La méditation du Dimanche


Arrêter les activités mentales inutiles permet à l’état naturel de surgir.
Un calme profond
est toujours présent
derrière un mental agité.

Jac O’Keeffe

Comment unir notre corps, notre esprit et nos émotions


Le corps, l’esprit, les émotions. Nous connaissons ces trois entités. Mais alors que nous les avons considéré comme séparées depuis des siècles, les résultats des recherches les plus récentes dans le domaine des neurosciences nous amène à les considérer comme reliées. Or, ces trois entités souffrent. Jusqu’à présent, chaque entité était traitée par une approche spécifique visant à la guérir, mais indépendamment des deux autres. N’y-a-t-il pas la place à une approche intégrée, scientifique mais holistique, prenant en compte ces trois entités dans la globalité ?

Pendant des milliers d’années, l’homme a considéré que le corps et l’esprit étaient des entités distinctes. Ce distinguo a eu d’énormes conséquences. Du côté occidental, l’homme a été considéré avant tout comme un corps et la Médecine qui en a découlé s’est développée selon un axe de recherche scientifique et uniquement somatique. Du côté oriental, l’homme a été considéré avant tout comme une âme et la Méditation s’est développée sans aucune référence au corps et à ses spécificités.

En examinant les deux termes « Médecine » et « Méditation », on ne peut qu’être frappé de leur ressemblance en termes de sonorité de leur racine. Ces deux expressions auraient-elles une étymologie commune ?

La réponse est sans appel et affirmative. Le terme méditation vient du latin  » meditari  » et signifie  » s’exercer « ,  » réfléchir « . Le terme latin lui-même vient d’une racine indo-européenne med- qui signifie  » penser « ,  » réfléchir « . On peut le relier aussi à  » mederi  » qui veut dire soigner et nous a donné  » médecine « ,  » médecins  » et  » médicaments « .

Tiens, tiens : racine identique, approche différente…creusons un peu.

Les deux termes regroupent des méthodes visant la bonne santé de l’homme. Pourtant, il, existe une grosse différence entre les deux.

La médecine considère chaque maladie de l’homme séparément ; il s’agit d’une approche de type extérieure qui analyse les différentes parties de l’homme comme des entités séparées. Son découpage en disciplines organiques ou spécialités l’atteste. La Pneumologie traite des affections pulmonaires, la Cardiologie traite les affections du cœur, la Dermatologie traite les affections cutanées,…En résumé, la médecine essaie de vous faire retrouver la santé depuis l’extérieur. Pour cela, elle se repose sur une triade bien connue, le diagnostic clinique, le diagnostic complémentaire (biologie, imagerie,…) et la thérapeutique, elle-même fondée sur une double approche anatomique (étude des différentes parties de notre corps) et physiologique (fonctionnement des différentes parties de notre corps).

La méditation considère au contraire l’homme dans son ensemble ; il s’agit d’une approche de type intérieur, qui se saisit de l’homme en profondeur. Elle a une approche globale. En résumé, elle vise à maintenir votre être intérieur en bonne santé.

Pour complexifier cette double approche, une troisième branche constituée par l’approche psychologique ou psychothérapeutique s’est développée. Approche de type globale, elle s’est cependant focalisée sur l’esprit de l’homme comme une entité séparée.

Je renvoie ces trois approches dos à dos car elles sont toutes nécessaires mais insuffisantes pour guérir l’homme dans sa globalité.

Grâce aux découvertes de la physique quantique, nous savons maintenant que fondamentalement la matière est énergie et vice-versa. Il ne faudrait pas considérer qu’il existe de la matière, puis de l’énergie, puis de la matière, puis de l’énergie. Non, il s’agit de comprendre que tout est à la fois matière et énergie, simultanément. C’est la fameuse dualité onde-corpuscule , illustrée par cette métaphore du cylindre, objet qui a, en fonction des éclairages, à la fois les propriétés d’un cercle et d’un rectangle.

De la même façon, il est maintenant légitime de considérer l’être humain comme une entité fait de de matière, d’émotions et de pensées. Précisément, le corps de l’homme, les émotions de l’homme et l’esprit de l’homme seraient les trois faces d’une même structure, tour à tour. L’homme serait donc par essence psycho-animo-somatique, c’est-à-dire serait les trois simultanément, car il possède les propriétés des trois, mais il n’est ni la première, ni la seconde, ni la troisième.

Pour s’en convaincre, imaginez qu’au moment où vous lisez ces lignes vous apprenez que vous avez gagné une importante somme d’argent. Je suis certain que la plupart d’entre vous va ressentir une énergie importante, vous allez commencer à concevoir des projets, vous allez vous sentir joyeux, vous allez avoir envie de sauter, danser, crier,… Vos proches vous verront lumineux ou même illuminés. Vous serez en pleine forme.

Je vous invite à partager vos impressions sur cette nouvelle dans la section commentaires, ce sera très instructif!

Au contraire, si vous apprenez brutalement le décès de l’un de vos proches, votre réaction sera tout autre. Vous ressentirez un immense vide, si vous êtes debout, il est possible que vous deviez vous asseoir de peur de tomber, vous verrez la vie en noir, vous serez envahis par une immense tristesse et vos proches vous trouveront « gris, terne ». Il se peut même que vous tombiez malade.

Je vous invite à partager de nouveau vos impressions sur cette nouvelle dans la section commentaires, ce sera très instructif!

La partie de cette entité que l’on voit, que l’on sent, que l’on entend, que l’on touche, que l’on goûte s’appelle le corps. Cette partie est à la portée de nos sens. De la même façon, les deux parties du corps qui sont hors de portée de nos sens s’appellent l’esprit d’une part, siège de nos pensées et raisonnements intellectuels et l’âme d’autre part, siège de nos émotions. Il s’agit de trois états vibratoires de la même entité corpusculaire. Les différentes dimensions de l’expérience humaine peuvent être (artificiellement) scindées en « body », « mind » et « soul » pour les anglo-saxons. Il s’agit de trois niveaux d’information partant du plus matériel (le corps) au plus immatériel (les pensées) en s’articulant autour d’un noyau central, véritable cœur de notre expérience (les émotions). Notre esprit nous oblige à scinder pour une meilleure compréhension, mais en fait il s’agit d’un continuum d’informations.

Cette approche a t-elle une traduction pratique ? Certainement.

Si l’on considère cette approche comme vraie, la maladie peut débuter soit du côté corps, soit du côté esprit, soit du côté de l’âme, des émotions.

Les répercussions sont par contre toujours plurielles.

Prenons un premier exemple. Imaginez une personne anxieuse, dépressive, angoissée. Comment va se traduire ce mal-être ? Naturellement par des trains de ruminations, une perte de confiance en soi, de la peur à affronter les aléas de la vie,…Mais cela va se traduire également par des palpitations, de l’oppression dans la poitrine, un serrement de gorge, une fatigue physique intense ,…autant de traductions qui affectent les trois dimensions.

Prenons maintenant un deuxième exemple. Celui de l’effet placebo. L’effet placebo (du latin : « je plairai ») est défini comme l’écart positif constaté entre le résultat thérapeutique observé lors de l’administration d’un médicament et l’effet thérapeutique prévisible en fonction des données strictes de la pharmacologie. Cet écart est de l’ordre de 30 % habituellement et peut atteindre 60-70 % dans les migraines ou les dépressions. Autrement dit, le simple fait de croire en la possibilité de guérir augmente de façon significative la guérison en dehors de toute efficacité du principe actif délivré ou de la thérapeutique administrée. Il s‘agit bien d’un retentissement majeur de la sphère psychique sur la sphère somatique.

Nous pouvons prendre l’image de la pierre qui tombe au fond d’une étendue d’eau calme. La perturbation va se produire à l’endroit où la pierre à touché l’eau, mais les ondes traduites par les vagues à la surface atteindront les rives du lac ou de l’étang, bien à distance du lieu où la pierre est tombée. Lorsqu’un être humain « tombe » malade (tiens, comme une pierre « tombe » dans un lac), les vibrations liées à la maladie vont atteindre son esprit et son âme. C’est la raison pour laquelle il est possible que même si le corps est traité et même guéri par diverses thérapeutiques, la maladie persiste. Pour le médecin, le patient est guéri. Pour l’être humain, il reste malade car l’approche médicale a traité le corps, mais pas l’esprit, encore moins l’âme.

Quelle est au fond la maladie de l’homme ?

Afin de la préciser, on peut se poser quelques questions.

Quel est le pourcentage d’animaux fous, névrosés ? Nul

Quel est le taux de suicides parmi les animaux ? Nul

Il n’y a que l’être humain qui a ces spécificités. Sur Terre, aucun être vivant ne ressent ce malaise, cette anxiété, cette tension, cette maladie. Car il n’accepte pas ce qu’il est, à la fois doué d’une intelligence remarquable et certain de périr au bout de son voyage. Sa souffrance est donc permanente et sa maladie est finalement représentée par lui-même.

L’homme est finalement malade de lui-même.

Nietzsche a dit que « l’homme était un pont tendu entre deux impossibilités, toujours impatient d’atteindre l’impossible et toujours désireux de devenir complet. Ce désir de complétude est à la base de toutes nos souffrances. »

La Médecine par son approche uniquement somatique a tenté de libérer l’homme de ses souffrances physiques, au niveau superficiel, corporel.

Les approches psychiques de type psychothérapie, psychanalyse,…ont tenté de libérer l’homme de ses souffrances mentales.

Ces approches ont-elles réussi ?

Nous pouvons en douter  à la vue des statistiques annuelles témoignant, dans les pays occidentaux, du caractère régulièrement croissant du nombre de personnes stressées, déprimées, angoissées, consommatrices de produits tranquillisants et somnifères.

Selon moi, la seule approche pour laquelle nous avons assez de recul et assez de données scientifiques pour en mesurer les bienfaits,  et qui délivre de façon pérenne l’homme de ses démons, et notamment de la peur de la mort, est la Méditation. La science médicale a permis de repousser les limites de la durée de vie, mais accroître la durée de vie ne fait qu’accroître la période d’attente de la mort. En prolongeant la vie des personnes, en rendant la santé aux êtres humains, la Médecine a pu rendre la vie des êtres humains plus heureuse, mais ne pourra jamais enlever la peur de la mort.

La Méditation est la réalisation de cette immortalité, car elle permet de réaliser ce qui ne meurt jamais en soi. La Méditation est donc le complément indispensable à la Médecine, qu’elle soit somatique ou psychique. Elle permet une circulation de l’information plus fluide entre les trois états de la conscience, conscience du corps, conscience de l’esprit et conscience des émotions. Elle permet d’être conscient de tout ce que nous sommes dans l’instant. Ici et maintenant. Se centrer sur la respiration, être à l’écoute de notre souffle, inspirer puis expirer en pleine conscience permet d’apaiser nos pensées, d’équilibrer nos émotions, et détend notre corps. Nous pouvons alors nous considérer comme un tout. Apaisé. Enfin…

« Tant que nous n’aurons pas connu l’état d’harmonie intérieure, nous pourrons tout au plus vous soulager de la maladie – car votre harmonie intérieure est à la source de votre santé. » Paracelse (Médecin du 16è siècle).

Quelques lectures saines :

Etats d’âme de Christophe André

Médecine et Méditation d’Osho

La solution intérieure de Thierry Janssen

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http://scoopeo.com/blogs/comment-unir-notre-corps-notre-esprit-et-nos-emotions

http://blogasty.com/billet/370231-comment-unir-notre-corps-notre-esprit-et-nos-emotions–post

http://www.fuzz.fr/story/comment-unir-notre-corps-notre-esprit-et-nos-emotions-vivre-simplement-en-pleine-conscience

La méditation du Dimanche


Chaque moment et chaque endroit
est unique et différent.
Il n’y a pas besoin de comparer
avec aucun autre moment
ou autre endroit.
Appréciez simplement
le moment présent comme il est,
c’est suffisant.

Dharma