Une journée rien qu’à moi.


Cet article s’inscrit dans le cadre du festivalÀ la croisée des blogs”. Ce mois-ci c’est Mona Lisa du blog Le Bonheur Pour Les Nuls qui en est l’organisatrice et qui propose de nous interroger sur le thème suivant : « S’aimer soi-même ? »

Il paraît que « Tout commence par soi-même »

Alors demain, c’est décidé, ce sera ma journée. J’ai décidé de m’occuper de moi. Que de moi.

Je vais commencer par me lever tard. Je vais laisser ma femme accompagner mon petit à l’école. Je vais entendre le réveil sonner, mais je ne me lèverai pas.

Je vais entendre ma femme se préparer, mais je ne prendrai pas mon petit déjeuner. Je vais rester au chaud sous la couette. Entre veille et sommeil, dans cet état de semi-conscience que j’apprécie tant.

Je vais écouter les bruits familiers de la maison, juste les écouter sans les interpréter. Simples bruits familiers : loins ou proches, aigus ou graves, de tonalité forte ou faible. La simple caractéristique primitive du son. En dehors de toute interprétation, de toute étiquette.

Puis le silence revenu, je vais sortir du lit. A mon rythme. Je ne vais pas mettre mes lentilles de contact qui est souvent le premier geste du matin, mais vais rester dans le flou quelques minutes.

Je vais ouvrir la fenêtre de ma chambre, écouter les oiseaux qui ne manqueront pas de chanter, de sauter, de voleter sur l’arbre en face. Je vais sentir si l’air est déjà chaud, tiède ou encore frais et inspirer avec douceur. Inspiration unique puisque l’air inspiré ne reviendra jamais.

Le petit-déjeuner sera joyeux, copieux, arrosé d’un bon café fumant. Je vais prendre le temps de me faire un œuf sur le plat, goûter à des tartines beurrées et confiturées, déguster un bon jus d’orange pressé. En silence. Si le téléphone sonne, je ne répondrai pas ou ce sera avec plaisir. Si le facteur sonne, je n’ouvrirai pas ou ce sera avec plaisir. Le sourire aux lèvres, car il s’agit de ma journée. Rien qu’à moi.

La douche sera un pur moment de bonheur. Eau chaude ruisselant sur mon corps nu, humant doucement les effluves de savon. Un habillage simple, pratique, facile. Pas de cravates au nœud coulant. Pas de chaussures aux semelles dures. Des habits souples, des chaussures légères.

Puis je vais me recoucher. Bonheur suprême. Lire au lit. En toute quiétude. Le téléphone portable sera éteint toute la journée ou simplement allumé lorsque j’en aurais envie.

Je vais me promener, prendre le temps. De goûter au bruit de la rue, de voir les pères de famille déjà stressés dans leurs voitures pour se rendre à leur travail, d’observer les mères de famille inquiètes d’arriver en retard à leurs rendez-vous, de contempler les responsables des magasins ouvrir avec fébrilité leurs rideaux de fer, comme si les clients allaient se précipiter et surtout les regards souvent éteints des passants, les yeux tournées vers le sol, déjà absorbés par leurs soucis, leurs factures, leur retraite qui s’éloigne.

Promenade dans la nature, dégustation d’un bon expresso à la terrasse d’un café, discussion avec des inconnus seront au programme. De quoi remplir toute la matinée. Légèreté, vécu de l’instant présent, recul.

Je mangerais le midi avec un ami que je n’ai pas vu depuis longtemps. Souvenirs égrenés, rires complices, projets d’avenir. L’après-midi sera consacré à des loisirs : séance de cinéma, massage dans un institut, visite d’une exposition, parcours santé en forêt, shopping dans les magasins. Pas de temps défini, pas de programme imposé, juste aller selon son envie, son intuition, ses désirs. Aider une personne âgée, sourire au rire d’un enfant, échanger des banalités.

Aller chercher ma femme au travail, surprise, fou rire, détente. Aller chercher mes enfants à l’école : surprise, joie, magie. Puis les laisser et continuer à profiter du moment présent.

Le soir, dîner que j’aurai préparé avec soin en tête à tête avec ma femme. Une idée, un souvenir, un projet. Echanges. Déguster un bon vin, tendresse, rires, bonheur, baisers. Des choses simples, finalement.

Avant de me coucher, j’inscrirai sur mon cahier de vie les trois choses positives que j’ai vécu dans la journée. J’en trouverai bien plus que trois. J’inscrirai finalement qu’il s’agit de toute la journée.

Telle serait ma journée. Rien qu’à moi. Mais avec la nature. Proche et moins proche. Mais avec les autres. Proches et moins proches. Définitivement. simplement

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merci.

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La necessite de l’altruisme


La nécessité de l’altruisme par Matthieu Ricard (photographe : Matthieu Ricard)

J’ai assisté il y a quelques jours à Paris à une conférence de Matthieu Ricard intitulée : « La nécessité de l’altruisme ». Je voulais partager avec vous ce moment.

Qui est Matthieu Ricard ?

Tout d’abord, je voudrais vous rappeler qui est Matthieu Ricard. C’est un moine bouddhiste, photographe et auteur. Il  est le fils du philosophe et journaliste Jean-François Revel. Il vit et travaille dans la région himalayenne depuis quarante ans. Il est l’interprète français du Dalaï-lama. Matthieu Ricard fait don de tous les revenus de son travail à trente projets humanitaires en Asie auxquels il consacre une grande partie de son temps coordonnée par l’association Karuna-shechen, qui met en place des projets humanitaires dans le domaine de l’éducation, de la santé et de préservation de l’héritage culturel.  Huit écoles ont été ainsi construites, dont les dernières en bambou ; l’une d’entre elles regroupe 800 enfants. Au plan sanitaire, 16 cliniques ont vu le jour et 100.000 services médicaux ont été prodigués. Une clinique construite au Népal reçoit 45.000 patients par an dont 60% sont traités gratuitement. Enfin, 12 ponts ont été construits, éléments vitaux pour la sécurité des habitants et pour le développement économique de ces régions reculées. Pour plus d’informations sur l’association Karuna-shechen dont il est le fondateur et président :  www.karuna-shechen.org.

La conférence

La salle était comble ; je dirais environ 1000 personnes. L’auditoire était varié. Des jeunes et des moins jeunes, un moine tibétain ; quelques invités célèbres comme Christophe André et surtout beaucoup beaucoup d’anonymes. La conférence a duré environ 1h30 et MR a parlé sans note, assis, d’une voix claire et posée, s’appuyant parfois sur quelques images projetées.

J’aimerai maintenant en quelques lignes vous donner les principaux éléments de la conférence qui ont retenu mon attention.

  1. L’égoïsme n’est pas le propre de l’homme

MR a commencé sa conférence en nous indiquant que l’altruisme était comme un fil d’Ariane entre les 3 temps :

–          Le temps économique (celui de l’instantanéité) : qui va de plus en plus vite

–          Le temps humain (celui qui dure environ 100 ans)

–          Le temps de l’environnement (plusieurs centaines, voire milliers d’années)

La première partie de la conférence aurait pu s’intituler « comment combattre les idées reçues sur l’égoïsme ».

Dans cette première partie, notre moine tibétain s’est centré sur le combat de l’idée répandue selon laquelle l’homme est égoïste (et sous-entendu le restera). En s’appuyant sue de nombreux exemples pris dans l’Histoire (Les Justes qui ont sauvé des Juifs pendant la seconde guerre mondiale souvent au péril de leur vie) ou d’anecdotes (l’homme qui a sauvé un passager tombé sur les voies du métro New-Yorkais), il a combattu avec conviction l’idée selon laquelle l’homme est et restera centré sur lui-même et qui prône que tout acte apparemment altruiste n’est que de l’égoïsme déguisé.

Il est revenu sur le fait que tout altruisme entraine chez celui qui le pratique une harmonie retrouvée avec soi-même. Cette harmonie n’est pas une motivation première de l’acte, mais en est une simple conséquence, intrinsèquement relié comme « la chaleur d’une flamme et cette flamme ».

  1. Si l’altruisme existe, il est nécessaire de le cultiver

Au plan génétique, nous pouvons considérer que nous sommes quasi identiques qu’il y a 50.000 ans. Autrement dit, attendre de voir éclore le gène de l’altruisme semble bien trop long si l’on considère notre échelle de temps.

Au plan culturel, il n’est pas impossible qu’être altruiste donne un avantage sur les égoïstes. En effet, si les altruistes grandissaient en nombre et coopéraient, ils pourraient tirer avantage de cette coopération sur les égoïstes qui, par essence, ne coopèrent pas. Car ils sont égoïstes !

Enfin, deux concepts scientifiques sous-tendus parr des découvertes récentes viennent appuyer ces considérations :

–          L’épigénèse : l’embryon se construit graduellement par addition de parties nouvelles. On sait maintenant que notre héritage génétique est comme un plan qui peut ou non être mis à exécution.

–          La neuroplasticité : Le système nerveux n’est pas un système figé. Il est le siège d’un remodelage permanent de ses connexions lui permettant de se développer (stade embryonnaire et post-natal), puis de s’adapter à de nouvelles contraintes environnementales (stade adulte). J’en avais parlé dans un de mes précédents articles.

Aussi, nous ne pouvons pas attendre une éventuelle modification génétique ou compter sur d’autres personnes qui par voie de contigüité pourraient étendre l’altruisme. Il nous faut commencer par nous-mêmes. Et cela peut valoir le coup car rien n’est figé et surtout pas notre cerveau.

  1. Comment développer notre altruisme ?

Première constatation : nous en avons tous le potentiel. Nous sommes bienveillants naturellement à l’égard de nos enfants, de notre famille, de nos proches. Parfois de nos collègues et ça s’arrête souvent là.

Deuxième constatation : Ces états mentaux sont fugaces. Ils sont vite remplacés par d’autres états mentaux, des pensées,…

Troisième constatation : Cultiver des états mentaux spécifiques n’appartient pas à notre culture occidentale. Autant, nous pouvons passer beaucoup de temps à apprendre à lire, à écrire, à compter, à jouer aux échecs, à pratiquer un sport, à promouvoir son activité de blogueur(se),…autant l’apprentissage du maintien d’un état de bienveillance n’est pas développé dans nos pays jusqu’à présent.

C’est la pratique de la méditation qui permet à notre esprit de cultiver et de maintenir notre état d’esprit de bienveillance, de compassion.

Cet altruisme absolument nécessaire est devenu indispensable dans la crise que nous traversons.  Une conférence du Mind and Life Institute vient d’avoir lieu sur le thème de l’altruisme et de la compassion dans les systèmes économiques.

Pour finir, MR nous a fait pratiquer une courte séance de méditation de 5 minutes environ. Et c’est toujours très émouvant de méditer en silence, yeux clos, avec 1000 autres personnes.

Enfin, si l’on devait résumer cette conférence en trois mots les mots seraient ceux prononcés par MR en réponse à une question dans la salle sur la manière de passer de la parole aux actes.

D’abord la vue : voir ce qui est, être attentif, ne pas se laisser abuser par une vue court-terme et aller au-delà de ce qui est perceptible au premier coup d’œil

Ensuite la méditation : qui permet de cultiver un état de bienveillance et de compassion

Enfin, l’action qui permet de traduire notre bienveillance  en actions concrètes pour autrui.

Oui, l’altruisme est une nécessité !

Si une conférence de Matthieu Ricard est programmée dans votre ville, ne la ratez pas ! Non seulement, vous écouterez un occidental  bouddhiste qui met en œuvre concrètement l’altruisme dans sa vie, ensuite vous pourrez pratiquer quelques minutes de méditation , mais surtout vous serez utiles car les bénéfices sont reversés à l’association Karuna-Shechen. Vous pouvez consulter ce lien.

Sinon, pour acheter les ouvrages récents de Matthieu Ricard, vous pouvez le faire via ce lien.

Si vous avez aimé l’article, vous pouvez lui donner un coup de main :

Scoopeo

Fuzz

Blogasty

Votre grande vision


Votre grande vision

Ceci est la seconde marche d’une série de cinq à gravir consacrées au voyage intitulé « Les pieds sur terre, la tête dans les étoiles » .

Le premier article se trouve ici et explique comment vous aviez à votre disposition 525.600 minutes à votre disposition en ce début d’année pour changer le récit de votre vie et vivre enfin comme vous le souhaitez.

Le second article intitulé « Comment trouver votre mission de vie » se trouve ici et vous explique pas à pas les questions à éclaircir pour découvrir avec certitude votre propre mission de vie.

Cet article présente « Votre grande vision », c’est-à-dire la nécessité de voir avec grandeur et clarté le changement désiré et les moyens pour y parvenir.

  1. Voir et non pas simplement savoir

Ca y est ! Vous êtes maintenant en pleine confiance. Vous avez trouvé votre mission de vie. Vous en êtes sur(e)s ? Vous hésitez encore un peu ? Rien ne vous empêche de revenir faire un tour au précédent article.

Imaginons qu’après des efforts soutenus, vous êtes enfin récompensés. Vous savez ce qu’est votre chemin de vie. D’abord vous seriez très inspirés de faire une pause et de célébrer cet effort à sa juste valeur. Un temps de pause est toujours important en de telles circonstances.

Soyez imaginatifs ! Faites-vous plaisir.

Puis, rassasiés, repus, vous êtes en pleine forme pour grimper la seconde marche qui s’intitule « Votre grande vision. »

Mais au fait quelle est la différence entre connaître votre mission de vie et la voir en grand ?

La même qu’il y a entre la beauté d’un coucher de soleil que vos amis vous décrivent ou vous montrent en photo et LE coucher de soleil que vous vivez avec VOTRE corps, avec VOTRE esprit, avec VOTRE cœur. Une différence Enorme !

Quand je dis voir, il ne s’agit pas juste des contours généraux, du chemin à suivre, des quelques étapes jalonnant ce parcours et des rares embûches qui pourraient s’y trouver inéluctablement. Non ! Il s’agit d’ouvrir un grand livre blanc et de le remplir, d’ouvrir un champ de vision grand angle et de le combler, d’ouvrir une grande fenêtre sur l’horizon et d’entrer dans le paysage,…

Qu’il  s’agisse d’une mission de vie personnelle ou professionnelle (par expérience, cette dichotomie est souvent non pertinente car les deux ont des points d’intersection nombreux), ne vous restreignez pas à compléter un document préformaté.

C’est le fameux exemple de l’exercice qui suit :

Comment relier les 9 points à l’aide de 4 droites, sans jamais lever le crayon ?

Ne regardez pas au-dessous, sinon vous trichez!

……………………………………………………………………………………………….

IMPOSSIBLE ?…..

Pourtant, la solution est ici :

Vous n’avez pas trouvé ?

Question de temps ou de limites que vous vous êtes vous-mêmes fixés.

Autrement dit, il vous faut sortir des sentiers battus. Vous vous créez continuellement des limites, des œillères mentales, fruit de votre éducation, vos peurs, vos rencontres, votre famille,…
L’exercice que je vous propose est aussi essentiel pour toute entreprise en création ou tout projet de vie personnel, car l’exercice stimule l’imagination et vous permet d’explorer le monde des possibilités.
Toutes les options sont envisageables par nature, alors profitez-en !
Votre livre blanc (ou votre champ de vision ou votre fenêtre) devient ainsi un guide à votre vision originale, un document auquel vous pouvez vous référer souvent.  Il vous permet de régénérer l’enthousiasme pour votre idée.  Amusez-vous avec l’élaboration de votre livre blanc, l’objet est d’en faire une « décharge de cerveau » plutôt qu’un discours de recherche fondamentale ou une thèse de maîtrise en mécanique des fluides.

  1. Voir grand

Voir grand signifie tout simplement que vous ne devez pas vous restreindre. Il sera assez tôt plus tard pour débroussailler le superflu, et vous recentrer sur l’essentiel. Vous n’en êtes pas là. Voir grand signifie également que vous devez être alignés avec cette vision. Au niveau de votre tête, naturellement, mais aussi de votre corps et surtout de votre cœur. Si vous avez une idée, mais qu’elle n’est pas suivie par un engagement de votre cœur, cela risque fort de ne pas fonctionner du tout. L’alignement est très important.
Je vous propose comme guide 3 groupes de questions à considérer l’un après l’autre, avec des sous-questions pour vous aider à clarifier vos idées. D’autres questions peuvent vous venir. N’hésitez pas à y répondre également. Vous savez ce qui va vous faire avancer.

i. Quelle est votre grande vision en alignement avec votre mission de vie?

·    La vision de ce que vous voulez faire
·    Dans un contexte professionnel :
–            Le besoin que vous voulez remplir (pourquoi cette idée est-elle importante pour vous?)
–           Êtes-vous conduits par un problème ou une solution?

·    Dans un contexte non professionnel :
–    Quelle est précisément votre mission de vie ?– si vous aviez toutes les ressources, que feriez-vous?
–    Qu’est-ce qui vous passionne?
·    Comment cette mission est-elle attirante pour d’autres? (personnes – pourquoi – passion – profit)
·    Pouvez-vous établir une communauté autour de cette idée ? Est-ce que c’est un mouvement, une cause ?

ii. Pourquoi cette grande vision est-elle importante pour vous ?

·    Quelles sont vos valeurs et priorités personnelles ?
·    Comment cette idée s’aligne-t-elle à votre mission de vie personnelle ?
·    Qu’avez-vous à contribuer personnellement? (inventaire des forces, des passions et des faiblesses personnelles)
·    Comment cette idée s’aligne-t-elle à votre philosophie personnelle ?
·    Pourquoi êtes-vous la bonne personne pour mener ce projet ?

iii. Quel est l’impact que vous voulez créer grâce à cette grande vision?

·    Comment le monde sera-t-il différent en raison de votre idée ?
·    Quels sont les avantages et l’impact sur des personnes (clients, fournisseurs, réseau, collègues, etc)
·    Comment voulez-vous vous relier aux autres ? (directement ? indirectement ?)


3. Voir grand, mais comment ?

Maintenant il est temps de passer à l’outil. Le livre blanc est une image. Pour autant, vous pouvez le faire avec un grand cahier blanc.

Je vous propose d’autres outils qui relèvent du mind mapping ou en français de la carte heuristique (du grec eurisko, je trouve). Il s’agit de la création d’un diagramme ou figure les différents éléments d’un projet et l’ensemble des connexions entre les différentes idées, les différents concepts,…

Vous pouvez le faire via du matériel traditionnel (tableau, craies, papier, crayons, …) mais il est possible de le faire via des logiciels spécialisés dont il existe des dizaines gratuits ou payants.

Parmi ceux-ci, je vous recommande des logiciels gratuits tels que free mind ou xmind pour commencer. Sinon, il existe des versions de logiciels payantes telles que mind manager .

Je vous recommande également le site petillant , site web en français dédié à la carte heuristique. Enfin, des formations dispensées par l’école française de l’heuristique vous sont proposées sur ce site.

Sinon, une très bonne amie à moi, experte dans son domaine, anime dans quelques semaines un atelier de mindmapping sur Paris.

Enfin le site de Tony Buzan himself, psychologue anglais et pape du mind mapping.

4. Et la suite ?

Une fois clarifiées ces trois questions, vous allez devoir solidifier votre édifice en construction en prenant en compte votre environnement pris au sens large, déterminer votre mode d’expression, et cultiver trois attitudes clés pour que ce périple se transforme en réussite durable.

Ce sera l’objet des trois prochaines marches.

En attendant, Voyez GRAND !

Un petit bilan de début d’année ça vous tente ?


Un petit bilan de début d’année, ça vous tente ?

Avant de foncer à corps perdu dans ce début d’année 2010, je vous propose de commencer par vous arrêter un peu sur vous-même et de faire un petit bilan.

Vous avez assurément le désir cette année d’avoir plus de succès, plus de réussites, plus de bonheur, plus d’argent. Tous ces buts sont louables, mais sachez que votre potentiel de réussite dans tous les domaines dépend d’abord de votre honnêteté à vous évaluer.

Je vous livre un petit test pour que vous ne regrettiez pas dans 20 ans de n’avoir pas fait ce que vous aviez envie de faire, de n’avoir pas été celle ou celui que vous aviez rêvé d’être.

Ce test est composé de 10 questions simples . Il suffit d’y répondre en se donnant une note de 0 à 10. Avec sincérité. Puis, de faire le total.


Question 1 : Avez-vous un physique qui vous plait vraiment ?

Question 2 : Êtes-vous vraiment en amour avec la personne qui partage votre vie ?

Question 3 : Aimez-vous réellement votre travail ?

Question 4 : Riez-vous suffisamment et régulièrement ?

Question 5 : Gagnez-vous suffisamment d’argent pour vous permettre le style de vie que vous souhaitez ?

Question 6 : Voyagez-vous autant que vous aimeriez ?

Question 7 : Avez-vous une vie sociale satisfaisante ?

Question 8 : Considérez-vous que vous avez une bonne gestion de votre temps ?

Question 9 : Êtes-vous libre de toute forme de dépendance ?

Question 10 : Avez-vous le sentiment d’être en paix intérieure ?


J’ai fait ce test il y a une dizaine d’années et j’avais obtenu la note de 46.

Je viens de le refaire il y a quelques jours et  j’ai obtenu la note de 71.

En 10 ans, j’ai gagné 25 points sur cette échelle d’évaluation.

Et vous, où en êtes-vous ?

Partagez vos notes !….

Prenez cinq bonnes habitudes pour ralentir


Noël approche…voici venu de monter la cinquième marche qui vous permettra de prendre 5 bonnes habitudes pour définitivement ralentir et être pleinement présent dans votre vie.

Pour celles et ceux qui ont raté les précédentes marches, vous pouvez cliquer sur chaque marche :

– pour la première marche ici et ici

pour la seconde marche

pour la troisième marche

pour la quatrième marche

La cinquième marche s’intitule : Prenez cinq bonnes habitudes pour ralentir.

–          Restez chaque matin quelques minutes au lit après la sonnerie du réveil : prenez conscience de la transition entre sommeil et veille, faites des petits mouvements, étirez-vous, reprenez contact avec votre corps avant de sauter du lit

–          Ne prenez pas votre montre une fois par semaine : vous vous rendrez compte que nous avons de multiples horloges tout autour de nous.

–          Ecoutez votre temps intérieur : installez-vous confortablement sur une chaise, le dos droit et fermez les yeux. Respirez calmement, centrez vous sur l’ici et le maintenant et ouvrez les yeux au bout de 5 minutes. Enfin, ce que vous pensez être 5 minutes de temps écoulé. Et comparez par rapport au temps qui s’est réellement écoulé. Vous allez apprendre beaucoup sur votre rapport au temps grâce à cet exercice.

–          Ecoutez les autres : Oui, pour une fois, aujourd’hui, soyez vraiment attentif à ce que vous dit votre femme, votre mari, vos enfants, vos collègues, vos amis,…sans faire intervenir vos pensées, vos jugements. Simple en apparence !…

–          Faites une liste de questions : Prenez deux heures de votre temps pour mettre par écrit toutes les questions que vous vous posez sur tous les sujets sans censure, TOUT ! C’est un très bon moyen de libérer votre esprit, de nettoyer votre flux de pensées, de faire place à un nouveau souffle intérieur. Que faire de cette liste de questions ? Rajoutez cette question à la fin de la liste.

Il ne vous reste qu’à mettre en application tous ces conseils avant la fin de l’année 2009 : ceci sera votre cadeau de noël personnel.

Vous m’en donnerez des nouvelles!!!

En attendant, il ne me reste qu’à vous souhaiter d’excellentes fêtes de fin d’année!

Pour une année pleine de réussites, de tendresse et d’amour!

Avec enthousiasme et bienveillance

Doc G

Souhaitez-vous devenir un véritable maître du temps?


Souhaitez-vous devenir un véritable maître du temps?


Nous allons maintenant monter ensemble la quatrième marche de cet autocoaching sur le temps.

Après avoir exploré les 7 lois du temps, il nous faut maintenant nous mettre concrètement à l’ouvrage.

Sentez-vous libres de cueillir un à un les conseils suivants en commençant par ceux qui vous plaisent en premier.

Après avoir effectué votre choix, surtout appliquezles dans votre vie de tous les jours et voyez quelle différence cela fait!

Ensuite, tenez-vous y avec constance et persévérance!


–          Prenez conscience que le temps n’est que le produit de la pensée : ni plus, ni moins.

–          Vivez chaque moment avec intensité : si vous prenez une douche ou un bain, sentez la chaleur de l’eau et les bienfaits sur votre peau ; si vous jouez avec vos enfants, ne pensez pas au repas du soir en même temps.

–          Gérez votre vie signifie faire des choix pour des choses futiles comme pour des décisions essentielles ; cela signifie entre autre savoir déléguer et savoir dire non.

–          Programmez votre vie signifie :

  • faites un emploi du temps à la semaine concernant les domaines de votre vie
  • chaque jour, effectuez deux ou trois tâches que vous jugez indispensable pour le long terme, et que vous avez tendance à remettre systématiquement au lendemain

–          Planifiez votre vie signifie :

  • vous poser une fois par mois pour faire le point par écrit sur vos domaines de vie
  • prendre régulièrement des décisions des plus futiles aux plus engageantes

–          Séquencez votre vie signifie, si vous avez plein d’idées en même temps et d’objectifs à mener de front:

  • habituez-vous à faire les choses les unes après les autres
  • essayez de faire travailler ensemble plusieurs intérêts vers un même objectif

–          Prenez du temps pour vous (sport, bien-être, musique,…)

–          Chassez avec détermination les voleurs de temps :

  • télévision : le moins possible, toujours choisir un programme précis
  • téléphone :
    • avant : vous fixer une durée de conversation à l’avance
    • pendant : fixer une durée avec votre interlocuteur, l’écouter attentivement, répondre brièvement, écourter les conversations
    • après : fermer votre portable une fois rentré(e) à la maison
  • internet :
    • emails : utilisez un bon filtre anti-spam et ne les lire que deux fois par jour aux moments de baisse d’énergie (après être allé déjeuner et avant de partir de votre travail en fin de journée)
    • pas de messagerie instantanée ouverte

–          cessez de vous sentir coupable : vous avez l’impression de ne pas faire tout ce que vous devez faire : quelle perte d’énergie et de temps !

–          considérez le temps comme une matière première : faites le lien entre « savoir ce que l’on veut » et « savoir le temps que cela prendra »

–           ayez encore et toujours conscience du moment présent : la manière la plus efficace de progresser dans ce domaine est la pratique régulière de la méditation.


Bientôt, je vous proposerai 5 bonnes habitudes à prendre pour ralentir…

Connaissez-vous les 7 lois principales du temps ?


Connaissez-vous les 7 lois principales du temps ?

Nous allons maintenant monter ensemble la troisième marche de cet autocoaching sur le temps. Savez-vous que le temps a ses règles, ses lois. On ne peut pas être un maître du temps sans les connaître. Souhaitez-vous découvrir les 7 lois principales du temps et surtout, les questions clés à se poser pour les mettre en application concrètement dans votre vie ?

  • La première loi du temps : la loi de Pareto.

La Loi de Pareto, la plus célèbre de toutes, aussi appelée loi des 80/20, est une loi empirique inspirée par les observations de Vilfredo Pareto, économiste et sociologue italien. Elle a été diffusée par Juran en 1954 sous le nom du Principe de Pareto.

Cette loi affirme que:

80 % des effets est le produit de 20 % des causes ou 20% de nos activités produisent 80% des résultats.

En marketing, 80% du chiffre d’affaires est généré par 20% des clients. En économie, 80% de la richesse et des revenus d’une nation sont produits et possédés par 20% de la population. En Bourse, 80% de tous les gains en Bourse sont réalisés par 20% des investisseurs et 20% d’un portefeuille individuel.

Pour appliquer cette loi, posez-vous deux questions :

–          Quelles sont les 20% de causes qui créent 80% de mes problèmes ?

–          Quelles sont les 20% de tâches qui me prennent 80% de mon temps ?

En pratique,

L’application de la loi de Pareto dans sa vie de tous les jours permet par exemple de se consacrer  à son cœur de métier et donc d’éliminer le superflu. Souvent le manque de temps n’est rien d’autre qu’un manque de priorités. Vous pouvez ainsi réduire considérablement votre temps de travail.

  • La seconde loi du temps : la loi de Parkinson.

La loi de Parkinson ou loi de la dilatation du travail fut exprimée en 1958 par Cyril Northcote Parkinson reposant sur une longue expérience dans l’administration britannique.

Elle affirme que « le travail s’étale de façon à occuper le temps disponible pour son achèvement ». Autrement dit, une tâche va grossir en importance et en complexité perçue à la mesure du temps qui est alloué à sa réalisation. Si vous avez une date butoir de 24h pour terminer un projet, vous allez vous concentrer sur l’essentiel. Si vous avez au contraire un délai d’une semaine, il est très probable que vous allez vous disperser dans des détails sans importance.

Pour appliquer cette loi, posez-vous deux questions :

–          combien de temps maximum dois-je consacrer à ce travail ?

–          de combien je peux réduire le délai qu’on m’octroie pour terminer cette tâche ?

En pratique,

L’application de la loi de Parkinson dans sa vie de tous les jours permet par exemple de réduire son temps de travail pour se concentrer sur l’essentiel, fixer un « budget temps » pour chaque tâche et s’imposer des dates limites.

  • La troisième loi du temps : la loi de Carlson.

Au début des années ’50, en Suède, le professeur Sune Carlson et ses assistants ont chronométré pendant plusieurs mois le travail quotidien de différents managers et ont constaté que ces managers ne travaillaient jamais plus de 20 minutes sans être interrompus !

Des études plus récentes ont montré que la plupart des cadres en France étaient interrompus tous les quarts d’heure au moins !

Cette loi appelé également loi des séquences homogènes affirme que tout travail interrompu en cours de route sera moins efficace et prendra plus de temps que s’il était effectué en continu.

Pour appliquer cette loi, posez-vous deux questions :

–          combien de temps ai-je à consacrer à une tâche sans l’interrompre ?

–          A partir de quelle charge horaire de travail est-ce que je deviens improductif ?

En pratique,

L’application de la loi de Carlson dans sa vie de tous les jours permet par exemple de regrouper les tâches de même nature, de planifier avec rigueur et savoir dire NON, mais aussi de persévérer sans s’obstiner, de lutter contre l’activisme improductif et le perfectionnisme extrême et d’être conscient de ses limites. Savoir s’arrêter pour faire autre chose…quelle découverte extraordinaire !

  • La quatrième loi du temps : la loi de Murphy.

La loi de Murphy peut donc être considérée comme une variante de la loi de l’emmerdement maximal.

Plus souvent illustrée par l’anecdote de la tartine qui tombe toujours par terre du côté beurré cette loi tend à prouver que rien de se passe jamais comme prévu. L’ingénieur de l’US Air Force  Edward Murphy avait constaté dans les années 50 lors d’une expérience que lorsqu’il existe plusieurs façons de faire quelque chose, il y a toujours quelqu’un pour choisir la mauvaise, voire la pire.

On en conclut simplement que tout est susceptible de prendre plus de temps que prévu car rien n’est aussi simple que l’on ne l’imagine au départ et que dans l’entreprise ce n’est pas toujours la décision le plus rationnelle qui sera prise, ni … dans le délai prévu.

Pour appliquer cette loi, posez-vous deux questions :

–          Qui pourrait entrainer dans ce projet une décision dans le mauvais sens ?

–          Quel délai est-il nécessaire que j’ajoute au délai prévu pour mener cette tâche  à bien?

En pratique,

L’application de la loi de Murphy dans sa vie de tous les jours permet par exemple d’inclure des « zones tampon » à son planning, de fractionner des tâches importantes et de faire de points d’avancement des projets régulièrement.

  • La cinquième loi du temps: la loi d’Illich.


Ivan Illich est surtout connu pour ses travaux en matière d’éducation. Mais ce n’est pas sa seule contribution au progrès de l’humanité. Il a été le premier à remarquer que la vieille loi dite « des rendements décroissants » – connue depuis Turgot et les économistes classiques – s’applique aussi à l’activité humaine.

En doublant la quantité de travail agricole on ne double pas la quantité de blé produite. Et que, plus on approche d’une certaine limite, plus il faut ajouter de travail pour obtenir toujours moins de blé supplémentaire. Au-delà, on entre dans la zone dite des rendements décroissants. Illich considère qu’il en va de même pour l’être humain.

La loi d’Illich ou loi de l’efficacité décroissante, affirme qu’ au-delà d’un certain seuil, l’efficacité humaine décroît, voire devient négative. Cela signifie qu’en doublant la quantité de travail, on ne double pas pour autant la productivité.

Au pire, à partir d’un certain seuil, ajouter du travail, donnera des rendements proportionnellement moindres.

Pour appliquer cette loi, posez-vous  deux questions :

–          Quelle est la durée maximale que je m’assigne pour réaliser cette tâche ?

–          ou variante quelle est la durée maximale que je donne à mes collaborateurs pour terminer ce travail ?

En pratique,

L’application de la loi d’Illich dans sa vie de tous les jours permet par exemple d’alterner les tâches et surtout de lutter contre le perfectionnisme.

  • La sixième loi du temps: la loi de Fraisse.

Le temps a une dimension objective et une dimension subjective ou psychologique qui varie en fonction de l’intérêt personnel à l’activité exercée.

Plus une activité est morcelée, plus elle paraît durer longtemps. Plus une activité est intéressante, plus elle paraît brève.

Par exemple le temps d’une attente est toujours trop long, les moments de plaisir, eux, toujours trop courts.

Les principes découlant de cette loi de Fraisse ou loi de la dimension subjective du temps, sont de se méfier :
– de notre tendance spontanée à faire d’abord ce qui nous plaît plutôt que ce qui est le plus important,
– de notre estimation du temps passé à une tâche.

Pour appliquer cette loi, posez-vous deux questions :

–          Quelles sont les activités que j’ai spontanément tendance à remettre au lendemain ?

–          Quel est le temps objectif que je passe pour mener à bien ce travail ?

Il faut donc confronter notre évaluation subjective du temps à des paramètres objectifs car nous avons naturellement tendance à passer plus de temps sur ce qui nous plaît et à le faire en priorité et à remettre ce qui nous déplaît. Ce qui empire souvent la situation !

En pratique,

L’application de la loi de Fraisse dans sa vie de tous les jours permet par exemple consacrer un temps défini à une tâche difficile en en mesurant objectivement la durée et ne pas se laisser influencer par des a priori.

  • La septième loi du temps : la loi de Swoboda-Fliess-Teltscher

La société connaît des biorythmes liés à la saisonnalité des activités, du rythme des congés scolaires, fêtes et jours fériés, etc.
Ils s’ajoutent aux rythmes biologiques vécus par l’être humain qui connaît plusieurs cycles d’énergie selon les saisons et les heures d’ensoleillement, mais aussi dans la journée : généralement un meilleur rendement le matin, un nouvel élan en fin d’après-midi, la nécessité d’avoir des pauses et de se restaurer tout au long de la journée.

Les principes découlant de la loi de Swoboda-Fliess-Teltscher ou loi des rythmes biologiques sont que nous devons être conscients des rythmes qui concernent notre entreprise, notre couple ou famille, nos amis, mais aussi de nos propres rythmes biologiques (sommeil, faim, énergie, concentration …), pour trouver le meilleur compromis.

Pour appliquer cette loi, posez-vous deux questions :

–          Quelle est la période de la journée ou je suis le plus performant ?

–          Quelles est la période de la journée où je suis le moins performant ?

En pratique,

L’application de la loi de Swoboda-Fliess-Teltscher dans sa vie de tous les jours permet par exemple de découvrir ses rythmes personnels et de développer l’écoute de ses horloges internes et de programmer des activités stratégiques ou de réflexion à des moments de grande énergie et des activités de routine à des moments de recharge ou de récupération.

Il existe d’autres lois du temps, la loi de l’Ecclésiastique ou loi de l’alternance, la loi de Laborit ou loi du moindre effort, la loi de Douglas, la loi de Perls,…mais je considère que l’application de ces 7 lois du temps est suffisante pour avancer sur la maîtrise du temps.

Pour finir, une devinette :

Rien n’est plus long et rien n’est plus court. Rien n’est plus lent et rien n’est plus rapide. Tous les Hommes le négligent et tous en regrettent sa perte. Qui suis-je ?” Voltaire dans Zadig.