Comment unir notre corps, notre esprit et nos émotions


Le corps, l’esprit, les émotions. Nous connaissons ces trois entités. Mais alors que nous les avons considéré comme séparées depuis des siècles, les résultats des recherches les plus récentes dans le domaine des neurosciences nous amène à les considérer comme reliées. Or, ces trois entités souffrent. Jusqu’à présent, chaque entité était traitée par une approche spécifique visant à la guérir, mais indépendamment des deux autres. N’y-a-t-il pas la place à une approche intégrée, scientifique mais holistique, prenant en compte ces trois entités dans la globalité ?

Pendant des milliers d’années, l’homme a considéré que le corps et l’esprit étaient des entités distinctes. Ce distinguo a eu d’énormes conséquences. Du côté occidental, l’homme a été considéré avant tout comme un corps et la Médecine qui en a découlé s’est développée selon un axe de recherche scientifique et uniquement somatique. Du côté oriental, l’homme a été considéré avant tout comme une âme et la Méditation s’est développée sans aucune référence au corps et à ses spécificités.

En examinant les deux termes « Médecine » et « Méditation », on ne peut qu’être frappé de leur ressemblance en termes de sonorité de leur racine. Ces deux expressions auraient-elles une étymologie commune ?

La réponse est sans appel et affirmative. Le terme méditation vient du latin  » meditari  » et signifie  » s’exercer « ,  » réfléchir « . Le terme latin lui-même vient d’une racine indo-européenne med- qui signifie  » penser « ,  » réfléchir « . On peut le relier aussi à  » mederi  » qui veut dire soigner et nous a donné  » médecine « ,  » médecins  » et  » médicaments « .

Tiens, tiens : racine identique, approche différente…creusons un peu.

Les deux termes regroupent des méthodes visant la bonne santé de l’homme. Pourtant, il, existe une grosse différence entre les deux.

La médecine considère chaque maladie de l’homme séparément ; il s’agit d’une approche de type extérieure qui analyse les différentes parties de l’homme comme des entités séparées. Son découpage en disciplines organiques ou spécialités l’atteste. La Pneumologie traite des affections pulmonaires, la Cardiologie traite les affections du cœur, la Dermatologie traite les affections cutanées,…En résumé, la médecine essaie de vous faire retrouver la santé depuis l’extérieur. Pour cela, elle se repose sur une triade bien connue, le diagnostic clinique, le diagnostic complémentaire (biologie, imagerie,…) et la thérapeutique, elle-même fondée sur une double approche anatomique (étude des différentes parties de notre corps) et physiologique (fonctionnement des différentes parties de notre corps).

La méditation considère au contraire l’homme dans son ensemble ; il s’agit d’une approche de type intérieur, qui se saisit de l’homme en profondeur. Elle a une approche globale. En résumé, elle vise à maintenir votre être intérieur en bonne santé.

Pour complexifier cette double approche, une troisième branche constituée par l’approche psychologique ou psychothérapeutique s’est développée. Approche de type globale, elle s’est cependant focalisée sur l’esprit de l’homme comme une entité séparée.

Je renvoie ces trois approches dos à dos car elles sont toutes nécessaires mais insuffisantes pour guérir l’homme dans sa globalité.

Grâce aux découvertes de la physique quantique, nous savons maintenant que fondamentalement la matière est énergie et vice-versa. Il ne faudrait pas considérer qu’il existe de la matière, puis de l’énergie, puis de la matière, puis de l’énergie. Non, il s’agit de comprendre que tout est à la fois matière et énergie, simultanément. C’est la fameuse dualité onde-corpuscule , illustrée par cette métaphore du cylindre, objet qui a, en fonction des éclairages, à la fois les propriétés d’un cercle et d’un rectangle.

De la même façon, il est maintenant légitime de considérer l’être humain comme une entité fait de de matière, d’émotions et de pensées. Précisément, le corps de l’homme, les émotions de l’homme et l’esprit de l’homme seraient les trois faces d’une même structure, tour à tour. L’homme serait donc par essence psycho-animo-somatique, c’est-à-dire serait les trois simultanément, car il possède les propriétés des trois, mais il n’est ni la première, ni la seconde, ni la troisième.

Pour s’en convaincre, imaginez qu’au moment où vous lisez ces lignes vous apprenez que vous avez gagné une importante somme d’argent. Je suis certain que la plupart d’entre vous va ressentir une énergie importante, vous allez commencer à concevoir des projets, vous allez vous sentir joyeux, vous allez avoir envie de sauter, danser, crier,… Vos proches vous verront lumineux ou même illuminés. Vous serez en pleine forme.

Je vous invite à partager vos impressions sur cette nouvelle dans la section commentaires, ce sera très instructif!

Au contraire, si vous apprenez brutalement le décès de l’un de vos proches, votre réaction sera tout autre. Vous ressentirez un immense vide, si vous êtes debout, il est possible que vous deviez vous asseoir de peur de tomber, vous verrez la vie en noir, vous serez envahis par une immense tristesse et vos proches vous trouveront « gris, terne ». Il se peut même que vous tombiez malade.

Je vous invite à partager de nouveau vos impressions sur cette nouvelle dans la section commentaires, ce sera très instructif!

La partie de cette entité que l’on voit, que l’on sent, que l’on entend, que l’on touche, que l’on goûte s’appelle le corps. Cette partie est à la portée de nos sens. De la même façon, les deux parties du corps qui sont hors de portée de nos sens s’appellent l’esprit d’une part, siège de nos pensées et raisonnements intellectuels et l’âme d’autre part, siège de nos émotions. Il s’agit de trois états vibratoires de la même entité corpusculaire. Les différentes dimensions de l’expérience humaine peuvent être (artificiellement) scindées en « body », « mind » et « soul » pour les anglo-saxons. Il s’agit de trois niveaux d’information partant du plus matériel (le corps) au plus immatériel (les pensées) en s’articulant autour d’un noyau central, véritable cœur de notre expérience (les émotions). Notre esprit nous oblige à scinder pour une meilleure compréhension, mais en fait il s’agit d’un continuum d’informations.

Cette approche a t-elle une traduction pratique ? Certainement.

Si l’on considère cette approche comme vraie, la maladie peut débuter soit du côté corps, soit du côté esprit, soit du côté de l’âme, des émotions.

Les répercussions sont par contre toujours plurielles.

Prenons un premier exemple. Imaginez une personne anxieuse, dépressive, angoissée. Comment va se traduire ce mal-être ? Naturellement par des trains de ruminations, une perte de confiance en soi, de la peur à affronter les aléas de la vie,…Mais cela va se traduire également par des palpitations, de l’oppression dans la poitrine, un serrement de gorge, une fatigue physique intense ,…autant de traductions qui affectent les trois dimensions.

Prenons maintenant un deuxième exemple. Celui de l’effet placebo. L’effet placebo (du latin : « je plairai ») est défini comme l’écart positif constaté entre le résultat thérapeutique observé lors de l’administration d’un médicament et l’effet thérapeutique prévisible en fonction des données strictes de la pharmacologie. Cet écart est de l’ordre de 30 % habituellement et peut atteindre 60-70 % dans les migraines ou les dépressions. Autrement dit, le simple fait de croire en la possibilité de guérir augmente de façon significative la guérison en dehors de toute efficacité du principe actif délivré ou de la thérapeutique administrée. Il s‘agit bien d’un retentissement majeur de la sphère psychique sur la sphère somatique.

Nous pouvons prendre l’image de la pierre qui tombe au fond d’une étendue d’eau calme. La perturbation va se produire à l’endroit où la pierre à touché l’eau, mais les ondes traduites par les vagues à la surface atteindront les rives du lac ou de l’étang, bien à distance du lieu où la pierre est tombée. Lorsqu’un être humain « tombe » malade (tiens, comme une pierre « tombe » dans un lac), les vibrations liées à la maladie vont atteindre son esprit et son âme. C’est la raison pour laquelle il est possible que même si le corps est traité et même guéri par diverses thérapeutiques, la maladie persiste. Pour le médecin, le patient est guéri. Pour l’être humain, il reste malade car l’approche médicale a traité le corps, mais pas l’esprit, encore moins l’âme.

Quelle est au fond la maladie de l’homme ?

Afin de la préciser, on peut se poser quelques questions.

Quel est le pourcentage d’animaux fous, névrosés ? Nul

Quel est le taux de suicides parmi les animaux ? Nul

Il n’y a que l’être humain qui a ces spécificités. Sur Terre, aucun être vivant ne ressent ce malaise, cette anxiété, cette tension, cette maladie. Car il n’accepte pas ce qu’il est, à la fois doué d’une intelligence remarquable et certain de périr au bout de son voyage. Sa souffrance est donc permanente et sa maladie est finalement représentée par lui-même.

L’homme est finalement malade de lui-même.

Nietzsche a dit que « l’homme était un pont tendu entre deux impossibilités, toujours impatient d’atteindre l’impossible et toujours désireux de devenir complet. Ce désir de complétude est à la base de toutes nos souffrances. »

La Médecine par son approche uniquement somatique a tenté de libérer l’homme de ses souffrances physiques, au niveau superficiel, corporel.

Les approches psychiques de type psychothérapie, psychanalyse,…ont tenté de libérer l’homme de ses souffrances mentales.

Ces approches ont-elles réussi ?

Nous pouvons en douter  à la vue des statistiques annuelles témoignant, dans les pays occidentaux, du caractère régulièrement croissant du nombre de personnes stressées, déprimées, angoissées, consommatrices de produits tranquillisants et somnifères.

Selon moi, la seule approche pour laquelle nous avons assez de recul et assez de données scientifiques pour en mesurer les bienfaits,  et qui délivre de façon pérenne l’homme de ses démons, et notamment de la peur de la mort, est la Méditation. La science médicale a permis de repousser les limites de la durée de vie, mais accroître la durée de vie ne fait qu’accroître la période d’attente de la mort. En prolongeant la vie des personnes, en rendant la santé aux êtres humains, la Médecine a pu rendre la vie des êtres humains plus heureuse, mais ne pourra jamais enlever la peur de la mort.

La Méditation est la réalisation de cette immortalité, car elle permet de réaliser ce qui ne meurt jamais en soi. La Méditation est donc le complément indispensable à la Médecine, qu’elle soit somatique ou psychique. Elle permet une circulation de l’information plus fluide entre les trois états de la conscience, conscience du corps, conscience de l’esprit et conscience des émotions. Elle permet d’être conscient de tout ce que nous sommes dans l’instant. Ici et maintenant. Se centrer sur la respiration, être à l’écoute de notre souffle, inspirer puis expirer en pleine conscience permet d’apaiser nos pensées, d’équilibrer nos émotions, et détend notre corps. Nous pouvons alors nous considérer comme un tout. Apaisé. Enfin…

« Tant que nous n’aurons pas connu l’état d’harmonie intérieure, nous pourrons tout au plus vous soulager de la maladie – car votre harmonie intérieure est à la source de votre santé. » Paracelse (Médecin du 16è siècle).

Quelques lectures saines :

Etats d’âme de Christophe André

Médecine et Méditation d’Osho

La solution intérieure de Thierry Janssen

Si l’article vous a plu, vous pouvez le signaler en cliquant sur les liens ci-dessous. Merci.

http://scoopeo.com/blogs/comment-unir-notre-corps-notre-esprit-et-nos-emotions

http://blogasty.com/billet/370231-comment-unir-notre-corps-notre-esprit-et-nos-emotions–post

http://www.fuzz.fr/story/comment-unir-notre-corps-notre-esprit-et-nos-emotions-vivre-simplement-en-pleine-conscience

La France a quinze ans de retard en méditation (L’express)


o. laban-mattei/afp

Je vous livre un article publié récemment par L’Express (Chartier Claire, publié le 31/03/2010 L’express.fr)

Le moine bouddhiste Matthieu Ricard explique pourquoi il croit aux « neurosciences contemplatives ».

Vous participez depuis de nombreuses années à un programme de recherche sur les « neurosciences contemplatives ». De quoi s’agit-il?

En 2000, après une rencontre entre le dalaï-lama et les spécialistes de l’institut Mind & Life, fondé par le regretté Francisco Varela, un chercheur en neurosciences renommé, et par Adam Engle, un homme d’affaires américain, plusieurs études ont été lancées, auxquelles j’ai eu la chance de participer.

Elles ont été menées dans les laboratoires de Francisco Varela en France, de Richard Davidson et Antoine Lutz à Madison, de Paul Ekman à San Francisco et Robert Levenson à Berkeley, de Jonathan Cohen à Princeton et de Tania Singer en Suisse, à Zurich. Il s’agissait de mesurer les effets à court et à long terme de l’entraînement de l’esprit.

Quels bénéfices thérapeutiques de la méditation ces recherches ont-elles permis d’établir?

Elles ont montré que vingt minutes de pratique journalière suffisaient pour obtenir une diminution de l’anxiété, du stress ou de la tendance à la colère (dont les effets néfastes sur la santé sont bien établis).

Chez les patients ayant déjà vécu au moins deux épisodes dépressifs graves, la méditation associée à une thérapie cognitive pendant six mois, sur le modèle du programme Mindfulness-Based Cognitive Therapy (MBCT), réduit le risque de rechute de 40% environ. Et l’effet perdure un an plus tard.

Le Mindfulness-Based Stress Reduction (MBSR), mis au point par le biologiste Jon Kabat-Zinn il y a déjà trente ans, est, lui, utilisé aujourd’hui dans plus de 200 hôpitaux aux Etats-Unis. Huit semaines de méditation sur la « pleine conscience », à raison de trente minutes par jour, permettent aussi un renforcement notable du système immunitaire, une diminution de la tension artérielle chez les sujets hypertendus, une accélération de la guérison du psoriasis ou encore une réduction des phénomènes inflammatoires. Des études sont également en cours sur des personnes ayant subi une opération cardiaque, pour mesurer l’influence de la méditation sur leur survie au bout d’un an.

Au bout de combien de temps constate-t-on une amélioration?

Ce qui est indispensable n’est pas tant de méditer pendant de longues durées, mais de le faire régulièrement. Une trentaine de jours environ sont nécessaires pour qu’apparaisse une modification des fonctions neuronales. En France, nous avons quinze ans de retard. Les techniques de thérapie cognitive utilisant la pleine conscience ont longtemps été accusées d’être des solutions superficielles, comparées à la psychanalyse, qui prétend aller plus en profondeur. C’est un préjugé, qui ne repose sur aucune base psychologique ou scientifique. Aujourd’hui, nous sommes dans un âge d’or des neurosciences contemplatives. C’est passionnant et il y a encore beaucoup à découvrir.

Quelques idées de lecture :

« Méditer pour ne plus déprimer : la pleine conscience, une méthode pour vivre mieux » par Mark Williams, John Teasdale, Zindel Segal et Jon Kabat-Zinn

« Le piège du bonheur : créez la vie que vous voulez » par Russ Harris

« Faire la paix avec son passé » par Jean-Louis Monestès.

« Les états d’âme : un apprentissage de la sérénité » par Christophe André

Où tu vas, tu es de Jon Kabat-Zinn


Où tu vas, tu es de Jon Kabat-Zinn

Apprendre à méditer pour se libérer du stress et des tensions profondes

Une analyse de l’ouvrage de Jon Kabat-Zinn par le Dr Guillaume Rodolphe, médecin, coach professionnel et instructeur de méditation.

Résumé du livre :

« Où tu vas, tu es s’adresse à toutes les personnes qui souhaitent commencer ou approfondir une pratique de la méditation pour se libérer du stress et trouver le chemin de la guérison. En apprenant à vivre dans le présent et en éveillant votre conscience, vous aurez accès à des ressources de joie, de créativité, de santé et d’intelligence dont vous ne soupçonniez même pas l’existence. »

Après vous avoir présenté en deux parties, ici et , le premier ouvrage de Jon Kabat-Zinn « Au cœur de la Tourmente, la pleine conscience » ou « Full catastrophe living » en anglais, je vous propose une analyse du second ouvrage du même auteur intitulé « Où tu vas, tu es », traduction fidèle au titre original « Wherever you go, there you are » publié en 1994 et traduit en français en 1996.

Alors que le premier ouvrage, touffu, était plus spécifiquement destiné aux patients, celui-ci s’adresse à toutes les personnes qui « ont des résistances à l’encontre de programmes structurés et qui n’aiment pas qu’on leur dise ce qu’il faut faire. »

Certain(e)s d’entre vous se reconnaissent-ils ?….

Il s’agit d’un ouvrage de 280 pages destiné à ceux qui recherchent plus de sagesse et d’équilibre dans leur vie.

Il est composé de trois parties d’égale importance :

–          L’éclosion de l’instant présent

–          Le cœur de la pratique

–          Dans l’esprit de la pleine conscience

Chaque partie est composé de petits chapitres très courts, 28 dans la première, 17 dans la seconde et 24 dans la troisième. Chaque chapitre fait généralement une page ou deux, maximum six pages.

Cette architecture rend la lecture extrêmement fluide, d’autant que chaque chapitre est composé de réflexions de l’auteur, à chaque fois agrémenté de citations choisies et dans de nombreux chapitres d’exercices pratiques pour mettre les éléments présentés en application dans sa vie de tous les jours et de questions à se poser de temps en temps. On retrouve bien l’idée de pleine conscience, qui n’est définitivement pas un concept abstrait, mais bien une pratique, à intégrer dans sa vie quotidienne.

L’éclosion de l’instant présent

Ces 28 courts chapitres traitant de l’esprit de la pratique nous renseignent sur ce qu’est et ce que n’est pas la méditation de pleine conscience, mais aussi tordent le coup à certaines idées reçues sur le sujet. A ce propos, j’ai écrit un petit texte sur les 10 idées reçues sur la méditation que vous pouvez consulter.

Qu’est-ce que la pleine conscience ? Tout d’abord c’est simple, mais pas facile. Il suffit de faire une pause et de s’asseoir pour se rendre compte que Tout est là. Saisir l’instant présent dans toute sa beauté et son caractère éphémère et garder le souffle à l’esprit est indispensable. Ensuite, pratiquez, pratiquez, pratiquez ! L’éveil viendra naturellement. Est-ce que chacun peut méditer ? Oui, oui et encore oui ! Par contre, il vaut mieux le garder pour soi. La pratique de la méditation permet de cultiver la patience, la confiance, la générosité, la concentration, la vision d’une vie plus saine. Le retour à soi permet de se rendre compte que nous contenons en nous le monde entier. S’ouvrir par la méditation est une vraie hygiène de vie, et même si on ne peut arrêter les vagues, on peut apprendre à surfer.

Tous les mots en italique dans ce petit texte correspondent à des titres de chapitres…

Le livre est agrémenté de nombreuses citations provenant notamment du livre d’Henry David Thoreau Walden ou la vie dans les bois, récit du séjour pendant 2 ans, 2 mois et deux jours de l’auteur dans une cabane dans les bois près de l’étang de Walden aux Etats-Unis au 19è siècle.

« Dirige ton regard vers l’intérieur, et tu trouveras des milliers de régions encore inexplorées. Découvre-les et deviens expert en cosmographie personnelle. »

Le cœur de la pratique

C’est bien de pratique, de pratique et encore de pratique dont il s’agit dans cette deuxième partie.

JKZ nous délivre des conseils essentiels pour mener à bien notre pratique de méditation.

Il entre dans des détails fort utiles tant pour les novices que pour les pratiquants confirmés. Chacun peut y trouver de l’information claire, limpide, en un mot éveillée.

Par exemple, lors de l’installation de notre posture, nous devons être dignes, le dos droit dans le prolongement de la tête, les yeux clos ou mi-clos, le visage calme et serein. S’asseoir sur une chaise et s’asseoir sur une chaise pour méditer n’a définitivement rien à voir. La différence est dans l’intention, et cela fait toute la différence, qui se traduit dans le corps, dans l’esprit et dans le cœur. Cet état de conviction profonde et de fermeté rayonne de l’intérieur vers l’extérieur.

JKZ insiste sur des éléments souvent négligés tels que la prise de position, le maintien de la posture,  l’importance de la position des mains face au ciel ou face à la terre, la durée de la méditation et la sortie de la méditation, période de transition pas forcément facile à négocier.

Tous les points sont abordés l’un après l’autre et l’on sent une énorme simplicité qui se dégage de cette lecture.

Ensuite, deux types de méditation ont retenu mon attention : la méditation de la montagne et celle du lac.

Je vous propose de partager avec vous la méditation de la montagne et vous découvrirez, si vous lisez cet ouvrage, la méditation du lac.

« Imaginez la plus belle montagne du monde dont la forme vous plaît particulièrement. Concentrez-vous sur l’image de cette montagne dans votre œil intérieur en observant sa structure, sa cime altière, ses fondations qui émergent de la roche, ses versants abrupts et ses flancs en pente douce. Remarquez l’immobilité de sa masse-[…].Quelle que soit la forme qu’elle revête, tranquillement assis, respirez avec cette image de la montagne en vous, en observant ses attributs. Quand vous vous sentirez prêt, essayez de faire entrer la montagne dans votre corps, de manière que votre propre corps assis là et votre vision de la montagne ne fassent plus qu’un. Votre tête en devient la cime, vos épaules et vos bras les versants tandis que vos fesses et vos jambes repliées forment la base, solidement ancrée sur votre coussin ou votre chaise. Expérimentez à la base de votre colonne vertébrale la droiture et la  sensation d’élévation de la montagne. Laissez un souffle régulier vous envahir, signifiant dans votre immobilité ce que vous êtes –au-delà des mots et des pensées- une présence centrée, enracinée et tranquille. »

Ensuite il aborde les autres formes de méditation, méditation marchée, méditation debout, méditation couchée.

Dans l’esprit de la pleine conscience

Dans cette troisième et dernière partie, JKZ nous invite à partager avec lui ses réflexions et impressions probablement notées au fil de l’eau et retranscrites dans cet ouvrage. Il est question dans cette partie, d’hommes primitifs qui se réunissaient autour du feu, du vol des oies sauvages, des vertus associées à un lever précoce, de l’importance du contact direct avec les étoiles, de la barrière représentée par la blouse blanche du corps médical, du nettoyage du four en écoutant Joe Cocker, de la beauté du Mont Analogue, de l’interconnexion permanente de tous les évènements du monde, de la signification de l’ahimsa et du karma, de l’esprit de curiosité et de colère, des difficultés liées à la pratique quand on est père de famille, de l’influence de la nourriture pour chats sur l’humeur d’un méditant confirmé, des pièges à éviter sur le chemin de la pleine conscience,…

Cet ouvrage est au final un direct reflet de ce qu’est la méditation de pleine conscience. A la fois spiritualité et pratique laïque, réflexion profonde et conseils terre-à-terre, travail personnel et interaction avec les autres composantes du Monde, véritable expérience intérieure et rayonnement vers l’extérieur, centré sur l’instant présent et englobant le Tout impermanent.

Mais, je laisse maintenant la place au silence et vous laisse découvrir cet ouvrage.

Un livre à déguster, à partager, à aimer.

Vous ne le regretterez pas.

Si vous souhaitez acheter cet ouvrage, vous pouvez le trouver via ce lien.

« Souvenez-vous qu’une ligne droite de quinze centimètres contient un nombre infini de points, de même qu’une ligne de trois centimètres de long. Combien de moments sont contenus dans quinze ou dix ou cinq minutes ? En conclusion, nous disposons de beaucoup de temps, si nous avons la volonté de prendre conscience de quelques moments privilégiés. »

Jon Kabat-Zinn.

Pour celles et ceux qui seraient intéressées par un prochain stage de pleine conscience sur Paris, veuillez cliquer sur ce lien.

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La méditation c’est bon pour la santé


La méditation c’est bon pour la santé France 5 Le magazine de la santé

Pour plus de vidéos et de ressources sur la méditation, vous pouvez cliquer ici.

Le bonheur selon Confucius de Yu Dan


Une analyse de l’ouvrage de Yu Dan.

Résumé du livre : « S’emparant des enseignement de Confucius, dépoussiérant ces classiques vieux de 2500 ans, Yu Dan ne propose rien moins que d’en restituer la philosophie aux hommes et aux femmes d’aujourd’hui. A mille lieues de l’approche déférente des universitaires, unhje relcture moderne et lumineuse de ces textes, qui nous initie à leur sagesse en nous en révélant les secrets. Des secrets pour comprendre notre monde et ses bouleversements, pour y trouver notre place et nous aider à être plus humains, et surtout plus heureux. »

Selon le dernier classement Relay-Relaxnews publié du 10 au 16 février 2010, qui établit les meilleures ventes grands formats de l’offre romans et essais, Le bonheur selon Confucius de Yu Dan se place en tête du top devant Le symbole perdu de Dan Brown.

Mais quel est donc cet ouvrage écrit par une chinoise inconnue, où il est question de bonheur et surtout d’un homme ayant vécu il y a  2500 ans ?

Pour commencer, je vais vous présenter en quelques chiffres cet ouvrage phénomène sous-titré « Petit manuel de sagesse universelle »  :

–          150 pages si l’on exclut la préface de Shan Sa et l’introduction d’Alexis Lavis

–          écrit par une professeure de littérature chinoise de 44 ans

–          publié en 2006 en chinois sous le titre traduit « Professeur Yu Dan explains the Analects of Confucius », puis en 2009 en anglais sous le titre « Confucius from the heart »

–          vendu à plus de 10 millions d’exemplaires en Chine

Confucius est sans doute le chinois le plus célèbre au monde et a vécu en Chine il y a 2500 ans. Pour plus d’infos, cliquez ici .

Était-ce un penseur ? Était-ce un sage ? Était-ce un philosophe ?

Dans l’introduction, Alexis Lavis nous dit qu’il n’est rien de tout cela. C’est un destin. En effet, le confucianisme représente l’union d’un homme et d’un pays, d’une culture, d’un monde. Et quel pays ? Sans doute, la première puissance du Monde. Passée et à venir.

Confucius serait-il donc intemporel ? Comme Jésus le Galiléen, Bouddha l’indien ?

Cet homme aurait-il donc encore des choses à nous dire, encore des choses à nous apprendre, à nous, femmes et hommes civilisés et évolués du 21è siècle ?

Plus encore, la vérité intemporelle de cet homme peut-elle éclairer le Monde agité que nous connaissons et nous laisser entrevoir un chemin qui nous amènerait à une meilleure compréhension, à une meilleure humanité, et au final à atteindre le bonheur ?

C’est tout l’objet de ce livre.

Tout d’abord, ce livre se réfère constamment au fameux ouvrage « Les entretiens de Confucius », compilation réalisée par les élèves du maître et qui rassemble son enseignement et les éléments de sa vie.

Mais laissons parler Yu Dan pour commencer la présentation de cet ouvrage : « La sagesse de Confucius m’évoque une source d’eau tiède et vivante » qui révèle immédiatement l’origine de ses maux à quiconque s’y plonge. Autrement dit, au lieu de décortiquer et analyser la pensée confucéenne, Yu Dan nous propose une immersion dans une fontaine d’eau tiède, régénératrice et bienveillante.

A nous maintenant d’y plonger !

Le livre est séparé en 6 chapitres ou 6 voies:

–          la Voie du ciel et de la terre

–          la Voie du cœur et de l’âme

–          la Voie du Monde

–          la Voie de l’amitié

–          la Voie de l’ambition

–          la Voie de l’existence

J’ai associé à chaque voie un sous-titre qui résume, me semble-t-il, l’essentiel du chapitre.

–          La Voie du ciel et de la terre (ou comment adopter l’attitude juste)

Cette voie nous permet de débuter aux fondements en nous apprenant comment les Chinois racontent la légende de l’origine du Monde (l’histoire des 3 et des 5 de Xu Zheng) où le ciel et la terre se scindent progressivement à la manière de deux essences : yang, légère et pure qui devient les cieux et yin, lourde, qui devient la terre. Pour les Chinois, cette idée de la maîtrise dans ces deux domaines de vie est essentielle, à savoir l’idéalisme et le réalisme.

Il s’agit d’une image que l’on peut rapprocher du voyage « Les pieds sur terre, la tête dans les étoiles » que je vous fais parcourir depuis plusieurs semaines. Cliquer ici.

Ensuite, la place de l’homme est précisée à travers l’image de Pan Gu: l’humanité est égale aux cieux et à la terre et les trois éléments constituent les 3 augustes. Autrement dit : les hommes sont dignes de respect et doivent se respecter eux-mêmes.

Pour Confucius, un équilibre harmonieux tant au niveau d’un individu qu’au niveau d’une nation, doit donc passer par ces 3 composantes qui se combinent dans notre cœur.

Ensuite, Yu Dan aborde la question de la richesse matérielle et spirituelle. Sans surprise, la pensée confucéenne nous rappelle que le bonheur n’est qu’un sentiment, qui n’a rien à voir avec la richesse ou la pauvreté mais dépend de notre être intérieur.

La personne idéale est pour Confucius un Junzi que chacun d’entre nous peut devenir.

Et Confucius nous indique la voie pour y parvenir. Cette figure du Junzi traverse tout l’ouvrage.

A la question : « Existe-t-il un seul mot qui puisse guider toute notre vie ? », Confucius répond : « La loyauté et la tolérance ». Cette réponse aussi brève qu’efficace doit nous faire réfléchir. Se montrer tolérant envers autrui, c’est en fait, s’accorder beaucoup plus de place. Le troisième mot clé de cette première voie est « l’humanité ».

Figurent également dans cette partie les réponses aux trois questions fondamentales suivantes:

–          Quelle est la personne la plus importante du Monde ?

–          Quelle est la chose la plus importante ?

–          Quel est le moment le plus important pour agir ?

–          La Voie du cœur et de l’âme (ou comment affronter le regret et la souffrance avec sérénité)

Une des phrases clés de cette voie est une citation du poète indien Rabindranath Tagore qui m’a beaucoup touché : « Ne pleurez jamais d’avoir perdu le soleil ; les larmes vous empêcheraient de voir les étoiles ».

Puisque nous ne pouvons éviter les déboires de notre existence, la position que nous adoptons envers eux est donc extrêmement importante.

Pour illustrer cela, vous découvrirez l’histoire de la jeune fille à la barrette. Magnifique !

Il est question dans cette voie, du courage et de l’esprit positif et optimiste à cultiver sans modération.

Trois principes essentiels du Junzi y sont expliqués : « la bonté sans inquiétudes », « la connaissance sans incertitudes » et «le courage sans peur » afin de ne plus se plaindre et parvenir à être heureux.

–          La Voie du monde (ou comment agir avec nos proches)

L’expression clé de cette voie est la voie du juste milieu, si chère à Bouddha.

Répondre au mal par le mal n’est pas souhaitable. Répondre au mal par le bien n’est pas souhaitable non plus. La troisième attitude consiste en « affronter les outrages avec calme, équité, largesse d’esprit et rectitude». Tout un programme…

De la même façon, l’excès de distance entre individus n’est pas souhaitable. L’excès d’intimité non plus. « Avertis tes amis avec franchise et conseille-les avec douceur. »

Ceci entre donc en résonance avec les limites des relations humaines qu’il faut établir.

–          La Voie de l’amitié (ou comment choisir judicieusement ses amis)

Les trois sortes d’amis utiles selon Confucius sont les amis droits, les amis fidèles et les amis cultivés. Les trois sortes d’amis nuisibles sont les amis flatteurs, les amis hypocrites et les beaux parleurs.

Certes, mais comment faire pour avoir de bons amis et éviter les mauvais ?

Pour Confucius, il nous faut d’abord être bienveillants, avoir le désir de nous lier aux autres et être capables de discernement. L’idéal est de se faire des amis parmi les gens heureux qui prennent plaisir à leur vie telle qu’elle est.

Au final, choisir ses amis, c’est choisir un mode de vie.

–          La Voie de l’ambition (ou comment choisir les moyens les plus proches de son cœur pour atteindre ses buts)

Pour illustrer ce chapitre, je ne résiste pas au plaisir de vous donner lecture d’une petite histoire qui illustre cette voie.

Un jour, un réformateur religieux du 15è siècle passait devant un immense chantier de construction, il vit une foule d’hommes dégoulinant de sueur qui transportaient des briques sous un soleil ardent. Il avisa l’un deux et lui demanda : « Qu’est-ce que vous faites ? ». L’homme répliqua d’un ton rogue : « Vous ne voyez pas ? Charrier des briques, c’est un boulot très pénible ! »

Il posa la même question à un deuxième ouvrier. Beaucoup plus placide que le premier, celui-ci rangea soigneusement les briques qu’il portait, et après un dernier coup d’œil à sa pile, répondit : « Je construis un mur. »

Il interrogea ensuite un troisième travailleur. Jovial et affable, ce dernier posa son fardeau, s’essuya le front et, relevant la tête, dit avec une grande fierté : « Nous bâtissons une église. »

L’histoire est assez démonstrative, non ?

Pour Confucius, la force des actes prime toujours la force des mots. Et l’on entreprend son voyage à partir d’une base fixe : nos valeurs. C’est en construisant à partir des aspirations de notre âme que nous pouvant faire de grands projets ou former de grandes ambitions.

A ce propos, avez-vous trouvé votre mission de vie ?

–          La Voie de l’existence (ou comment rendre notre vie plus fructueuse et plus riche)

Cette voie nous renseigne sur l’évolution des différents âges de notre existence et des repères de Confucius.

Avant trente ans, nous devons étudier et réfléchir puisque Confucius nous dit que « Etudier sans réfléchir est une occupation vaine ; réfléchir sans étudier est dangereux. »

A trente ans, on « prend position », on commence à faire son bilan.

Entre trente et quarante ans, on passe à l’âge ou l’on ne devrait plus éprouver d’incertitudes.

A cinquante ans, on doit « connaître le décret céleste ».

A soixante-dix ans, on ne transgresse aucune règle.

Et vous en apprendrez plus, beaucoup plus,…

Le livre de Yu Dan est passionnant, vivant et profondément contemporain.

Passionnant, parce que nous découvrons la pensée de cet homme hors du commun à travers ses enseignements dont la plupart n’ont pas pris une ride. A la lumière de notre époque contemporaine troublée, force est de constater que nous nous sommes éloignés de ces principes de sagesse universelle traitant de l’homme et de son rapport au Monde.

Vivant, parce que l’auteure ne se contente pas de nous faire part de ces pensées confucéennes, mais les enrichit par des anecdotes, des contes, des histoires et les fait vibrer en les confrontant aux questionnements suscités par notre Monde moderne

Profondément contemporain, enfin, parce que ce livre parle de développement personnel, de relations humaines, de projet de vie et d’attitude générale des hommes face au Monde, à leurs congénères et à la société avec la recherche du bonheur en filigrane de cet ouvrage.

Le bonheur selon Confucius est un livre à lire, à annoter, à laisser reposer, puis à relire au gré de ses envies, de ses questionnements, de ses réflexions.

Si vous souhaitez lire cet ouvrage, vous pouvez le trouver via ce lien :
Le bonheur selon Confucius : Petit manuel de sagesse universelle
Vous ne serez pas déçu(e).

Guillaume Rodolphe.

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Les adeptes de la méditation sont moins sensibles à la douleur.


Selon des chercheurs de l’Université de Montréal, la méditation, une pratique qui peut apporter un équilibre mental, physique et émotionnel, contribue au soulagement de la douleur.

Une nouvelle étude, publiée dans la revue Psychosomatic Medicine, révèle que les adeptes de la méditation Zen sont moins sensibles à la douleur et ce, qu’ils soient dans un état méditatif ou non, que des personnes qui ne pratiquent pas la méditation.

Si vous souhaitez en savoir plus, cliquer ici.

Au coeur de la tourmente, la pleine conscience -2-


Au coeur de la tourmente, la pleine conscience de Jon Kabat-Zinn.

Un voyage de développement personnel, de découverte de soi, d’apprentissage et de guérison.

Cet article est la suite de l’analyse de la première partie de  l’ouvrage de Jon Kabat-Zinn par le Dr Guillaume Rodolphe, médecin, coach professionnel et pratiquant la méditation depuis plus de 20 ans.

La première partie est consultable ici.

Résumé du livre :

« Nous souffrons tous un jour ou l’autre. Cette souffrance peut être petite ou grande, personnelle ou professionnelle, générer un stress minime ou important. Certains d’entre nous y font face, d’autres n’arrivent pas à gérer. La technique de la pleine conscience nous aide à vivre le moment présent qu’il soit positif ou négatif, à l’appréhender comme un fait en nous demandant non pas comment réagir mais comment répondre. »

Nous sommes toujours dans la première partie du livre qui pourrait constituer un livre à part entière tant elle est riche et pleine d’enseignements.

Je vous propose de la découvrir avec vous.

Après avoir découvert l’état d’esprit de la pleine conscience, puis les fondements, place à la pratique. C’est tout l’objet de la seconde moitié de la première partie.

L’élément clé est l’articulation entre pratique formelle et informelle.

A quoi servirait une pratique si intéressante soit-elle qui ne serait applicable que pendant un laps de temps très restreint ? Il s’agit du principal point d’achoppement de beaucoup de techniques de relaxation, de massage, de pratiques de bien-être,…

On se sent bien au cours de la technique, parfois même très bien, relaxé, détendu, mais il nous est impossible de retourner à cet état d’apaisement, de calme, de détente en dehors de la pratique.

La méditation en pleine conscience est tout l’inverse puisqu’elle est caractérisée par un entrelacement des deux types de pratiques, formelles et informelles.

Le but ultime de la pratique étant de la vivre dans la vie de tous les jours et pas uniquement pendant les 45 minutes de pratique quotidienne.

Les trois pratiques formelles font l’objet des chapitres 4, 5 et 6.  Elles sont précédées par un chapitre essentiel qui forme notre allié indispensable à l’ensemble des pratiques : la respiration explicitée au chapitre 3.

En effet la méditation de pleine conscience est une pratique méditative basée sur la respiration. Pourquoi le souffle ? Parce que « le souffle est comme une ancre pour notre attention. »

Il y a deux avantages à méditer sur le souffle:

–       le premier est qu’il nous relie à notre corps ; cette simple bascule du mode « pilotage automatique » au mode « attentif » est très importante ; elle s’amplifie par une deuxième bascule du mode « esprit-action » au mode « corps-présence ».

–       Le second est qu’il nous ralentit, nous calme. En nous reliant à notre souffle, nous pouvons « nous glisser sous les agitations de l’esprit pour rejoindre la détente, le calme et la stabilité ». Quoi de plus stable qu’une inspiration suivie d’un temps de pause, puis d’une expiration suivie d’un temps de pause, puis d’une inspiration,…

Se connecter à ce centre de stabilité interne est une prodigieuse découverte.

Les trois pratiques formelles sont ensuite décrites. Elles forment le triptyque de la pratique.

–       La méditation assise :

Il s’agit du cœur de la pratique formelle. Jon Kabat-Zin nous donne les clés pour pratiquer de la meilleure manière qu’il soit, que ce soit sur une chaise ou sur un coussin de méditation. Des dessins très simples et très instructifs agrémentent ce chapitre. Finalement, ce chapitre tient en deux phrases :

–       c’est simple, mais pas facile

–       il faut pratiquer

Quoi de plus simple finalement que de s’asseoir, de prendre contact avec sa respiration et de rester en contact avec elle. Inspiration, expiration. C’est tout. Sauf que l’esprit et le corps ne voient pas ça tout à fait de cette manière.

L’esprit n’a cesse de s’agiter, partir dans des pensées, des souvenirs, des images, des suppositions,… rapidement, il va demander au corps de se lever et de sortir de cette position inconfortable et totalement statique.

Le corps lui va d’une part être soumis au diktat de l’esprit et va commencer à souffrir de courbatures, de tensions, de douleurs.

Que faire ?

Juste ramener gentiment son attention vers sa respiration. Et encore, et encore, et encore, et encore.

Je vous l’assure : simple, mais pas forcément facile.

–       Le scan corporel ou body scan :

Deuxième pratique informelle, le body scan est un balayage progressif de toutes les parties du corps en position allongée en partant des orteils gauches jusqu’au niveau du visage en passant de la jambe gauche  à la jambe droite, au bassin,…

Là encore, l’intérêt principal de cette pratique est de se reconnecter au corps et progressivement sentir des choses qui étaient absentes la séance d’avant. Un véritable éveil des sens, en quelque sorte, titre du dernier ouvrage de Jon Kabat-Zinn.

Le body scan peut nous endormir ou au contraire nous éveiller totalement. Il n’existe pas deux scans corporels qui se déroulent de la même façon. Car, moment après moment, il n’y a jamais strictement les mêmes sensations à goûter, la même attention à porter, le même souffle à inspirer,…

–       Le yoga en pleine conscience :

Troisième pratique formelle, les mouvements de pleine conscience sont basés sur le Hatha-Yoga (Yoga signifie joug, et consiste en atteler sous le même joug le corps et l’esprit).

Cette pratique est une succession de mouvements, de posture réalisés en pleine conscience et non pas dans une optique de musculation ou de performance. Par des étirements doux, il permet là encore d’accepter notre corps dans l’état où nous le trouvons sans jugement à ce moment, puis à cet autre et ainsi de suite. Découvrir ses limites est également riche d’enseignements.

Là encore, des pages de dessins explicitant les postures sont incluses dans ce chapitre.

Le chapitre 7 concerne la méditation marchée, intermédiaire entre la pratique formelle et informelle. Quoi de plus simple de marcher, …lorsque l’on sait marcher !

Mais il suffit de voir de jeunes enfants apprendre, pour nous rappeler combien était difficile l’atteinte de cet état d’équilibre instable, dont nous avons perdu le souvenir. C’est devenu automatique. Encore une fois le mot est lâché. Nous passons notre vie à effectuer des apprentissages qui deviennent automatisme.

La méditation en pleine conscience permet de revenir à la conscience du mouvement et ses sensations dans le corps à ce moment précis.

La pratique de la méditation marchée en pleine conscience nous ramène à cet état, puisqu’elle consiste à marcher doucement en essayant non plus de faire, mais de ressentir dans nos pieds, dans nos jambes ce qu’est la marche d’instant en instant.

Les deux chapitres suivants concernent la pratique informelle. Elle représente le véritable apport de la méditation de pleine conscience par rapport à d’autres pratiques de relaxation. Elle pourrait se résumer en une phrase : faire vraiment ce que l’on est en train de faire, c’est-à-dire en avoir conscience instant après instant.

Ce peut être regarder la télé, faire la vaisselle, se raser, sortir les poubelles, conduire sa voiture,prendre sa douche,…

Dans toutes ses activités de la vie courante, nous fonctionnons encore une fois en mode automatique. Nous faisons cette activité, mais nous ne sommes pas vraiment là.

Qui d’entre nous n’a pas fini une page de livre et à la fin de la page avons réalisé que nous sommes incapables de dire de quoi cette page parlait ?

Qui d’entre nous n’a pas conduit sa voiture ou pris sa douche en pensant à la prochaine réunion avec ses collaborateurs ou à ses prochaines vacances ?

En réalité, nous n’étions pas vraiment là. Notre corps faisait, notre esprit pensait, mais où étions-nous ?

La fin de ce chapitre est l’explicitation formelle du programme des huit semaines de pratiques, explicité semaine après semaine, mélange de pratique formelle et informelle.

Mais au bout de huit semaines, que se passe t-il ?

Jon Kabat-Zinn nous dit que « la huitième semaine »  dure le restant de notre vie. Autrement dit, au bout des huit semaines, il y a un choix à faire.

Continuer à pratiquer régulièrement ou arrêter.

C’est à ce moment que souvent les choix sont difficiles.

Il s’agit d’un véritable défi à relever.

Que ce soit à visée d’initiation ou à visée de perfectionnement, vous pouvez me contacter comme Jean-Claude, Françoise ou Gérard l’ont fait.

Jean-Claude avait réalisé un stage de 8 semaines de pleine conscience (programme MBCT) et souhaitait savoir pourquoi il avait encore tant de mal à faire certains exercices, à les faire régulièrement. Il avait une réelle volonté de ne pas rechuter dans la dépression qui l’avait tant marqué.

Françoise avait suivi un stage type MBSR à visée de réduction du stress et elle avait toujours de la difficulté à asseoir une pratique informelle, c’est-à-dire à installer vraiment la pleine conscience dans sa vie. Il y avait également de l’incompréhension dans son entourage sur sa démarche.

Gérard souhaitait atteindre ses objectifs de vie personnelle et professionnelle, la pleine conscience n’étant pour lui qu’une façon de prévenir son stress personnel et familial. Il souhaitait retrouver de la sérénité après un divorce.

Le rôle d’un coach en pleine conscience est d’initier ou de perfectionner à la pratique de la pleine conscience, de permettre de faire éclore des objectifs parfois clairement identifiés, souvent cachés, et d’accompagner les personnes qui le souhaitent dans ce voyage si exaltant.

Bonne pratique de pleine conscience.

N’hésitez pas à me contacter ici si vous avez envie de vous initier ou vous perfectionner à cette vie dans l’instant présent.

Si vous souhaitez acheter cet ouvrage, vous pouvez le trouver via ce lien.

« La nature de la pratique de la pleine conscience est surtout de la douceur, de l’appréciation et de prendre soin de soi. Nous pourrions aussi appeler cela vivre l’instant de tout notre cœur. » Jon kabat-Zinn