes, de salaires, de retraites, de budget, mais aussi d’impôts, de taxes, de dettes, de malversations, de tromperies, d’arnaques, de pyramides de Ponzi, de scandales, de faillites.

Bref, l’argent est partout, tout le temps, tentaculaire.

Il nous permet d’assumer nos besoins fondamentaux : nous nourrir, nous vêtir, nous chauffer, nous protéger des intempéries grâce à un toit.

Beaucoup d’entre nous en manquent souvent, un certain nombre en a suffisamment, un grand nombre en manque cruellement.

Que ce soit à l’échelle d’une famille, d’un pays, du monde entier.

Mais en définitive, qu’est-ce qu’est l’argent ?

Je vous propose un exercice très simple et très puissant pour le découvrir.

1. Qu’est-ce que l’argent représente pour moi ?

Vous allez prendre une page blanche et écrire ce que l’argent représente pour vous.

C’est très simple n’est-ce pas ?

Juste écrire une dizaine de phrases, celles qui vous viennent à l’esprit en premier sont souvent les meilleures.

Pour moi, l’argent représente…..

Par exemple,

Pour moi, l’argent représente la liberté.

Pour moi, l’argent représente le pouvoir.

…….

Il peut s‘agir de choses « positives », mais aussi de choses « négatives ».

Pour moi, l’argent représente l’avidité.

Pour moi, l’argent représente l’avarice.

………

Je vous laisse maintenant quelques minutes  pour terminer cette première partie de l’exercice.

2. L’expérience de l’argent est créée par vos pensées

Voici la révélation incroyable. L’argent n’est jamais en soi, la chose ou la valeur que vous avez pu penser jusqu’à présent.  C’est une illusion. L’argent est un simple écran vide sur lequel vous avez projeté depuis de nombreuses années vos pensées, vos valeurs,…

L’argent est-il la liberté ? L’argent est-il le pouvoir ?

Non, bien sûr !

L’argent n’est rien de tout cela. Il présente la faculté extraordinaire de pouvoir revêtir à la manière d’un caméléon, la valeur de choses tant matérielles qu’immatérielles. Les humains l’ont créé pour cela. Cependant, il n’est rien de ces choses.

Il s’agit donc d’un phénomène de projection. Je m’explique car j’entends déjà les critiques et remarques acerbes.

« L’argent c’est bien un moyen d’échange, quand même ?

Quand j’ai envie de manger du pain, je vais à la boulangerie, je donne 1 euro à la vendeuse et en échange, j’ai bien une baguette »

Oui, on projette généralement sur l’argent la valeur de moyen d’échange. Est-ce vrai ?

En réalité, c’est vous-même qui êtes le moyen d’échange et vous le resterez.

La preuve ?

Laissez tomber une pièce d’un euro sur le sol de la boulangerie et attendez que cette pièce soit échangée contre une baguette. Vous risquez d’attendre un certain temps, jusqu’à ce que quelqu’un –un être humain- le ramasse et demande à échanger cet objet contre une baguette. C’est bien l’être humain et lui seul qui constitue le réel moyen d’échange.

L’être humain est également la source de la projection. Aucun animal si évolué qu’il soit n’a réalisé cette projection incroyable.

Mais comment se fait-il que nous soyons tous dupes de cette illusion ?

Depuis tout petit, vous associez à l’argent une vertu magique. On vous a donné de l’argent de poche et vous avez pu vous acheter des bonbons. A l’inverse, vous avez manqué d’argent et vous n’avez pas pu vous acheter ce que vos copains ou copines possédaient. Dans tous les cas, vous avez opéré cette projection depuis votre enfance et celle-ci s’est totalement intégrée à votre expérience de tous les jours et vous en avez oublié que vous en êtes vous-même la source. Ensuite, vous avez totalement considéré que cette fonction d’échange était une valeur intrinsèque à l’argent et vous avez validé cette croyance au fur et à mesure de vos expériences avec l’argent. Tout vous a conforté dans cette illusion. L’argent a donc maintenant une vie propre. Et c’est comme cela que, pour beaucoup de personnes, l’argent dirige leur vie.

En réalité, votre vie n’a jamais dépendu de l’argent et n’en dépendra jamais.

Mais ce n’est pas tout.

Lorsque vous souhaitez obtenir de l’argent, la volonté d’en avoir fait disparaître la valeur que devait précisément vous apporter cet argent. Je m’explique…

En cherchant à obtenir de l’argent pour être libre, vous perdez la liberté.

En cherchant à obtenir de l’argent pour assurer votre sécurité, vous perdez cette sécurité.

……..

Souhaiter gagner plus d’argent n’est ni plus ni moins une déconnexion par rapport aux valeurs que nous possédons en nous-mêmes.

Je sais qu’à ce point beaucoup d’entre vous vont être heurtés.

Mais nous devons continuer.

Ce mécanisme de projection est effectué par beaucoup d’humains et la crise que nous vivons  en est juste l’un des symptômes. En avoir pleine conscience est fondamental. Cette perception de l’argent au plan collectif totalement déconnectée de la réalité entraine inévitablement des décisions catastrophiques qui aboutissent à des situations désastreuses.

3. Existe-t-il un antidote ?

Je vous rassure tout de suite. Oui et cet antidote est simple.

Reprenez votre liste : « Pour moi, l’argent représente… »

Et vous allez, par un mécanisme de pleine conscience reprendre à l’argent le rôle que vous lui avez inconsciemment donné. Pour cela, il suffit juste de remplacer le mot « argent » par « je ».

Ainsi, « Pour moi, l’argent représente la liberté » devient « je suis la liberté » ou « je suis libre ».

« Pour moi, l’argent représente le pouvoir » devient « je suis le pouvoir »,…

Bien sûr, si vous avez écrit « Pour moi l’argent représente l’avidité », cela se transforme en « Je suis avide ».

Ce qui est très important est de ne pas vous juger pendant ce processus. Ecrivez les phrases, notez-les, mais ne commencez pas à vous demander le pourquoi du comment à ce propos.

Essayez de faire entrer ces phrases en vous. Sans jugement.

Nous avons sans doute eu des bonnes raisons d’agir ainsi, mais en vérité, c’est une partie de nous-mêmes que nous avons déléguée à l’argent. Nous nous sommes dissociés de cette partie et nous avons perdu l’énergie qui y est associée. Il s’agit maintenant de la reconquérir.

L’argent est une cible parfaite pour nos projections, car il est un écran totalement neutre, sans réactions, et peut prendre une forme matérielle (billets, pièces de monnaie,..) ou immatérielle (compte bancaire,..) à notre guise.

4. Que va t’il  se passer ensuite ?

Progressivement, vous allez vous reconnecter à cette partie de vous-même que vous aviez délaissé, vous allez découvrir que vous pouvez être un, unifiés enfin. Et découvrir le trésor enfoui au fond de vous-même.

Pas une projection, une illusion. Non, vous allez accéder au cœur de votre être.

Si vous avez des difficultés avec une des phrases, c’est sans doute celle-ci qui est la plus ancrée en vous-même.

Laissez-la tomber un moment, puis revenez-y. Soyez patients et indulgents avec vous-mêmes. Traitez-vous avec gentillesse.  Vous pouvez la modifier un peu et entrer progressivement en contact avec elle. Vous pouvez l’exagérer en la déformant et en rire.

La bonne humeur est souvent déterminante dans la vie. Servez-vous en !

A la fin du processus, vous pourrez dire : « Avec et sans argent, je suis… »

Quelle libération !

Avec bienveillance et à vos commentaires…

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3 attitudes + 4 compétences à cultiver sans relâche


Voici donc le sixième et dernier article de ce voyage « Les pieds sur terre, la tête dans les étoiles » (ou cinquième et dernière marche) intitulé « 3 attitudes + 4 compétences à cultiver sans relâche».

Le premier article de présentation du voyage intitulé « Un compte de 525.600 pour 2010, ça vous tente? « se trouve ici et explique comment vous aviez à votre disposition 525.600 minutes à votre disposition en ce début d’année pour changer le récit de votre vie et vivre enfin comme vous le souhaitez.

Le second article (ou première marche) intitulé « Comment trouver votre mission de vie » se trouve ici et vous explique pas à pas les questions à éclaircir pour découvrir avec certitude votre propre mission de vie.

Le troisième article(ou seconde marche)  intitulé « Votre grande vision » se trouve ici et explique la nécessité de voir avec grandeur et clarté le changement désiré et les moyens pour y parvenir.

Le quatrième article (ou troisième marche) intitulé « Cultivez un environnement sain et durable ! » se trouve ici et explique comment les 6 composantes clés de votre environnement (physique, mental, spirituel, naturel, financier, relationnel) influe sur votre réussite et l’atteinte de vos objectifs.

Le cinquième article (ou quatrième marche) intitulé « Exprimez-vous ici et maintenant » se trouve ici et s’attache à préciser qu’il est important de déterminer votre mode d’expression en liaison avec votre mission et votre environnement, puis de vous mettre en route.

Ce voyage, vous en conviendrez si vous vous êtes mis en route, n’est pas de tout repos. Je vous propose aujourd’hui d’obtenir la concrétisation de vos efforts accumulés au cours de ce périple.

Après avoir, au cours des semaines passées, désherbé le terrain, délimité votre parcelle, choisi avec discernement le nombre et surtout le type des végétaux que vous souhaitez planter, dessiné votre parcelle en fonction des contraintes météo dont l’ensoleillement, il est temps maintenant d’y adjoindre trois engrais, trois fertilisants indispensables, puis d’arroser vos semis avec 4 compétences clés qui vous assureront le développement durable de votre réussite.

Les 3 engrais fertilisants

Il s’agit de développer trois attitudes, trois comportements vous permettant à coup sûr d’atteindre à la réalisation de ce à quoi vous aspirez.

–         L’engrais de la Persévérance :

Vous ne pourrez pas prétendre à la réalisation de vos objectifs sans rencontrer tôt ou tard d’obstacles. Je dis souvent que l’échec fait partie de la réussite, en est une de ses composantes les plus intimes. L’obstacle arrivera forcément. Il peut s’agir de vos propres résistances, vos hésitations, vos croyances limitantes qui vous empêcheront d’avancer. Il peut s’agir d’obstacles directement lié à votre environnement, vos proches, vos amis, vos collègues, des obstacles de financement, des obstacles techniques,…Face à ces obstacles, ces retards, ces contre-temps, ces oppositions, il vous faudra vous adapter et ne jamais perdre de vue votre objectif, votre mission. Prenez chaque montagne de pierres disposée sur votre chemin comme autant d’épreuves pour vous tester, vous adapter et vous apprendre à les contourner. Soyez créatif(ve)s et amusez-vous !

–         L’engrais de la Prudence :

« Les grandes réussites impliquent de grands risques », certes ! mais cela ne doit pas vous contraindre à partir la fleur au fusil sans avoir ménagé vos arrières. Il ne vous viendrait pas à l’idée d’acquérir un bien immobilier sans l’assurer. Ayez toujours à l’esprit ce concept d’assurance qui permet de gérer l’aléa. Cela peut se traduire par exemple par le fait de dupliquer systématiquement tout le contenu de votre ordinateur en sauvegardant vos données au fur et à mesure sur un disque dur externe ou de raisonner en termes de scénario devant telle ou telle option. Mon scénario 1 est celui-ci, mais si celui-ci ne fonctionne pas j’ai un scénario de rechange qui me permet d’obtenir ça et ça…Cela ne vous empêche pas de faire des choix, au contraire, mais porter un parachute ventral au cas où le parachute dorsal reste coincé ne vous empêchera jamais de sauter en parachute.

–         L’engrais de l’Attention :

L’attention est omniprésente dans votre vie. Sans doute, vous n’y prêtez pas assez attention ! Attention focalisée, ciblée, puis attention globale, diffuse doivent alterner. Notre société technologique nous pousse délibérément à une attention ciblée. Pour pouvoir consommer et acheter ce « qu’il faut que » l’on consomme, achète. La méditation permet de rééquilibrer son attention afin d’être plus présent, instant après instant et d’arrêter de vivre en pilotage automatique où les trains de pensées, d’émotions, de sensations se succèdent à une vitesse vertigineuse. Cultivez votre attention et votre vie sera transformée !

Maintenant, il vous suffira d’arroser vos semis avec les 4 compétences clés que vous avez du acquérir au cours de votre périple et qui vous ouvriront les portes de votre destinée.

Les 4 compétences clés

–         La clarté : Avec la clarté, vous savez maintenant ce que vous voulez.

–         La conviction : Avec la conviction, créer ce que vous voulez devient votre priorité n°1

–        La confiance : Avec la confiance, progresser à petits pas vous permet d’atteindre ce que vous voulez

–         Le courage : Avec le courage, sortir de votre zone de confort vous permet de créer la nouvelle réalité de ce que vous voulez.

Comment savoir que la terre que vous avez atteint maintenant, le jardin fleuri que vous avez cultivé, correspond à vos aspirations ?

Il vous suffit de vous poser à chaque fois une question. Une Simple question. Aussi longtemps que vous êtes dans le doute, aussi fréquemment que vous hésitez, posez-vous cette question.

Si vous répondez par la négative à la question ci-dessous, reprenez les différentes étapes du voyage en commençant par le début, puis parcourez une fois de plus, avec sérénité, les différentes étapes. Réajustez à chaque fois que nécessaire.

Si vous répondez par l’affirmative à la question ci-dessous, vous pouvez et vous devez vous féliciter d’avoir parcouru ce chemin.

La question est :

Le présent que je vis crée t-il l’avenir que je désire ?

Et vous lectrices et lecteurs, vous êtes vous posé cette question ?

Créez-vous ici et maintenant l’avenir que vous désirez ?

Avec bienveillance

Guillaume Rodolphe

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La France a quinze ans de retard en méditation (L’express)


o. laban-mattei/afp

Je vous livre un article publié récemment par L’Express (Chartier Claire, publié le 31/03/2010 L’express.fr)

Le moine bouddhiste Matthieu Ricard explique pourquoi il croit aux « neurosciences contemplatives ».

Vous participez depuis de nombreuses années à un programme de recherche sur les « neurosciences contemplatives ». De quoi s’agit-il?

En 2000, après une rencontre entre le dalaï-lama et les spécialistes de l’institut Mind & Life, fondé par le regretté Francisco Varela, un chercheur en neurosciences renommé, et par Adam Engle, un homme d’affaires américain, plusieurs études ont été lancées, auxquelles j’ai eu la chance de participer.

Elles ont été menées dans les laboratoires de Francisco Varela en France, de Richard Davidson et Antoine Lutz à Madison, de Paul Ekman à San Francisco et Robert Levenson à Berkeley, de Jonathan Cohen à Princeton et de Tania Singer en Suisse, à Zurich. Il s’agissait de mesurer les effets à court et à long terme de l’entraînement de l’esprit.

Quels bénéfices thérapeutiques de la méditation ces recherches ont-elles permis d’établir?

Elles ont montré que vingt minutes de pratique journalière suffisaient pour obtenir une diminution de l’anxiété, du stress ou de la tendance à la colère (dont les effets néfastes sur la santé sont bien établis).

Chez les patients ayant déjà vécu au moins deux épisodes dépressifs graves, la méditation associée à une thérapie cognitive pendant six mois, sur le modèle du programme Mindfulness-Based Cognitive Therapy (MBCT), réduit le risque de rechute de 40% environ. Et l’effet perdure un an plus tard.

Le Mindfulness-Based Stress Reduction (MBSR), mis au point par le biologiste Jon Kabat-Zinn il y a déjà trente ans, est, lui, utilisé aujourd’hui dans plus de 200 hôpitaux aux Etats-Unis. Huit semaines de méditation sur la « pleine conscience », à raison de trente minutes par jour, permettent aussi un renforcement notable du système immunitaire, une diminution de la tension artérielle chez les sujets hypertendus, une accélération de la guérison du psoriasis ou encore une réduction des phénomènes inflammatoires. Des études sont également en cours sur des personnes ayant subi une opération cardiaque, pour mesurer l’influence de la méditation sur leur survie au bout d’un an.

Au bout de combien de temps constate-t-on une amélioration?

Ce qui est indispensable n’est pas tant de méditer pendant de longues durées, mais de le faire régulièrement. Une trentaine de jours environ sont nécessaires pour qu’apparaisse une modification des fonctions neuronales. En France, nous avons quinze ans de retard. Les techniques de thérapie cognitive utilisant la pleine conscience ont longtemps été accusées d’être des solutions superficielles, comparées à la psychanalyse, qui prétend aller plus en profondeur. C’est un préjugé, qui ne repose sur aucune base psychologique ou scientifique. Aujourd’hui, nous sommes dans un âge d’or des neurosciences contemplatives. C’est passionnant et il y a encore beaucoup à découvrir.

Quelques idées de lecture :

« Méditer pour ne plus déprimer : la pleine conscience, une méthode pour vivre mieux » par Mark Williams, John Teasdale, Zindel Segal et Jon Kabat-Zinn

« Le piège du bonheur : créez la vie que vous voulez » par Russ Harris

« Faire la paix avec son passé » par Jean-Louis Monestès.

« Les états d’âme : un apprentissage de la sérénité » par Christophe André

Peut-on guérir de ses maux par des mots ?



« Write hard and clear about what hurts” Ernest Hemingway.

Les mots sont des antidotes magiques. Parfois enthousiasmants, provocants, grisants, parfois simplement réconfortants, apaisants, calmants, ils permettent de soigner ses maux petits ou grands. L’écriture est un remède souvent mis de côté à tort, pas assez utilisé dans notre pharmacopée. Et pourtant… !

Ecrire pour soulager

En 1999, une étude randomisée menée par le très sérieux Journal of the American Medical Association, le fameux JAMA, montrait que l’écriture pouvait avoir une influence profonde sur la souffrance physique. Des patients atteints d’asthme ou d’arthrite avaient eu à décrire le moment le plus difficile de leur vie. D’autres simplement leur plan pour la journée. Quatre mois plus tard, ceux qui avaient planché sur leurs difficultés durant trois jours consécutifs, à raison de vingt minutes par jour, se sentaient mieux, prenaient moins de médicaments pour soulager leurs symptômes et avaient moins consulté leur médecin !
Le simple fait de mettre ses propres mots sur le papier apporterait donc une sensation de bien-être ? Une évidence pour le psychiatre Christophe André  : « Mettre sa vie en mots soulage. […] Cela permet de contempler la réalité avec un minimum de recul, en étant assis à sa table de travail et non pas submergé par l’émotion. A condition toutefois de ne pas se perdre dans des eaux narcissiques, exhibitionnistes et complaisantes. »
Hervé Chabalier, journaliste qui a raconté son combat contre l’alcoolisme  dans Le dernier pour la route, fait le même constat : « L’écriture est comme une couche supplémentaire qui s’ajoute à la thérapie. A mes yeux, écrire rejoint le travail du tailleur de pierre, c’est comme imprimer durablement mon expérience dans ma tête. »

Face à une difficulté qui vous entrave, le simple fait de la mettre en mots apporte souvent une sensation de soulagement, comme un énorme poids que vous n’auriez soudain plus à porter.

Mais comment donc ce remède agit ? En écrivant vos doutes, vos peurs, vos douleurs, vos questions, vous mettez une distance entre vous et vos problèmes. Cette distance est salutaire car elle vous permet de regarder votre problème, votre souffrance de loin, qui n’est plus votre problème, votre souffrance, mais un problème, une souffrance et cela fait un énorme différence. L’écriture permet donc d’en avoir une vue plus globale et moins focalisée, ce qui vous met dans les meilleures conditions pour le résoudre au mieux.

Ecrire pour exister et se développer

Thérapeutes et médecins recommandent de plus en plus souvent  à leurs patients de tenir un journal. Après la « talking cure » si chère à Tonton Sigmund,  allons-nous laisser la place à la « writing cure » ? L’expression par la parole suite à un questionnement est tout à fait libératrice. J’en parlais dans un de mes récents posts. Mais l’écriture est complémentaire. D’abord parce qu’on couche sur la page blanche ou inscrit sur l’écran blanc des choses que l’on n’aurait jamais osé prononcer. Par peur, par honte, par pudeur…. Ensuite parce qu’il y a une libération par l’écrit encore supérieur à la parole.

Yves-Alexandre Thalmann, psychologue clinicien, participe à une nouvelle collection de « petits cahiers d’exercices » comme le Petit cahier d’exercices pour voir la vie en rose ou le Petit cahier d’exercices d’entrainement au bonheur), sortes de cahiers d’écoliers à remplir pour le grand public sur différents thèmes.

« Les patients qui souffrent d’un manque d’affirmation de soi apprennent à décrypter les circonstances dans lesquelles ils perdent pied ».

Exemple de situation:

Vous croisez une de vos connaissances dans la rue qui est sur le trottoir d’en face. Vous lui faites un signe de la main et elle continue son chemin en faisant mine de ne pas vous avoir vu.

Il se peut que vous vous disiez : « Tiens, elle ne m’a pas vu ! », ou « elle devait être très occupée », mais aussi « il a fait exprès de ne pas me voir » ou « il n’a plus rien à faire de moi »  voire « personne ne s’intéresse à moi »….

Ces pensées automatiques associées à un  sentiment d’abandon peuvent être source d’angoisses profondes et avoir des retentissements physiques dans notre corps à type de pesanteur dans la poitrine, de gorge serrée, de palpitations,…si familiers aux personnes anxieuses et/ou dépressives.

Le fait de mettre en mots ce scénario juste après l’avoir vécu est une aide très appréciable pour prendre du recul par rapport à l’événement et petit à petit remplacer ce train de pensées par des pensées alternatives.

Cette thérapie par l’écriture d’un journal se nomme la journal-thérapie. Kathleen Adams, psychothérapeute et fondatrice du Center for Journal Therapy, au Colorado, la définit comme l’écriture des pensées et des sentiments dans le but de régler ses problèmes personnels et d’en venir à une meilleure compréhension de soi et des événements de sa vie. L’écriture de nos réactions, expériences et émotions permet de libérer une certaine tension et de percevoir plus clairement notre cheminement.

Ecrire nous révèle donc bien souvent à nous-même, permettant à des parties de nous que nous ignorions de s’exprimer. Mettre en mots ses pensées, ses rêves et ses peurs permet non seulement de mieux les comprendre et de les clarifier, mais avant tout d’en prendre conscience !

Il s’agit bien de cela, de pleine conscience de ce que l’on est, ce que l’on vit, ce que l’on ressent!

Il est important de s’écouter lorsque l’on écrit. Il est aisé de laisser au papier le soin de se charger de nos problèmes; on écrit comme on sort les poubelles, pour oublier nos problèmes et s’en libérer l’esprit. Il s’agit certes là d’un avantage non négligeable du journal, qui nous permet d’apaiser nos tensions, de nous soulager de notre stress et d’exorciser certains démons.

Mais doit-on relire ce que l’on a écrit ? En relisant nos écrits, nous pouvons encore mieux nous persuader que ces évènements existent en dehors de nous. Comme s’ils étaient dotés d’une existence propre. La relecture est parfois pénible voire source de souffrances, nous obligeant à faire face à certains reflets de nous qui ne nous plaisent guère. Cependant, nul n’est tenu de relire ses écrits. Même si « verba volent, scripta manent » (les paroles s’envolent, les écrits restent ), nous ne sommes pas obligés de nous replonger dans des écrits douloureux, une fois ceux-ci expulsés sur le papier.

Le blog, une nouvelle thérapie?

Mais qu’en est-il alors du blog ? Il existe plus de cent millions de blogs actifs chaque jour sur le net. Plus de 100.000 blogs se créent chaque jour. En France, il est estimé qu’existent  9 à 10 millions de blogs répartis entre blogs professionnels et blogs personnels. Ces derniers peuvent être assimilés à des exercices d’intimité publique, à des outils de connaissances de soi et de développement personnel. Ils peuvent être ainsi utilisés comme un outil permettant de renforcer l’estime de soi car lus par des centaines d’internautes, il permettent de s’exprimer, donner sa vision, de confier ses problèmes. C’est pourquoi tant d’adolescents (on estime qu’un ado sur 2 écrit ou a écrit sur un blog) sont concernés par ce phénomène.

Finalement une feuille de papier ou un clavier peuvent tout supporter : les questionnements, les doutes, la colère, l’indignation, la haine, l’ennui et même la souffrance extrême…
La fameuse devise gravée sur le fronton du temple de la pythie de Delphes indiquait : “Connais-toi toi-même”. C’est bien aussi de cela qu’il s’agit.

Il est possible de prendre ou de reprendre sa vie en main grâce à la plume, virtuelle ou non. Il s’agit d’un outil extraordinaire de développement personnel. Alors si vous en ressentez le besoin, ou simplement l’envie, allez chercher votre vieille Remington, votre plume et votre encrier ou plus prosaïquement tapoter sur votre clavier, mais surtout n’hésitez pas une seconde de plus ! Écrivez!

Ami(e)s blogueuses et blogueurs de développement personnel et tous les autres, êtes-vous d’accord? un peu, beaucoup, ….

Vous pouvez voter si le cœur vous en dit…

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Exprimez-vous ici et maintenant


EXPRIMEZ-VOUS ICI ET MAINTENANT par Guillaume Rodolphe


Ceci est la quatrième marche d’une série de cinq à gravir consacrées au voyage intitulé « Les pieds sur terre, la tête dans les étoiles ». Il s’attache à préciser qu’il est important de déterminer votre mode d’expression en liaison avec votre mission et votre environnement, puis de vous mettre en route.

Le premier article de présentation se trouve ici et explique comment vous aviez à votre disposition 525.600 minutes à votre disposition en ce début d’année pour changer le récit de votre vie et vivre enfin comme vous le souhaitez.

Le second article (ou première marche) intitulé « Comment trouver votre mission de vie » se trouve ici et vous explique pas à pas les questions à éclaircir pour découvrir avec certitude votre propre mission de vie.

Le troisième article(ou seconde marche)  intitulé « Votre grande vision » se trouve ici et explique la nécessité de voir avec grandeur et clarté le changement désiré et les moyens pour y parvenir.

Le quatrième article (ou troisième marche) intitulé « Cultivez un environnement sain et durable ! » se trouve ici et explique comment les 6 composantes clés de votre environnement (physique, mental, spirituel, naturel, financier, relationnel) influe sur votre réussite et l’atteinte de vos objectifs.

Une fois votre mission de vie déterminée, votre environnement aligné, votre grande vision clarifiée, il est temps maintenant de l’exprimer.

L’expression est le résultat d’une personne qui exprime, c’est-à-dire qui étymologiquement parlant fait « sortir le jus en pressant». Autrement dit, « l’expression » représente un mouvement de l’intérieur vers l’extérieur, manifestation de notre moi intérieur au Monde environnant, résultante de l’extraction de liquide à partir d’un corps qu’il contient.

Les modes d’expression sont multiples.

1. Exprimez-vous d’abord par la parole !

D’abord parlez !

Depuis tout petit, vous vous exprimez par la parole. Il s’agit d’un moyen sûr et efficace. Parlez de vos problèmes, de vos projets, de vos envies, de vos besoins !

A qui ? A tout le monde ! Votre conjoint, votre voisine, votre concierge, vos enfants, vos collègues, vos amis, votre supérieur hiérarchique,…

Avez-vous déjà fait le lien entre « mal à dire » et « maladie» ? Quand on a du mal à dire les choses, à exprimer ce que l’on a sur le cœur, on peut tomber malade.

Qui d’entre nous ne s’est pas déjà senti très soulagé(e) d’avoir avoué quelque chose que l’on avait caché ? De la même façon, nous nous sentons en joie lorsque notre ami nous confie ses états d’âme ou nous questionne sur les nôtres ?

Combien de femmes regrettent que leurs chéris n’arrivent pas à exprimer leurs sentiments ?

Tout ce que l’on garde en soi, chaque mot que l’on prononce sans le penser, sont des armes que l’on retourne contre soi-même. De plus, le mensonge peut prendre dans la vie une importance inutile car il nous oblige à toujours se rappeler de mentir de la même façon, une fois que l’on a commencé, sous peine de paraître versatile.

Comment se fait-il que ce que l’on a au fond de soi n’arrive pas toujours à sortir ?

La peur…

Et oui, encore ce farouche ennemi qui est une fois de plus à l’affût.

Peur de susciter le rire, le dégoût, l’étonnement, de ne pas être compris,…

Une question pour avancer : mais que risque-t-on  au pire ?

Un refus, une rupture, une surprise, une remise en cause,… ?

Et alors ?

2. Exprimez-vous ensuite par l’art !

La parole c’est bien. Mais elle n’est pas suffisante car très généraliste. Trouver un autre mode d’expression qui vous est plus spécifique vous fera faire un grand pas dans votre bien-être intérieur et votre réussite au final. Il existe un mode d’expression qui vous est plus familier, plus naturel ou vous vous sentez plus à l’aise.

Peinture, sculpture, chant, danse, écriture, poésie, expression corporelle, calligraphie, photographie, théâtre, …peu importe ! Toutes ces activités permettent de relier nos trois composantes fondamentales, notre esprit, notre cœur et notre corps. Elles permettent au moins pendant le temps de la pratique de s’aligner, d’être uns.

Unifier c’est aussi dire oui à la vie, ce qui nous place d’emblée dans une ambiance positive, une dynamique mentale et physique indispensable à la réussite de nos projets.

« L’homme qui écrit dessine inconsciemment sa nature intérieure » nous disait Max Pulver. Nous pourrions étendre cette citation à tout autre mode d’expression en déclarant « L’homme qui s’exprime dessine inconsciemment sa nature intérieure ». C’est bien de cela qu’il s’agit.

3. Alignez enfin votre mode d’expression avec votre mission de vie.

C’est bien la troisième étape. Quelle que soit votre mission de vie, l’important est d’exprimer votre projet de façon congruente avec elle. Cela vient naturellement le plus souvent. Soyez créatif(ve)s !

Carte heuristique pour la clarification du projet, réseautage pour trouver des partenaires et clients, communication orale pour convaincre vos futurs associés ou vos partenaires financiers, rédaction d’articles de présentation de votre activité pour vous faire connaître sur les médias écrits, le web, vos plaquettes,…, vidéo-choc pour faire du marketing viral, pilotage de ressources web pour rendre votre site attractif et naturellement rédacteur de blog, partagez votre projet dans le cadre d’un club, d’une association, d’un groupe mastermind etc

Toutes les options sont ouvertes et méritent d’être explorées. Faites feu de tout bois !

Utilisez tous les outils de communication verbale et non verbale à votre disposition.

Exprimer ce que l’on est au fond de soi est sans doute l’étape ultime.

Lorsque l’on ose aller au bout de ses envies, on est forcément plus en phase avec soi-même, pour exprimer ce que l’on a au fond de soi. On retrouve là l’idée des tuteurs de résilience chère à Boris Cyrulnik, qui invite chacun à puiser dans ses réserves de créativité pour mieux vivre et s’épanouir.

Quel est le lieu et le meilleur moment pour débuter ?

Mais la réponse est simple : ICI et MAINTENANT ! EN ROUTE!

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Est-il possible de vraiment changer ? L’article récapitulatif à déguster comme un bon vin.


Est-il possible de vraiment changer ? L’article récapitulatif à déguster comme un bon vin par Guillaume Rodolphe.

De retour de congés pour certains, envahis de neige pour d’autres, vous allez enfin savoir s’il est possible de vraiment changer par cet article récapitulatif de l’édition de Mars 2010 du festival « A la croisée des blogs » écrit par Guillaume Rodolphe, votre serviteur du blog en pleine conscience.

Je voudrais vous inviter à ma table et vous proposer une dégustation œnologique de l’ensemble des réponses à la question « Est-il possible de vraiment changer ? », résultat de la cogitation enfiévrée des blogueuses et blogueurs francophones de développement personnel.

Je souhaiterai tout d’abord vous indiquer que le Premier Grand cru classé du château « A la croisée des blogs » Mars 2010 était remarquable tant dans sa présentation visuelle (notamment limpidité et transparence des articles), dans sa présentation olfactive (simplicité, puissance et finesse des arguments) que dans sa présentation gustative (texture et richesse des propos, concentration et persistance aromatique des idées évoquées).

Autrement dit, un cru exceptionnel. Pas moins de 20 articles !

Le record depuis l’ouverture du festival « A la croisée des blogs » ! (je crois)

Chaleureux remerciements à tou(te)s les participants !

J’ai choisi de classer les articles en deux grandes catégories en fonction de leur type de réponse à la question. Pour chaque article, j’ai extrait une ou plusieurs citations qui m’ont semblé intéressantes. Mais une dégustation ne se résume pas à un extrait. Prenez votre temps et appréciez l’ensemble des textes présentés!

Le premier groupe concerne des blogueuses et des blogueurs qui ont répondu sans détour  à la question: « OUI ».

–       Tout d’abord, honneur aux femmes, Laure nous livre à lire l’article Peut-on VRAIMENT changer ? du blog un an pour tout changer. Elle répond à la question posée « Je pense que oui » et nous explique les trois étapes essentielles du changement et les peurs qui y sont associées.

Ensuite, Thomas du blog avez-vous du charisme répond à la question sans ambigüité à travers l’article Le changement à portée de tous par un « OUI » retentissant et prend son chemin personnel à témoin.

–       Guillaume du blog S’améliorer nous propose l’article Comment savoir si vous êtes marié avec vos mauvaises habitudes ? Et comment vous séparer à l’amiable qui, vous l’aurez peut-être deviné, traite de nos mauvaises habitudes et de la manière de s’en défaire malgré notre peur du changement.

–       Michael du blog Esprit riche répond à la question Développement personnel : Est-il possible de vraiment changer ? d’une manière tranchée : « Oui, j’en suis sur », « encore heureux, bordel ! » et même « changer est facile et instantané ».Il nous explique que le plus important est de trouver pourquoi changer et non de gaspiller son temps à trouver comment.

Boréale du blog La Fabrique des Idées a une réponse radicale que vous trouverez dans l’article Savoir changer : 3 exemples radicaux. Elle nous livre trois exemples marquants tirés de son expérience pour nous montrer qu’il est possible de changer. Sa conclusion : « on peut changer bien plus de choses qu’on ne le croit.».

–       Olivier par son article Comment changer ? du blog être meilleur nous pose un 357 magnum sur la tempe et nous demande de changer. Pour lui, « changer est immédiat » et « le refus de changer masque une peur ». Il nous fait part d’un levier essentiel à activer pour accompagner le changement.

–       Pour Rémy dans un article synthétique intitulé Changer est-ce vraiment possible ? du blog monter son business les choses sont simples. « Si l’on ne change pas, c’est parce que l’on ne veut pas changer » et il conclut : « Oui, nous pouvons changer ».

–       Karine du blog zen et perf nous invite par l’article Changer : quand notre scénario nous tire vers l’arrière et nos missions vers l’avant ! à envisager notre vie sous l’emprise d’un scénario. Tiraillés que nous sommes entre croyances et permissions, le changement est envisagé comme un passage nécessaire à travers une zone inconfortable où la gestion du stress a toute sa place.

–       Jean-Philippe du blog Révolution personnelle nous propose Un bol de riz, pour changer. A travers un défi de changement typiquement asiatique et pas si facile à relever, il nous livre 3 exemples de changement qui ont la particularité d’être collectif. Le changement serait-il plus facile dans le cadre d’un groupe ? Vous le saurez en le lisant…

–       Dans son blog simplifier pour durer, Julien pose la question « Peut-on vraiment changer ? » et il traite la question sous l’angle du développement durable en nous proposant 4 conseils pratiques.

–       Val avec l’article Peut-on changer ? Quelques exemples avec Gail Vaz-Oxlade du blog Finir Riche a également une réponse nette : « la réponse est définitivement, oui ». Elle prend l’exemple des finances personnelles pour le démontrer en se référant à une émission sur la Tv nord-américaine animée par une experte qui tente de résoudre des situations financières critiques.

Le second groupe concerne des blogueuses et de blogueurs qui ont eu des réponses plus nuancées.

–       Tout d’abord, honneurs aux femmes (again), Caroline du blog plein d’énergie a transpiré sur la question  Changer ou ne pas changer, telle est la question . Elle est catégorique : « sans changement, pas de développement personnel. » Mais elle nous livre sa théorie qui dit « On ne change jamais complètement », car « tous les changements se font sur la base du capital qui nous a été donné au départ ».

Fenice parcourt le chemin du développement personnel : peut-on réellement changer… et est-ce une bonne chose ? du blog Riche idée. Il revient sur un livre qui l’a profondément marqué et pose une question essentielle : « Est-ce que le changement ne risque pas de nous faire perdre celui que je suis vraiment ? ». Sa réponse : « Nous ne changeons pas du tout au tout, nous évoluons, nous grandissons, nous nous enrichissons. ».

Fred dans son article A la croisée des blogs: est-il possible de vraiment changer? du blog Alter riche prend la question à revers : « Est-il possible de ne pas changer ? ». Ses réponses sont « ne rien faire, c’est déjà changer » et « ne pas changer est très très difficile ».

Mohamed du blog Seme une habitude, tu recolteras semble catégorique Arretez De Vous Demander Si C’est Possible, Changez Vraiment !. Pourtant, la nuance est présente dans son article puisqu’il nous dit que « derrière l’idée de changement nous entendons l’amélioration » et nous donne des clés pratiques pour améliorer notre quotidien.

–       Alexis du blog Nouvel Homme nous explique Comment changer et les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau par un article illustré par une figure démonstrative. De plus, Alexis nous dit : « Changer c’est trouver le cœur de ce que nous sommes » et « le changement vous redirige vers ce que vous êtes. » On nous parle de recalibrage, d’alignement, de volition. En résumé, « Deviens ce que tu es ».

Argancel du blog C’éclair nous donne son éclairage sur Les limites du changement en nous prenant à témoin de l’exemple de Démosthène, l’enfant bègue devenu orateur. « Même des changements extrêmes sont possibles si l’on veut bien s’en donner la peine », mais « certains changements ne sont pas possibles ». La métaphore de « la sculpture qu’on dégage du rocher » a retenu toute mon attention.

Germain du  blog OserAutrement dans Changer déclare que « le changement ne se décrète pas, il se vit ». Il nous fait part dans son article des différences fondamentales entre les changements de niveau 1 et 2 et nous encourage à choisir « le chemin de l’éveil, de la connaissance de soi et du développement personnel pour changer ».

–       Enfin, Mamazen du blog Objectif dette zéro pose la question Est-il possible de vraiment changer?. Elle débute par « Le changement est une constante dans la vie », puis nous explique les trois phases du changement et les trois types de déclencheurs. Enfin, elle évoque la nature du changement désiré, clé de la question sur quoi portait le « VRAIMENT » ? « Plus le changement vise des éléments éloignés de sa personnalité (c’est-à-dire ressentis comme tels), plus élevées sont ses chances de réussite ». Et l’inverse est vrai !

J’ai omis de vous faire part de la vingtième et dernière contribution qui est la mienne. De la part de DocG, intitulée Décidez le changement de votre vie et votre cerveau suivra, elle vous explique les dernières découvertes liées à notre cerveau, notre organe noble par excellence, et la citation que j’ai choisi est « Tout montre donc que le cerveau n’est pas figé ». Autrement dit, aucune excuse au non changement.

Après lecture de ces contributions, je ne peux que constater que nous sommes triples : un corps, un cœur et une tête. Changer est définitivement possible, mais changer vraiment ?

Le changement à désirer n’est-il pas d’enlever une à une les pelures d’oignon dont nous avons été et dont nous nous sommes recouverts depuis notre enfance et faire ré-émerger notre diamant intérieur en toute innocence qui brillait de mille feux ?

A l’issue de cette dégustation, il convient de faire une petite synthèse, pour porter un jugement final sur le crû exceptionnel de cette édition de Mars :

–       Avez-vous aimé cette édition ?

–       Avez-vous appris des choses sur vous-même et sur les autres?

–       Etes-vous prêt(e)s à changer ?

–       Etes-vous devenu(e) ce que vous êtes au fond de vous-même ?

Personnellement, je retiendrais 3 mots de l’organisation de cette édition:

Déguster, aimer, partager

Avec bienveillance

Guillaume Rodolphe

DocG

Si vous avez apprécié cette contribution mémorable sur le changement, vous pouvez manifester votre enthousiasme grâce aux liens suivants:

Scoopeo

Blogasty

Fuzz

Décidez le changement dans votre vie et votre cerveau suivra


« Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le Monde », écrivait Gandhi.

Même si l’on ne peut être que d’accord avec cette citation, la question qui se pose immédiatement est la suivante : est-il possible de vraiment changer ?

C’est à cette question posée ce mois-ci dans l’édition de Mars de « A la croisée des blogs » dont je suis l’organisateur, que je vais donner un éclairage particulier car je vais me placer du point de vue du fonctionnement de notre cerveau.

Etant donné que c’est l’organe noble par excellence, autrement dit notre cerveau, qui en grande partie dirige notre vie, il est indispensable de se poser la question suivante : notre cerveau peut-il évoluer ? Notre cerveau peut-il vraiment se transformer ?

Contrairement aux conceptions qui prévalaient jusqu’à la fin du 20ème siècle, il est désormais clairement démontré qu’il existe une neurogenèse active tout au long de la vie chez l’homme.

Le développement des techniques d’imagerie et de neuropathologie notamment l’IRM fonctionnelle et la SPECT a permis de confirmer le rôle de la plasticité cérébrale en identifiant les modifications fonctionnelles et structurelles qui la traduisent.

Ce concept de neuroplasticité ou plasticité neuronale est incroyable !

Lorsque j’étais étudiant en médecine, dans les années 1980, nos éminents professeurs de Neurologie nous enseignaient que nous avions notre stock de neurones à la naissance et que notre vie se déroulait à la manière d’une lente, mais inéluctable destruction neuronale. Il y avait de quoi être résigné et avoir une opinion assez tranchée sur la possibilité d’évoluer dans son esprit, dans sa façon de voir la vie, d’opérer un véritable changement.

Cette conception, on le sait maintenant, est totalement erronée.

Nous possédons 100 milliards de neurones en perpétuel mouvement.

Je vous propose de vous faire voyager dans le cerveau

du stade embryonnaire à la vieillesse.

Trois semaines après la conception, au stade de la gastrulation, l’embryon se distingue en 3 feuilles : l’endoderme (qui à terme donnera les intestins, les poumons et le foie), le mésoderme (qui à terme donnera les reins, les organes reproducteurs, les os, les muscles, le système vasculaire) et l’ectoderme (qui donnera l’épiderme, le système nerveux central et périphérique).

Pour avoir plus de détails sur la formation du cerveau, je vous recommande ce lien.

Ce que nous savons maintenant, c’est que le cerveau in utero n’est pas aveugle ni sourd au monde extérieur. Son évolution va donc dépendre d’influences génétiques et de stimulations environnementales. Et surtout survient entre la 10è semaine et la 20è semaine, un phénomène extraordinaire : la neurogénèse. A partir de cellules souches, est fabriqué par multiplication, un stock de 100 milliards de cellules hyperspécialisées appelées neurones. Puis ces neurones s’organisent en 6 couches superposées. Mais ce n’est pas tout. Ces cellules vont pouvoir communiquer entre elles par des synapses qui sont des zones de connexions inter-neuronales et un jour, l’influx nerveux, sorte de courant électrique, parcourt pour la première fois l’ensemble de ces circuits. Le cerveau simple amas de neurones enchevêtrés devient fonctionnel. Il nous permettra de voir, sentir, entendre, goûter, toucher, penser, parler,…et donc changer.

A partir de la naissance, nous assistons à deux processus conjoints : d’une part une prolifération des synapses et d’autre part un système d’élagage.

La prolifération des synapses : Imaginez que nos 100 milliards de neurones ne se divisent plus, mais émettent leurs branches axonales comme des sortes de tentacules à la recherche de multiples contacts pour transmettre des signaux nerveux. Un cerveau riche, qu’est-ce que c’est ? Ce n’est pas un cerveau avec un plus grand nombre de neurones, NON ! c’est un cerveau très riche en connexions. Inter-neuronales.

L’élagage : le deuxième processus appelé “élagage synaptique”, est responsable de la suppression de connexions inefficaces ou inutilisées. Ce processus, participe pleinement à la neuroplasticité cérébrale, donc à notre capacité à apprendre et à mémoriser.

Le cerveau va ainsi subir des vagues successives de productions et d’éliminations de synapses.

A partir de 10 ans et tout spécialement  à l’adolescence, on passe au haut débit. L’élagage synaptique s’intensifie au moment de la puberté (- 40% chez le chimpanzé). Et un autre processus fondamental commencé dès l’enfance va s’intensifier : la myélinisation. Les axones qui sont les fibres émettrices des neurones vont s’entourer d’une gaine de myéline et la vitesse de l’influx nerveux en sautant entre les gaines de myéline (voir schéma) au lieu de se transmettre en continu passera ainsi de 0,5 m/s à 120m/s. Le cerveau des ados va donc à plus de 430 km/h !!!!

A l’âge adulte, le cerveau continue, contrairement à une idée reçue, de créer des synapses qui attestent de sa forte capacité d’adaptation. C’est vers 25 ans que le cerveau atteint son maximum de puissance, puis il entame un très lent déclin. Il existe certes une perte neuronale, mais elle est extrêmement faible. Ce sont finalement les connexions synaptiques qui déterminent le fonctionnement mental.

Lors d’un apprentissage quel qu’il soit, les stimulations répétées vont aboutir  à des échanges d’ions entre neurones voisins et va aboutir à la construction de nouvelles synapses, ces fameuses connexions. Ainsi tout type de stimulation est à même de déclencher la modification des réseaux de connexions.

Comment stimuler notre cerveau ?

Les experts s’affrontent sur ce point, mais un consensus se fait jour sur :

–          Le nourrir : en énergie, en oxygène et en éléments nutritifs.

–          Le laisser se reposer : autrement dit bien dormir

–          Fuir le stress  : lien

–          Varier les stimuli sensoriels, cognitifs, moteurs.

La vie professionnelle fournit en fin de compte le plus souvent les ingrédients nécessaires pour maintenir un cerveau à son niveau de fonctionnement optimal.

Enfin après 60 ans, il existe un vieillissement cérébral, puisque les membranes neuronales vont s’oxyder petit à petit et ils vont progressivement se rigidifier entrainant un ralentissement de l’influx nerveux. Le cerveau devient alors moins souple et moins réactif.

Que faire ?

–          Continuer à stimuler notre cerveau : lire,sortir, discuter et voyager

–          Avoir une alimentation variée et équilibrée

–          Réduire le stress dont le rôle délétère sur le cerveau et notamment sur les chromosomes a été démontré

–          Entretenir ses sens

Voici en quelques lignes l’évolution fantastique du plus bel organe de notre corps.

Tout montre donc que le cerveau n’est pas figé, qu’il est un organe de 100 milliards de neurones en perpétuel mouvement. Il n’existe donc aucune excuse valable pour procrastiner, pour ne pas avancer, pour croire qu’aucun changement n’est possible,…

En résumé, décidez maintenant le changement que vous souhaitez dans votre vie et votre cerveau suivra !

Est-ce si facile pour autant?

Cette question sera sans doute évoquée par d’autres blogueur(se)s

Pour en savoir plus :

Bien nourrir son cerveau
Les prodiges du cerveau : Ou comment l’esprit se bonifie avec l’âge

Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau : Guérir grâce à la neuroplasticité