35 ans, gros(se) et déprimé(e)?


Connaissez-vous le portrait-type des cyberdépendants ou encore appelés accros du web, drogués de la toile ou accros aux jeux vidéo? Ils (elles) ont 35 ans en moyenne, sont gros(ses), plutôt déprimé(e)s et peu ouvert(e)s sur l’extérieur. C’est ce qui ressort d’une étude américaine publiée récemment. Le phénomène n’est pas anecdotique du tout. Aux Etats-Unis, un centre de désintoxication pour accros de la Toile vient d’ouvrir à quelques kilomètres du campus de Microsoft dans un parc de 5 hectares. Six semaines de désintoxication pour 14.500 dollars tout compris. Et pour quel programme? Au menu : relaxation, sport en plein air, bonnes pratiques nutritionnelles et encadrement psychologique. Autrement dit, simplement une vie saine dans la nature. Ne croyez pas que le phénomène est limité aux seuls États-Unis ; en France un centre existe d’ores et déjà pour traiter les cyberdépendants aux jeux vidéos basé à Nantes. Mais c’est en Chine que la situation est la plus inquiétante. La dépendance numérique est considérée en Asie comme un problème de santé publique majeur. Plus de 10 millions d’ados chinois, soit 10%, souffrent d’une dépendance virtuelle (plus de 6 heures par jour devant l’ordi) et 400 centres ont été mis sur pied. Parfois, certaines méthodes employées sont plus que musclées et ont donné lieu à des abus intolérables! (Source)

Qu’en conclure?

La vraie révolution de ces 20 dernières années concerne le développement absolument faramineux de l’ordinateur, la technologie numérique, l’usage d’internet, la frénésie des jeux vidéos. Cette technologie qui s’avère indispensable maintenant (j’en suis un exemple parmi d’autres) n’a pas été accompagnée. Les ordinateurs ont été installés dans la quasi-totalité des foyers des pays riches sans que quiconque délivre simultanément un mode d’emploi spécialement pour les jeunes : combien de temps doit-on rester au maximum devant l’écran? quelles images ne doivent pas être vues par les jeunes? un jeune doit-il avoir un ordinateur dans sa chambre?

Mais il n’est pas trop tard! Nous pourrions imaginer de délivrer à nos jeunes un cadre définissant les règles de fonctionnement (proximité de l’écran, durée maximale,…), de produire un accompagnement personnalisé pour les plus fragiles, un apprentissage progressif et structuré (à faire et à ne pas faire) et en retour le jeune pourrait s’engager à ne pas transgresser les règles.

Une sorte de cybercoaching !

En tout cas, si vous êtes parents, je vous engage à coacher vos enfants sur ce thème si vous ne voulez pas qu’ils soient pris à leur tour dans la Toile!

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