Comment unir notre corps, notre esprit et nos émotions


Le corps, l’esprit, les émotions. Nous connaissons ces trois entités. Mais alors que nous les avons considéré comme séparées depuis des siècles, les résultats des recherches les plus récentes dans le domaine des neurosciences nous amène à les considérer comme reliées. Or, ces trois entités souffrent. Jusqu’à présent, chaque entité était traitée par une approche spécifique visant à la guérir, mais indépendamment des deux autres. N’y-a-t-il pas la place à une approche intégrée, scientifique mais holistique, prenant en compte ces trois entités dans la globalité ?

Pendant des milliers d’années, l’homme a considéré que le corps et l’esprit étaient des entités distinctes. Ce distinguo a eu d’énormes conséquences. Du côté occidental, l’homme a été considéré avant tout comme un corps et la Médecine qui en a découlé s’est développée selon un axe de recherche scientifique et uniquement somatique. Du côté oriental, l’homme a été considéré avant tout comme une âme et la Méditation s’est développée sans aucune référence au corps et à ses spécificités.

En examinant les deux termes « Médecine » et « Méditation », on ne peut qu’être frappé de leur ressemblance en termes de sonorité de leur racine. Ces deux expressions auraient-elles une étymologie commune ?

La réponse est sans appel et affirmative. Le terme méditation vient du latin  » meditari  » et signifie  » s’exercer « ,  » réfléchir « . Le terme latin lui-même vient d’une racine indo-européenne med- qui signifie  » penser « ,  » réfléchir « . On peut le relier aussi à  » mederi  » qui veut dire soigner et nous a donné  » médecine « ,  » médecins  » et  » médicaments « .

Tiens, tiens : racine identique, approche différente…creusons un peu.

Les deux termes regroupent des méthodes visant la bonne santé de l’homme. Pourtant, il, existe une grosse différence entre les deux.

La médecine considère chaque maladie de l’homme séparément ; il s’agit d’une approche de type extérieure qui analyse les différentes parties de l’homme comme des entités séparées. Son découpage en disciplines organiques ou spécialités l’atteste. La Pneumologie traite des affections pulmonaires, la Cardiologie traite les affections du cœur, la Dermatologie traite les affections cutanées,…En résumé, la médecine essaie de vous faire retrouver la santé depuis l’extérieur. Pour cela, elle se repose sur une triade bien connue, le diagnostic clinique, le diagnostic complémentaire (biologie, imagerie,…) et la thérapeutique, elle-même fondée sur une double approche anatomique (étude des différentes parties de notre corps) et physiologique (fonctionnement des différentes parties de notre corps).

La méditation considère au contraire l’homme dans son ensemble ; il s’agit d’une approche de type intérieur, qui se saisit de l’homme en profondeur. Elle a une approche globale. En résumé, elle vise à maintenir votre être intérieur en bonne santé.

Pour complexifier cette double approche, une troisième branche constituée par l’approche psychologique ou psychothérapeutique s’est développée. Approche de type globale, elle s’est cependant focalisée sur l’esprit de l’homme comme une entité séparée.

Je renvoie ces trois approches dos à dos car elles sont toutes nécessaires mais insuffisantes pour guérir l’homme dans sa globalité.

Grâce aux découvertes de la physique quantique, nous savons maintenant que fondamentalement la matière est énergie et vice-versa. Il ne faudrait pas considérer qu’il existe de la matière, puis de l’énergie, puis de la matière, puis de l’énergie. Non, il s’agit de comprendre que tout est à la fois matière et énergie, simultanément. C’est la fameuse dualité onde-corpuscule , illustrée par cette métaphore du cylindre, objet qui a, en fonction des éclairages, à la fois les propriétés d’un cercle et d’un rectangle.

De la même façon, il est maintenant légitime de considérer l’être humain comme une entité fait de de matière, d’émotions et de pensées. Précisément, le corps de l’homme, les émotions de l’homme et l’esprit de l’homme seraient les trois faces d’une même structure, tour à tour. L’homme serait donc par essence psycho-animo-somatique, c’est-à-dire serait les trois simultanément, car il possède les propriétés des trois, mais il n’est ni la première, ni la seconde, ni la troisième.

Pour s’en convaincre, imaginez qu’au moment où vous lisez ces lignes vous apprenez que vous avez gagné une importante somme d’argent. Je suis certain que la plupart d’entre vous va ressentir une énergie importante, vous allez commencer à concevoir des projets, vous allez vous sentir joyeux, vous allez avoir envie de sauter, danser, crier,… Vos proches vous verront lumineux ou même illuminés. Vous serez en pleine forme.

Je vous invite à partager vos impressions sur cette nouvelle dans la section commentaires, ce sera très instructif!

Au contraire, si vous apprenez brutalement le décès de l’un de vos proches, votre réaction sera tout autre. Vous ressentirez un immense vide, si vous êtes debout, il est possible que vous deviez vous asseoir de peur de tomber, vous verrez la vie en noir, vous serez envahis par une immense tristesse et vos proches vous trouveront « gris, terne ». Il se peut même que vous tombiez malade.

Je vous invite à partager de nouveau vos impressions sur cette nouvelle dans la section commentaires, ce sera très instructif!

La partie de cette entité que l’on voit, que l’on sent, que l’on entend, que l’on touche, que l’on goûte s’appelle le corps. Cette partie est à la portée de nos sens. De la même façon, les deux parties du corps qui sont hors de portée de nos sens s’appellent l’esprit d’une part, siège de nos pensées et raisonnements intellectuels et l’âme d’autre part, siège de nos émotions. Il s’agit de trois états vibratoires de la même entité corpusculaire. Les différentes dimensions de l’expérience humaine peuvent être (artificiellement) scindées en « body », « mind » et « soul » pour les anglo-saxons. Il s’agit de trois niveaux d’information partant du plus matériel (le corps) au plus immatériel (les pensées) en s’articulant autour d’un noyau central, véritable cœur de notre expérience (les émotions). Notre esprit nous oblige à scinder pour une meilleure compréhension, mais en fait il s’agit d’un continuum d’informations.

Cette approche a t-elle une traduction pratique ? Certainement.

Si l’on considère cette approche comme vraie, la maladie peut débuter soit du côté corps, soit du côté esprit, soit du côté de l’âme, des émotions.

Les répercussions sont par contre toujours plurielles.

Prenons un premier exemple. Imaginez une personne anxieuse, dépressive, angoissée. Comment va se traduire ce mal-être ? Naturellement par des trains de ruminations, une perte de confiance en soi, de la peur à affronter les aléas de la vie,…Mais cela va se traduire également par des palpitations, de l’oppression dans la poitrine, un serrement de gorge, une fatigue physique intense ,…autant de traductions qui affectent les trois dimensions.

Prenons maintenant un deuxième exemple. Celui de l’effet placebo. L’effet placebo (du latin : « je plairai ») est défini comme l’écart positif constaté entre le résultat thérapeutique observé lors de l’administration d’un médicament et l’effet thérapeutique prévisible en fonction des données strictes de la pharmacologie. Cet écart est de l’ordre de 30 % habituellement et peut atteindre 60-70 % dans les migraines ou les dépressions. Autrement dit, le simple fait de croire en la possibilité de guérir augmente de façon significative la guérison en dehors de toute efficacité du principe actif délivré ou de la thérapeutique administrée. Il s‘agit bien d’un retentissement majeur de la sphère psychique sur la sphère somatique.

Nous pouvons prendre l’image de la pierre qui tombe au fond d’une étendue d’eau calme. La perturbation va se produire à l’endroit où la pierre à touché l’eau, mais les ondes traduites par les vagues à la surface atteindront les rives du lac ou de l’étang, bien à distance du lieu où la pierre est tombée. Lorsqu’un être humain « tombe » malade (tiens, comme une pierre « tombe » dans un lac), les vibrations liées à la maladie vont atteindre son esprit et son âme. C’est la raison pour laquelle il est possible que même si le corps est traité et même guéri par diverses thérapeutiques, la maladie persiste. Pour le médecin, le patient est guéri. Pour l’être humain, il reste malade car l’approche médicale a traité le corps, mais pas l’esprit, encore moins l’âme.

Quelle est au fond la maladie de l’homme ?

Afin de la préciser, on peut se poser quelques questions.

Quel est le pourcentage d’animaux fous, névrosés ? Nul

Quel est le taux de suicides parmi les animaux ? Nul

Il n’y a que l’être humain qui a ces spécificités. Sur Terre, aucun être vivant ne ressent ce malaise, cette anxiété, cette tension, cette maladie. Car il n’accepte pas ce qu’il est, à la fois doué d’une intelligence remarquable et certain de périr au bout de son voyage. Sa souffrance est donc permanente et sa maladie est finalement représentée par lui-même.

L’homme est finalement malade de lui-même.

Nietzsche a dit que « l’homme était un pont tendu entre deux impossibilités, toujours impatient d’atteindre l’impossible et toujours désireux de devenir complet. Ce désir de complétude est à la base de toutes nos souffrances. »

La Médecine par son approche uniquement somatique a tenté de libérer l’homme de ses souffrances physiques, au niveau superficiel, corporel.

Les approches psychiques de type psychothérapie, psychanalyse,…ont tenté de libérer l’homme de ses souffrances mentales.

Ces approches ont-elles réussi ?

Nous pouvons en douter  à la vue des statistiques annuelles témoignant, dans les pays occidentaux, du caractère régulièrement croissant du nombre de personnes stressées, déprimées, angoissées, consommatrices de produits tranquillisants et somnifères.

Selon moi, la seule approche pour laquelle nous avons assez de recul et assez de données scientifiques pour en mesurer les bienfaits,  et qui délivre de façon pérenne l’homme de ses démons, et notamment de la peur de la mort, est la Méditation. La science médicale a permis de repousser les limites de la durée de vie, mais accroître la durée de vie ne fait qu’accroître la période d’attente de la mort. En prolongeant la vie des personnes, en rendant la santé aux êtres humains, la Médecine a pu rendre la vie des êtres humains plus heureuse, mais ne pourra jamais enlever la peur de la mort.

La Méditation est la réalisation de cette immortalité, car elle permet de réaliser ce qui ne meurt jamais en soi. La Méditation est donc le complément indispensable à la Médecine, qu’elle soit somatique ou psychique. Elle permet une circulation de l’information plus fluide entre les trois états de la conscience, conscience du corps, conscience de l’esprit et conscience des émotions. Elle permet d’être conscient de tout ce que nous sommes dans l’instant. Ici et maintenant. Se centrer sur la respiration, être à l’écoute de notre souffle, inspirer puis expirer en pleine conscience permet d’apaiser nos pensées, d’équilibrer nos émotions, et détend notre corps. Nous pouvons alors nous considérer comme un tout. Apaisé. Enfin…

« Tant que nous n’aurons pas connu l’état d’harmonie intérieure, nous pourrons tout au plus vous soulager de la maladie – car votre harmonie intérieure est à la source de votre santé. » Paracelse (Médecin du 16è siècle).

Quelques lectures saines :

Etats d’âme de Christophe André

Médecine et Méditation d’Osho

La solution intérieure de Thierry Janssen

Si l’article vous a plu, vous pouvez le signaler en cliquant sur les liens ci-dessous. Merci.

http://scoopeo.com/blogs/comment-unir-notre-corps-notre-esprit-et-nos-emotions

http://blogasty.com/billet/370231-comment-unir-notre-corps-notre-esprit-et-nos-emotions–post

http://www.fuzz.fr/story/comment-unir-notre-corps-notre-esprit-et-nos-emotions-vivre-simplement-en-pleine-conscience

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La méditation du dimanche


La méditation est un moyen de se sentir bien en soi, au plus profond de votre être.
Une fois que vous avez trouvé le centre de votre existence, vous avez trouvé à la fois les racines et les ailes.
Les racines sont dans l’existence, faisant de vous un être humain plus intégré, un individu.
Et les ailes sont dans le parfum qui est libéré en étant en contact avec l’existence.
Le parfum est composé de la liberté, l’amour, la compassion, l’authenticité, la sincérité, un sens de l’humour, et un sentiment énorme de béatitude.

Osho

La France a quinze ans de retard en méditation (L’express)


o. laban-mattei/afp

Je vous livre un article publié récemment par L’Express (Chartier Claire, publié le 31/03/2010 L’express.fr)

Le moine bouddhiste Matthieu Ricard explique pourquoi il croit aux « neurosciences contemplatives ».

Vous participez depuis de nombreuses années à un programme de recherche sur les « neurosciences contemplatives ». De quoi s’agit-il?

En 2000, après une rencontre entre le dalaï-lama et les spécialistes de l’institut Mind & Life, fondé par le regretté Francisco Varela, un chercheur en neurosciences renommé, et par Adam Engle, un homme d’affaires américain, plusieurs études ont été lancées, auxquelles j’ai eu la chance de participer.

Elles ont été menées dans les laboratoires de Francisco Varela en France, de Richard Davidson et Antoine Lutz à Madison, de Paul Ekman à San Francisco et Robert Levenson à Berkeley, de Jonathan Cohen à Princeton et de Tania Singer en Suisse, à Zurich. Il s’agissait de mesurer les effets à court et à long terme de l’entraînement de l’esprit.

Quels bénéfices thérapeutiques de la méditation ces recherches ont-elles permis d’établir?

Elles ont montré que vingt minutes de pratique journalière suffisaient pour obtenir une diminution de l’anxiété, du stress ou de la tendance à la colère (dont les effets néfastes sur la santé sont bien établis).

Chez les patients ayant déjà vécu au moins deux épisodes dépressifs graves, la méditation associée à une thérapie cognitive pendant six mois, sur le modèle du programme Mindfulness-Based Cognitive Therapy (MBCT), réduit le risque de rechute de 40% environ. Et l’effet perdure un an plus tard.

Le Mindfulness-Based Stress Reduction (MBSR), mis au point par le biologiste Jon Kabat-Zinn il y a déjà trente ans, est, lui, utilisé aujourd’hui dans plus de 200 hôpitaux aux Etats-Unis. Huit semaines de méditation sur la « pleine conscience », à raison de trente minutes par jour, permettent aussi un renforcement notable du système immunitaire, une diminution de la tension artérielle chez les sujets hypertendus, une accélération de la guérison du psoriasis ou encore une réduction des phénomènes inflammatoires. Des études sont également en cours sur des personnes ayant subi une opération cardiaque, pour mesurer l’influence de la méditation sur leur survie au bout d’un an.

Au bout de combien de temps constate-t-on une amélioration?

Ce qui est indispensable n’est pas tant de méditer pendant de longues durées, mais de le faire régulièrement. Une trentaine de jours environ sont nécessaires pour qu’apparaisse une modification des fonctions neuronales. En France, nous avons quinze ans de retard. Les techniques de thérapie cognitive utilisant la pleine conscience ont longtemps été accusées d’être des solutions superficielles, comparées à la psychanalyse, qui prétend aller plus en profondeur. C’est un préjugé, qui ne repose sur aucune base psychologique ou scientifique. Aujourd’hui, nous sommes dans un âge d’or des neurosciences contemplatives. C’est passionnant et il y a encore beaucoup à découvrir.

Quelques idées de lecture :

« Méditer pour ne plus déprimer : la pleine conscience, une méthode pour vivre mieux » par Mark Williams, John Teasdale, Zindel Segal et Jon Kabat-Zinn

« Le piège du bonheur : créez la vie que vous voulez » par Russ Harris

« Faire la paix avec son passé » par Jean-Louis Monestès.

« Les états d’âme : un apprentissage de la sérénité » par Christophe André

La meditation du Dimanche



Tree of Life – Vigor and Vitality – Elle Nicolai

Pour pénétrer dans les profondeurs

de la véritable nature de son propre Soi,

et pour se construire une vitalité valable

dans toutes les occasions,

rien ne peut surpasser la méditation.

Hakuin

La méditation du dimanche


N’obéissez jamais
à ce que dit quelqu’un d’autre
à moins que cela ne vienne
également de vous-même.
Il n y a pas de Dieu
autre que la vie elle même.
La vérité est en vous,
ne la cherchez pas ailleurs.

Osho

Où tu vas, tu es de Jon Kabat-Zinn


Où tu vas, tu es de Jon Kabat-Zinn

Apprendre à méditer pour se libérer du stress et des tensions profondes

Une analyse de l’ouvrage de Jon Kabat-Zinn par le Dr Guillaume Rodolphe, médecin, coach professionnel et instructeur de méditation.

Résumé du livre :

« Où tu vas, tu es s’adresse à toutes les personnes qui souhaitent commencer ou approfondir une pratique de la méditation pour se libérer du stress et trouver le chemin de la guérison. En apprenant à vivre dans le présent et en éveillant votre conscience, vous aurez accès à des ressources de joie, de créativité, de santé et d’intelligence dont vous ne soupçonniez même pas l’existence. »

Après vous avoir présenté en deux parties, ici et , le premier ouvrage de Jon Kabat-Zinn « Au cœur de la Tourmente, la pleine conscience » ou « Full catastrophe living » en anglais, je vous propose une analyse du second ouvrage du même auteur intitulé « Où tu vas, tu es », traduction fidèle au titre original « Wherever you go, there you are » publié en 1994 et traduit en français en 1996.

Alors que le premier ouvrage, touffu, était plus spécifiquement destiné aux patients, celui-ci s’adresse à toutes les personnes qui « ont des résistances à l’encontre de programmes structurés et qui n’aiment pas qu’on leur dise ce qu’il faut faire. »

Certain(e)s d’entre vous se reconnaissent-ils ?….

Il s’agit d’un ouvrage de 280 pages destiné à ceux qui recherchent plus de sagesse et d’équilibre dans leur vie.

Il est composé de trois parties d’égale importance :

–          L’éclosion de l’instant présent

–          Le cœur de la pratique

–          Dans l’esprit de la pleine conscience

Chaque partie est composé de petits chapitres très courts, 28 dans la première, 17 dans la seconde et 24 dans la troisième. Chaque chapitre fait généralement une page ou deux, maximum six pages.

Cette architecture rend la lecture extrêmement fluide, d’autant que chaque chapitre est composé de réflexions de l’auteur, à chaque fois agrémenté de citations choisies et dans de nombreux chapitres d’exercices pratiques pour mettre les éléments présentés en application dans sa vie de tous les jours et de questions à se poser de temps en temps. On retrouve bien l’idée de pleine conscience, qui n’est définitivement pas un concept abstrait, mais bien une pratique, à intégrer dans sa vie quotidienne.

L’éclosion de l’instant présent

Ces 28 courts chapitres traitant de l’esprit de la pratique nous renseignent sur ce qu’est et ce que n’est pas la méditation de pleine conscience, mais aussi tordent le coup à certaines idées reçues sur le sujet. A ce propos, j’ai écrit un petit texte sur les 10 idées reçues sur la méditation que vous pouvez consulter.

Qu’est-ce que la pleine conscience ? Tout d’abord c’est simple, mais pas facile. Il suffit de faire une pause et de s’asseoir pour se rendre compte que Tout est là. Saisir l’instant présent dans toute sa beauté et son caractère éphémère et garder le souffle à l’esprit est indispensable. Ensuite, pratiquez, pratiquez, pratiquez ! L’éveil viendra naturellement. Est-ce que chacun peut méditer ? Oui, oui et encore oui ! Par contre, il vaut mieux le garder pour soi. La pratique de la méditation permet de cultiver la patience, la confiance, la générosité, la concentration, la vision d’une vie plus saine. Le retour à soi permet de se rendre compte que nous contenons en nous le monde entier. S’ouvrir par la méditation est une vraie hygiène de vie, et même si on ne peut arrêter les vagues, on peut apprendre à surfer.

Tous les mots en italique dans ce petit texte correspondent à des titres de chapitres…

Le livre est agrémenté de nombreuses citations provenant notamment du livre d’Henry David Thoreau Walden ou la vie dans les bois, récit du séjour pendant 2 ans, 2 mois et deux jours de l’auteur dans une cabane dans les bois près de l’étang de Walden aux Etats-Unis au 19è siècle.

« Dirige ton regard vers l’intérieur, et tu trouveras des milliers de régions encore inexplorées. Découvre-les et deviens expert en cosmographie personnelle. »

Le cœur de la pratique

C’est bien de pratique, de pratique et encore de pratique dont il s’agit dans cette deuxième partie.

JKZ nous délivre des conseils essentiels pour mener à bien notre pratique de méditation.

Il entre dans des détails fort utiles tant pour les novices que pour les pratiquants confirmés. Chacun peut y trouver de l’information claire, limpide, en un mot éveillée.

Par exemple, lors de l’installation de notre posture, nous devons être dignes, le dos droit dans le prolongement de la tête, les yeux clos ou mi-clos, le visage calme et serein. S’asseoir sur une chaise et s’asseoir sur une chaise pour méditer n’a définitivement rien à voir. La différence est dans l’intention, et cela fait toute la différence, qui se traduit dans le corps, dans l’esprit et dans le cœur. Cet état de conviction profonde et de fermeté rayonne de l’intérieur vers l’extérieur.

JKZ insiste sur des éléments souvent négligés tels que la prise de position, le maintien de la posture,  l’importance de la position des mains face au ciel ou face à la terre, la durée de la méditation et la sortie de la méditation, période de transition pas forcément facile à négocier.

Tous les points sont abordés l’un après l’autre et l’on sent une énorme simplicité qui se dégage de cette lecture.

Ensuite, deux types de méditation ont retenu mon attention : la méditation de la montagne et celle du lac.

Je vous propose de partager avec vous la méditation de la montagne et vous découvrirez, si vous lisez cet ouvrage, la méditation du lac.

« Imaginez la plus belle montagne du monde dont la forme vous plaît particulièrement. Concentrez-vous sur l’image de cette montagne dans votre œil intérieur en observant sa structure, sa cime altière, ses fondations qui émergent de la roche, ses versants abrupts et ses flancs en pente douce. Remarquez l’immobilité de sa masse-[…].Quelle que soit la forme qu’elle revête, tranquillement assis, respirez avec cette image de la montagne en vous, en observant ses attributs. Quand vous vous sentirez prêt, essayez de faire entrer la montagne dans votre corps, de manière que votre propre corps assis là et votre vision de la montagne ne fassent plus qu’un. Votre tête en devient la cime, vos épaules et vos bras les versants tandis que vos fesses et vos jambes repliées forment la base, solidement ancrée sur votre coussin ou votre chaise. Expérimentez à la base de votre colonne vertébrale la droiture et la  sensation d’élévation de la montagne. Laissez un souffle régulier vous envahir, signifiant dans votre immobilité ce que vous êtes –au-delà des mots et des pensées- une présence centrée, enracinée et tranquille. »

Ensuite il aborde les autres formes de méditation, méditation marchée, méditation debout, méditation couchée.

Dans l’esprit de la pleine conscience

Dans cette troisième et dernière partie, JKZ nous invite à partager avec lui ses réflexions et impressions probablement notées au fil de l’eau et retranscrites dans cet ouvrage. Il est question dans cette partie, d’hommes primitifs qui se réunissaient autour du feu, du vol des oies sauvages, des vertus associées à un lever précoce, de l’importance du contact direct avec les étoiles, de la barrière représentée par la blouse blanche du corps médical, du nettoyage du four en écoutant Joe Cocker, de la beauté du Mont Analogue, de l’interconnexion permanente de tous les évènements du monde, de la signification de l’ahimsa et du karma, de l’esprit de curiosité et de colère, des difficultés liées à la pratique quand on est père de famille, de l’influence de la nourriture pour chats sur l’humeur d’un méditant confirmé, des pièges à éviter sur le chemin de la pleine conscience,…

Cet ouvrage est au final un direct reflet de ce qu’est la méditation de pleine conscience. A la fois spiritualité et pratique laïque, réflexion profonde et conseils terre-à-terre, travail personnel et interaction avec les autres composantes du Monde, véritable expérience intérieure et rayonnement vers l’extérieur, centré sur l’instant présent et englobant le Tout impermanent.

Mais, je laisse maintenant la place au silence et vous laisse découvrir cet ouvrage.

Un livre à déguster, à partager, à aimer.

Vous ne le regretterez pas.

Si vous souhaitez acheter cet ouvrage, vous pouvez le trouver via ce lien.

« Souvenez-vous qu’une ligne droite de quinze centimètres contient un nombre infini de points, de même qu’une ligne de trois centimètres de long. Combien de moments sont contenus dans quinze ou dix ou cinq minutes ? En conclusion, nous disposons de beaucoup de temps, si nous avons la volonté de prendre conscience de quelques moments privilégiés. »

Jon Kabat-Zinn.

Pour celles et ceux qui seraient intéressées par un prochain stage de pleine conscience sur Paris, veuillez cliquer sur ce lien.

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La méditation du Dimanche


La vérité est en vous.
Regardez simplement à l’intérieur
mais ne se soyez pas trop dur
avec vous-même.
Et puis, prenez du plaisir,
amusez-vous.

Tishan