Au coeur de la tourmente, la pleine conscience -2-


Au coeur de la tourmente, la pleine conscience de Jon Kabat-Zinn.

Un voyage de développement personnel, de découverte de soi, d’apprentissage et de guérison.

Cet article est la suite de l’analyse de la première partie de  l’ouvrage de Jon Kabat-Zinn par le Dr Guillaume Rodolphe, médecin, coach professionnel et pratiquant la méditation depuis plus de 20 ans.

La première partie est consultable ici.

Résumé du livre :

« Nous souffrons tous un jour ou l’autre. Cette souffrance peut être petite ou grande, personnelle ou professionnelle, générer un stress minime ou important. Certains d’entre nous y font face, d’autres n’arrivent pas à gérer. La technique de la pleine conscience nous aide à vivre le moment présent qu’il soit positif ou négatif, à l’appréhender comme un fait en nous demandant non pas comment réagir mais comment répondre. »

Nous sommes toujours dans la première partie du livre qui pourrait constituer un livre à part entière tant elle est riche et pleine d’enseignements.

Je vous propose de la découvrir avec vous.

Après avoir découvert l’état d’esprit de la pleine conscience, puis les fondements, place à la pratique. C’est tout l’objet de la seconde moitié de la première partie.

L’élément clé est l’articulation entre pratique formelle et informelle.

A quoi servirait une pratique si intéressante soit-elle qui ne serait applicable que pendant un laps de temps très restreint ? Il s’agit du principal point d’achoppement de beaucoup de techniques de relaxation, de massage, de pratiques de bien-être,…

On se sent bien au cours de la technique, parfois même très bien, relaxé, détendu, mais il nous est impossible de retourner à cet état d’apaisement, de calme, de détente en dehors de la pratique.

La méditation en pleine conscience est tout l’inverse puisqu’elle est caractérisée par un entrelacement des deux types de pratiques, formelles et informelles.

Le but ultime de la pratique étant de la vivre dans la vie de tous les jours et pas uniquement pendant les 45 minutes de pratique quotidienne.

Les trois pratiques formelles font l’objet des chapitres 4, 5 et 6.  Elles sont précédées par un chapitre essentiel qui forme notre allié indispensable à l’ensemble des pratiques : la respiration explicitée au chapitre 3.

En effet la méditation de pleine conscience est une pratique méditative basée sur la respiration. Pourquoi le souffle ? Parce que « le souffle est comme une ancre pour notre attention. »

Il y a deux avantages à méditer sur le souffle:

–       le premier est qu’il nous relie à notre corps ; cette simple bascule du mode « pilotage automatique » au mode « attentif » est très importante ; elle s’amplifie par une deuxième bascule du mode « esprit-action » au mode « corps-présence ».

–       Le second est qu’il nous ralentit, nous calme. En nous reliant à notre souffle, nous pouvons « nous glisser sous les agitations de l’esprit pour rejoindre la détente, le calme et la stabilité ». Quoi de plus stable qu’une inspiration suivie d’un temps de pause, puis d’une expiration suivie d’un temps de pause, puis d’une inspiration,…

Se connecter à ce centre de stabilité interne est une prodigieuse découverte.

Les trois pratiques formelles sont ensuite décrites. Elles forment le triptyque de la pratique.

–       La méditation assise :

Il s’agit du cœur de la pratique formelle. Jon Kabat-Zin nous donne les clés pour pratiquer de la meilleure manière qu’il soit, que ce soit sur une chaise ou sur un coussin de méditation. Des dessins très simples et très instructifs agrémentent ce chapitre. Finalement, ce chapitre tient en deux phrases :

–       c’est simple, mais pas facile

–       il faut pratiquer

Quoi de plus simple finalement que de s’asseoir, de prendre contact avec sa respiration et de rester en contact avec elle. Inspiration, expiration. C’est tout. Sauf que l’esprit et le corps ne voient pas ça tout à fait de cette manière.

L’esprit n’a cesse de s’agiter, partir dans des pensées, des souvenirs, des images, des suppositions,… rapidement, il va demander au corps de se lever et de sortir de cette position inconfortable et totalement statique.

Le corps lui va d’une part être soumis au diktat de l’esprit et va commencer à souffrir de courbatures, de tensions, de douleurs.

Que faire ?

Juste ramener gentiment son attention vers sa respiration. Et encore, et encore, et encore, et encore.

Je vous l’assure : simple, mais pas forcément facile.

–       Le scan corporel ou body scan :

Deuxième pratique informelle, le body scan est un balayage progressif de toutes les parties du corps en position allongée en partant des orteils gauches jusqu’au niveau du visage en passant de la jambe gauche  à la jambe droite, au bassin,…

Là encore, l’intérêt principal de cette pratique est de se reconnecter au corps et progressivement sentir des choses qui étaient absentes la séance d’avant. Un véritable éveil des sens, en quelque sorte, titre du dernier ouvrage de Jon Kabat-Zinn.

Le body scan peut nous endormir ou au contraire nous éveiller totalement. Il n’existe pas deux scans corporels qui se déroulent de la même façon. Car, moment après moment, il n’y a jamais strictement les mêmes sensations à goûter, la même attention à porter, le même souffle à inspirer,…

–       Le yoga en pleine conscience :

Troisième pratique formelle, les mouvements de pleine conscience sont basés sur le Hatha-Yoga (Yoga signifie joug, et consiste en atteler sous le même joug le corps et l’esprit).

Cette pratique est une succession de mouvements, de posture réalisés en pleine conscience et non pas dans une optique de musculation ou de performance. Par des étirements doux, il permet là encore d’accepter notre corps dans l’état où nous le trouvons sans jugement à ce moment, puis à cet autre et ainsi de suite. Découvrir ses limites est également riche d’enseignements.

Là encore, des pages de dessins explicitant les postures sont incluses dans ce chapitre.

Le chapitre 7 concerne la méditation marchée, intermédiaire entre la pratique formelle et informelle. Quoi de plus simple de marcher, …lorsque l’on sait marcher !

Mais il suffit de voir de jeunes enfants apprendre, pour nous rappeler combien était difficile l’atteinte de cet état d’équilibre instable, dont nous avons perdu le souvenir. C’est devenu automatique. Encore une fois le mot est lâché. Nous passons notre vie à effectuer des apprentissages qui deviennent automatisme.

La méditation en pleine conscience permet de revenir à la conscience du mouvement et ses sensations dans le corps à ce moment précis.

La pratique de la méditation marchée en pleine conscience nous ramène à cet état, puisqu’elle consiste à marcher doucement en essayant non plus de faire, mais de ressentir dans nos pieds, dans nos jambes ce qu’est la marche d’instant en instant.

Les deux chapitres suivants concernent la pratique informelle. Elle représente le véritable apport de la méditation de pleine conscience par rapport à d’autres pratiques de relaxation. Elle pourrait se résumer en une phrase : faire vraiment ce que l’on est en train de faire, c’est-à-dire en avoir conscience instant après instant.

Ce peut être regarder la télé, faire la vaisselle, se raser, sortir les poubelles, conduire sa voiture,prendre sa douche,…

Dans toutes ses activités de la vie courante, nous fonctionnons encore une fois en mode automatique. Nous faisons cette activité, mais nous ne sommes pas vraiment là.

Qui d’entre nous n’a pas fini une page de livre et à la fin de la page avons réalisé que nous sommes incapables de dire de quoi cette page parlait ?

Qui d’entre nous n’a pas conduit sa voiture ou pris sa douche en pensant à la prochaine réunion avec ses collaborateurs ou à ses prochaines vacances ?

En réalité, nous n’étions pas vraiment là. Notre corps faisait, notre esprit pensait, mais où étions-nous ?

La fin de ce chapitre est l’explicitation formelle du programme des huit semaines de pratiques, explicité semaine après semaine, mélange de pratique formelle et informelle.

Mais au bout de huit semaines, que se passe t-il ?

Jon Kabat-Zinn nous dit que « la huitième semaine »  dure le restant de notre vie. Autrement dit, au bout des huit semaines, il y a un choix à faire.

Continuer à pratiquer régulièrement ou arrêter.

C’est à ce moment que souvent les choix sont difficiles.

Il s’agit d’un véritable défi à relever.

Que ce soit à visée d’initiation ou à visée de perfectionnement, vous pouvez me contacter comme Jean-Claude, Françoise ou Gérard l’ont fait.

Jean-Claude avait réalisé un stage de 8 semaines de pleine conscience (programme MBCT) et souhaitait savoir pourquoi il avait encore tant de mal à faire certains exercices, à les faire régulièrement. Il avait une réelle volonté de ne pas rechuter dans la dépression qui l’avait tant marqué.

Françoise avait suivi un stage type MBSR à visée de réduction du stress et elle avait toujours de la difficulté à asseoir une pratique informelle, c’est-à-dire à installer vraiment la pleine conscience dans sa vie. Il y avait également de l’incompréhension dans son entourage sur sa démarche.

Gérard souhaitait atteindre ses objectifs de vie personnelle et professionnelle, la pleine conscience n’étant pour lui qu’une façon de prévenir son stress personnel et familial. Il souhaitait retrouver de la sérénité après un divorce.

Le rôle d’un coach en pleine conscience est d’initier ou de perfectionner à la pratique de la pleine conscience, de permettre de faire éclore des objectifs parfois clairement identifiés, souvent cachés, et d’accompagner les personnes qui le souhaitent dans ce voyage si exaltant.

Bonne pratique de pleine conscience.

N’hésitez pas à me contacter ici si vous avez envie de vous initier ou vous perfectionner à cette vie dans l’instant présent.

Si vous souhaitez acheter cet ouvrage, vous pouvez le trouver via ce lien.

« La nature de la pratique de la pleine conscience est surtout de la douceur, de l’appréciation et de prendre soin de soi. Nous pourrions aussi appeler cela vivre l’instant de tout notre cœur. » Jon kabat-Zinn

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3 Réponses

  1. J’ai très envie de lire ce livre 🙂 merci de l’avoir partagé! Je fais du yoga 1 fois par semaine et je vois tout le chemin à parcourir pour réussir à pratiquer la plein conscience. Difficile de ne pas se sentir découragée quand on se sent loin du but… mais il faut se sentir attirée par l’objectif final et c’est mon cas.

    It will be my journey. Thks. 🙂

    • @mamazen : merci de ton commentaire. Si tu fais du yoga 1 fois par semaine, c’est très bien.
      J’ai moi aussi pratiqué le yoga pendant 5 ans et la sophrologie pendant 2 ans.
      Le seul problème est que je ne pratiquais que pendant la séance.
      Le grand plus avec la pleine conscience est que l’on peut pratiquer dans sa vie de tous les jours sous la forme d’une pratique informelle.
      Je ne crois pas que tu es loin du but car tu es en chemin.
      Pour le livre de JKZ, je ne peux que te le recommander, mais attention : lire c’est une chose, pratiquer c’en est une autre.
      Mais je sais que tu connais la différence. C’est pour cela que je suis confiant.
      Fais-moi part de tes avancées.

  2. […] chapitres font l’objet d’un autre article que vous trouverez ici, en alternance avec notre voyage intitulé « Les pieds sur terre, la tête dans les […]

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